Un blog pour et par les cinéphiles, avec des critiques de films, nos projets personnels et des filmographies. A toute suite !
Né en 1949 dans un quartier populaire de Dublin, en Irlande, Jim Sheridan entre à 16 ans dans la
troupe de théâtre fondée par son père, ouvrier des Chemins de fer. Après des études d'anglais et de philosophie à l'Université de Dublin, il crée la Children's T. Company, sous l'égide de
laquelle il montera de nombreux spectacles classiques dans les écoles communales de la ville. De 1976 à 1980, Sheridan assure la direction artistique du Projects Art Centre de
Dublin, qui deviendra le principal centre de création théâtrale de la ville. Il se fixe ensuite à New York, où il dirige, de 1982 à 1987, l'Irish Arts Center, troupe théâtrale spécialisée dans le
répertoire irlandais classique et contemporain.
Au cours de son séjour à
New York, un producteur de théâtre de Dublin, Noel Pearson, lui propose de porter à l'écran la vie de l'artiste et écrivain Christy Brown. Sorti en 1989, My
left foot sera cité à l'Oscar du Meilleur film, de la Meilleure mise en scène et du Meilleur scénario. Daniel Day-Lewis et Branda Fricker y obtiennent respectivement l'Oscar
du Meilleur acteur et du Meilleur second rôle féminin. Le film remportera aussi le David di Donatello en 1990.
L'année suivante, Sheridan refait équipe avec Pearson pour réaliser The
field, adaptation d'un classique du théâtre irlandais pour lequel Richard Harris remportera une citation à l'Oscar du Meilleur acteur.
Sheridan écrit ensuite le scénario du film de Mike Newell Le cheval venu de la
mer, puis, en 1993, dirige Au nom du père, avec encore une fois Daniel Day-Lewis dans le rôle principal. Inspiré du scandaleux procès des “quatre de
Guildford”, qui aboutit à la condamnation de Gerry Conlon et de ses compagnons à quatorze années de prison, le film recueille sept nominations à l'Oscar : Meilleur film, Meilleur
scénario, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur (Day-Lewis), Meilleur
second rôle féminin (Emma Thompson), Meilleur second rôle masculin (Pete Postlethwaite) et Meilleur montage. Il remporte, en outre, l'Ours d'or et le Prix du
public au Festival de Berlin en 1994, et, encore une fois, le David di Donatello. Le cinéaste a en outre écrit plusieurs pièces, dont "Mobile Homes" et "Spike in the First World War", pour
laquelle il obtint le Fringe Award au Festival d'Edimbourg. En 1996, Jim Sheridan coproduit Some Mother’son film à nouveau situé au cœur du problème irlandais.
L’Irlande, toujours, et Daniel Day-Lewis, une fois de plus, seront
ensuite au cœur du drame The Boxer avant que le réalisateur ne se décide à traverser, cinq ans plus tard, l’Atlantique avec In America, contant les tentatives d’immigrés…
irlandais à construire leur vie aux Etats-Unis. Et c’est dans la vraie Amérique des gangs et du rap, fortement inspirée de la vie du rappeur 50 cent qui joue d’ailleurs son
propre rôle, que Jim Sheridan plonge en 2006 pour Réussir ou mourir. Il y reste d'ailleurs jusqu'en 2010, année de sortie de Brothers qui aborde le thème du traumatisme des soldats américains en Afganistan avec Tobey
Maguire, Jake Gyllenhaal et Natalie
Portman.
FILMOGRAPHIE
1988 My Left Foot
1990 The
Field
1993 Au nom du
père
1997 The Boxer
2002 In
America
2005 Réussir ou mourir
2010 Brothers