Vendredi 20 novembre 2009
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Samedi 21
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X-Files, régéneration
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20h50
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Canal +
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Dimanche 22
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Les Grandes manoeuvre
Le 5ème élément
Jack
Arizona Dream
Documentaire Gérard Philipe
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20h45
20h35
20h35
22h25
22h30
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Arte
France 2
RTL9
NRJ 12
Arte
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Lundi 23
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Waterworld
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20h40
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TMC
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Mardi 24
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Pour un garçon
Jugé coupable
Rocky 2 : la revanche
Les Spécialistes
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20h35
20h35
20h35
20h40
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France 4
France 3
W9
Direct 8
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Jeudi 26
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Eternal Sunshine of the spotless mind
Open Range
C.R.A.Z.Y
The Big Lebowski
Ma petite entreprise
La Tour Montparnasse infernale
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14h45
20h35
20h45
22h30
22h55
22h15
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Arte
France 3
Arte
Direct 8
France 4
NT1
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Vendredi 27
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Master and commander
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20h35
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RTL9
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Maison en thé
De : Alejandro Amenabar
Avec : Nicole Kidman, Fionnula Flanagan...
L’histoire : En 1945, sur une île de Jersey. Dans une immense demeure victorienne isolée, Grace vit avec ses deux jeunes enfants, Anne et Nicholas, atteints d’une maladie qui les empêche de
voir la lumière du jour. Lorsque trois nouveaux domestiques arrivent chez elle, des évènements étranges se produisent…
Mon avis : Troisième film du très doué Amenabar (Ouvre les yeux, Mar Adentro), Les Autres est
sans doute l’une des plus belles réussites de cinéma fantastique de ces dernières années. S’appuyant sur une ambiance en clair obscur superbe et angoissante, le réalisateur fait sobre (peu de
trucages spectaculaires) mais touche juste : cadrages parfaits, lumières soignée, importance du hors champ (bruits de pas, chuchotements), le cinéaste sait à merveille distiller la tension.
Amenabar connaît ses classiques mais sait également pervertir les codes du genre, comme avec cette scène où la terreur naît de la lumière inondant la maison. Voilà un réalisateur entièrement au
service de son histoire, et qui sait mettre ses acteurs en valeur : les enfants sont très convaincants, et Nicole Kidman fait montre une nouvelle fois de son talent protéiforme. Bref, un
film fantastique vraiment… fantastique.
Trône de foire
De : Terry Gilliam
Avec : Heath Ledger, Christopher Plummer...
L’histoire: Le Docteur Parnassus est le patron d’une troupe de théâtre ambulant, qui vit très chichement. Sa rencontre avec un mystérieux amnésique et ses
retrouvailles avec le Diable, avec qui il avait fait un étrange pari il y a bien longtemps, vont l’obliger, lui et sa famille, à se lancer dans une étonnante course contre le temps…
Mon avis: Bienvenue dans le monde déjanté et poétique de Terry Gilliam ! Son nouveau film est un spectacle digne du meilleur tour de manège ! Inventivité,
audace formelle, folie furieuse, bref, à 69 ans, le réalisateur américain n’a rien perdu de sa fantaisie. Ici, elle tourne à plein régime tout en étant justifiée. Bien sûr, cet étonnant best-of
va en dérouter plus d’un tant la liberté que s’octroie Gilliam (et ce n’est pas une production Weinstein contrairement aux Frères Grimm déjà avec Heath Ledger…) est énorme. On y verra peut-être dans cette aventure faustienne une relecture des
déboires que peut connaître un réalisateur avec ses producteurs, mais le film est plus que cela. Un bric-à-brac débridé qui fait la part belle à l’imagination. Surtout, cet Imaginarium
nous permet de voir pour la dernière fois au cinéma Heath Ledger, très à l’aise dans ce rôle de bonimenteur. On sent en cet
acteur une vraie audace et une envie de ne pas se cantonner dans un seul registre (voir sa filmographie). Quel dommage qu’il n’ait pu exploiter tout son potentiel ! Malgré sa disparition
survenue pendant le tournage, il faut signaler que son remplacement (quelques scènes uniquement) par trois acteurs (respectivement Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell) n’a rien d’un gadget et le
réalisateur a su étonnement éviter le désastre et retourner très intelligemment ce qui aurait pu être un nouveau tournage-catastrophe après Don Quichotte de la Mancha. Au final, c’est
peut être déroutant, mais indubitablement brillant.
Dimanche 15 novembre 2009
Vu en père directif dans L’Amour au temps du choléra, John Leguizamo (né en 1964) mérite bien de figurer
dans cette rubrique. Il a travaillé avec certains grands réalisateurs comme Brian De Palma (Outrages, L’Impasse), Tony Scott (Revenge, Le Fan), Baz Luhrmann (il est Tybalt dans Romeo + Juliette et Toulouse-Lautrec dans Moulin Rouge), Spike
Lee (Summer of Sam) mais il est aussi spécialiste de séries B (Super Mario Bros, Ultime Décision, Spawn). C’est aussi lui qui double le Sid de L’Age de glace en V.O. En 2008 vous avez pu l’apercevoir dans Phénomènes de M. Night Shyamalan ou La Loi et l’ordre aux côtés des deux monstres sacrés que sont De Niro et Pacino. Si sa filmographie est
faite de hauts et de bas, Leguizamo est indéniablement une valeur sûre des seconds rôles. Dommage que ses origines colombiennes le limitent souvent au rôle de la minorité
hispanique…
Le nouvelle est tombée vendredi 6 novembre : Dany Boon
n’aura pas gain de cause. Soyons clairs : n’ayant pas vu Bienvenue chez les Chtis, je ne me prononcerai pas sur la qualité du film, ni de la « comédie française » en
général : ce n’est pas le but. Je voulais juste revenir sur le récurrent divorce entre les récompenses attribuées par la profession et les orientations du public. A ce sujet, maintes
propositions ont été évoquées (personnes concernées ou pas….) pour réconcilier les deux parties : César du plus gros succès au box office français, César de la meilleure comédie, celui du plus
gros succès, mais avec vote (!?) des professionnels…
Pour cette non attribution de César de la meilleure comédie, la raison officielle évoquée par l’Académie est de ne pas « ghettoïser » le genre. Mais
comment ghettoiser un genre qui n’est JAMAIS représenté aux César autrement que par le maître de cérémonie et autres rigolos remettant le précieux trophée (en général, ceux qui touchent à la
technique !) afin de dérider une salle pas vraiment décontractée. Tout le monde sait que seul un film « engagé » (certains diront chiant et/ou de gauche limite PC, tourné avec un
caméscope) ou fragile économiquement peuvent obtenir un César. Pour preuve, voici les derniers récipiendaires : Séraphine, Lady Chatterley, L’esquive… Il faut
remonter à 2002 avec Amélie Poulain et 2003 avec Le Pianiste pour voir un film récompensé n’entrant dans aucune des catégories citées précédemment, et récompensés par le
public…
Qui peut encore croire qu’un film comme La vérité si je mens (puisque Thomas Gilou s’est exprimé cette semaine), pourtant devenu « culte », peut
concourir normalement dans ce genre de cérémonie ?
D’accord, la comédie française n’a pas vraiment fait d’étincelles ces temps derniers. Il est rare de voir le genre tutoyer les sommets d’exigence artistique.
Personnellement, je n’en suis d’ailleurs pas très client. Mais, le système est ainsi fait que la plupart des films « césarisables » ne peuvent être produits que grâce aux recettes
engrangées par les films qui cartonnent au box office (français ou pas , d’ailleurs). Ainsi, un César de la meilleure comédie n’a, pour moi, aucun sens, alors qu’une récompense pour un film qui a
su attirer le plus grand nombre de spectateurs (à défaut même de les séduire car ce n’est pas parce qu’un film attire 20 millions de spectateurs qu’il est indéniablement bon) mérite, à mon avis,
la reconnaissance (dans les deux sens du terme) d’une partie de la profession qui a une fâcheuse tendance à péter plus haut que son cul et à donner des leçons. En tout cas, quand ça
l’arrange…
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