Mercredi 25 novembre 2009
De : Robert De Niro
Avec : Robert De Niro, Chazz Palminteri…
L’histoire : 1960, dans le Bronx. Les siciliens règnent sur le quartier de Fordham. Lorenzo, chauffeur de bus, essaye tant bien que mal de tenir son fils à
l'écart du très respecté Sonny…
Mon avis : Premier film en tant que réalisateur pour De Niro, cette chronique new yorkaise sortie en 1993, est une œuvre attachante et maîtrisée. Sans vouloir
faire le malin, le génial acteur joue la carte de la sincérité dans cette peinture urbaine et inter raciale des sixties, portée par une bande son excellente et variée. La description de la vie
quotidienne est l’une des cartes maîtresses de cette « fable » (pour faire allusion au titre original). Pas de fresque mafieuse ici, juste des gens bien ordinaires qui ont le choix
entre trimer et gagner le nécessaire plutôt que de faire des conneries de fainéants. A une certaine époque, le grand Bob aurait sans doute choisi le rôle du charismatique chef mafioso. Mais ici
on le retrouve en père tranquille et honnête, et ce rôle, bien loin des tourments et de la violence rentrée dont il aime à patiner ses personnages, lui va plutôt bien. Mais Il était une fois
le Bronx décrit également sans complaisance les conséquences de la violence et de son pouvoir chez les plus jeunes. On regrettera d’ailleurs que le jeune acteur du film ait
rejoint les pages des plus tristes faits divers : Lillo Brancato Jr., qui incarne le fils de Robert De Niro à 16 ans, est incarcéré depuis 2005 pour un cambriolage qui a (très) mal tourné.
Moins virtuose que Scorsese, l’élève De Niro n’a pourtant pas à rougir de son travail. Loin de là…
L'âge
du bonze
De : Bernardo Bertolucci
Avec : Keanu Reeves, Chris Issac, Bridget Fonda...
L’histoire : Le petit Jesse, neuf ans, vit à Seattle entre un père ingénieur et une mère enseignante. Un
jour, ils reçoivent la visite d'une délégation de moines venue du Tibet. Ces derniers pensent que l’enfant pourrait être la réincarnation de l’un de leurs chefs spirituels…
Mon avis : Sorti dans les salles en 1993, Little Buddha est sans doute le film le plus apaisé de
Bertolucci. Entrecroisant l’histoire du petit Jesse et celle du premier bouddha, le réalisateur italien donne à voir un superbe livre d’images grâce au travail du chef opérateur Vittorio Storaro
(Apocalypse Now, Le Dernier empereur). Bien sûr, le parti pris simple (ou simpliste, au choix) « Occident = images froides » et « Tibet/Inde= images
chaudes » peut agacer certains spectateurs. Et d’autres s’ennuieront peut être devant ce récit parfois très pédagogique mais instructif. Il se dégage pourtant de cette ambiance orientaliste
une candeur inhabituelle, qui apporte à cette fresque très soignée beaucoup de charme. Point de cynisme ici, juste une grosse envie de raconter une belle histoire mystique. C’est donc à un sacré
voyage que nous convit Bertolucci. Il serait dommage de faire la fine bouche. Un conseil : malgré la présence de Emmanuel
Curtil, la version française est à éviter…
Vampire contre attaque
De : Chris Weitz
Avec : Kristen Stewart, Taylor Lautner, Robert Pattinson…
L’histoire : L’amour entre Bella et Edward est enfin installée, mais le vampire supporte de moins en moins bien le danger que représente sa famille pour son
amoureuse…
Mon avis : Adaptation du deuxième tome de la Saga Twilight de Stephenie Meyer, et suite du carton Fascination, Tentation prend quelques risques avec les fans de la série. En effet, avec le changement de
réalisateur (les producteurs n’ayant pas été assez patients pour attendre Catherine Hardwicke), et le challenge des nouveaux effets spéciaux nécessaires à l’intrigue, la réussite n’était pas
évidente. Pourtant, parier sur le réalisateur de l’excellent A la croisée des mondes : La Boussole
d’or est sûrement la bonne idée du film. Une réalisation plus posée, des effets spéciaux vraiment réussis et une adaptation fidèle font la qualité de ce nouvel opus. Seuls
bémols : le changement de musique (Alexandre Desplat n’a même pas conservé le thème de Fascination) et le maquillage too much du clan des vampires (3 mm de font de teint au moins,
et des lentilles vraiment trop voyantes) qu’heureusement on voit relativement peu.
On espère vivement que le réalisateur de Hésitation (sortie prévue courant juillet 2010), David Spade (dont c’est le 3ème film, les deux autres
étant des thrillers), saura allier les réussites des deux premiers tomes pour nous livrer un succès à la hauteur de nos attentes.
Dimanche 22 novembre 2009
C'est T-Rextra...
De: Steven Spielberg
Avec : Sam Neill, Laura Dern, Jeff Goldblum…
L’histoire : Le milliardaire John Hammond s’est lancé de le clonage de dinosaures et désire ouvrir un parc d’attraction. Avant d’obtenir l’accord définitif
pour son projet, il fait visiter le parc à un groupe d'experts scientifiques. Un tempête imprévue va alors libérer les bestioles de leurs enclos…
Mon avis : Réalisé en 1993 (déjà), j’avais très envie de savoir si le film tenait encore la route dix sept ans après. La réponse est mille fois oui ! Les
fameuses scènes cultes (l’attaque du T-Rex, celle des vélociraptors dans la cuisine…) n’ont vraiment rien perdu de leur efficacité. Bien sûr, les trucages numériques sont épatants mais sans le
génie visuel de Spielberg, ils n’auraient été qu’un gadget spectaculaire. L’assurance dans le montage et la virtuosité des mouvements de caméra font incroyablement monter une tension qui ne
faiblit jamais. A l’époque, maintes critiques reprochaient au réalisateur un scénario basique et tartignolle, comme si Spielberg avait construit son film comme une addition d’attractions foraines
toutes aussi spectaculaires les unes que les autres. Et alors ? C’est tellement bon ! On remarque surtout que le réalisateur (une fois n’est pas coutume) n’a pas épargné les gamins :
attaqués par une voiture coincée dans un arbre, électrifiés, poursuivis par des raptors bien teigneux. Le réalisateur qui savait si bien montrer l’enfance sous un angle merveilleux (E.T,
Hook), décide de revoir sa copie et de leur en faire voir de toutes les couleurs. L’envie de se défaire d'une certaine étiquette sans doute. Evidemment, les plus blasés renâcleront sur
le discours « faut pas jouer avec la nature » mais il n’est pas pilonné de façon trop systématique et cela passe plutôt bien. Jurassic Park, c’est deux heures de spectacle
échevelé (la film a l’air de durer beaucoup moins) qui n’a pas pris une ride. Et puis, la musique de John Williams… Bref, les dinosaures ont encore de beaux jours devant eux…
Version Angry Aliens ici.
Mayas label
De : Roland Emmerich
Avec : John Cusack, Amanda Peet, Chiwetel Ejiofor...
L’histoire : 2012 : de multiples séismes ravagent les plus grandes villes du monde. Jackson Curtis, romancier sans succès, et sa famille tentent de sauver
leurs vies en atteignant l’une des arches construites pour sauver l’humanité. Mais les places sont chères…
Mon avis: Ayé, la fin du monde arrive, et c’est Roland Emmerich qui s’y colle pour filmer tout cela ! Le cinéaste allemand n’étant pas connu pour sa finesse
psychologique (Independance Day, Le jour d’après), mais plutôt pour sa capacité à faire exploser tout ce que le monde compte comme symboles (Maison Blanche, Tour Eiffel,
Chapelle Sixtine…), on est surpris de voir dans un premier temps un bon divertissement soigné et TRES spectaculaire. Rarement images de destructions ont été aussi plausibles. Le choix d’acteurs
peu accoutumés au genre est également une bonne surprise. 2012 fait donc partie dans un premier temps de ces plaisirs coupables que l’on regarde avec une certaine jubilation, si l’on
aime le genre bien sûr. Dommage que Emmerich finisse par sortir dans le dernier tiers du film ses gros sabots habituels. Le film avait le potentiel de poser de vraies questions, notamment dans le
choix de ce que les gouvernements du monde se devaient de conserver pour recommencer une nouvelle ère. Elément affleuré ici, comme d’ailleurs l’organisation post-apocalyptique. On ne se refait
pas : Emmerich ne sera jamais Spielberg, et la référence suprême en terme de fin du monde restera La Guerre des mondes. Mais pour un film de 2h40, le temps passe assez vite. Ce qui
veut dire que ce gros blockbuster-là a bien réussi son objectif.
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