Un blog pour et par les cinéphiles, avec des critiques de films, nos projets personnels et des filmographies. A toute suite !
Ce n’est pas dans ma nature de tirer à boulets rouges
sur les personnes ou les oeuvres (je préfère passer plus de temps à parler de ce qui me plaît que le contraire, même si cela peut parfois être bien rigolo) mais là, c’est un cinéphile énervé et
affligé qui vous parle et ne peut s’empêcher de clamer que Colin Farrell est nul. Je me dois néanmoins d’être honnête : cette constatation ne me saute aux yeux que
depuis quelques films.
Farrell a tout de même le don de pouvoir tourner avec de grands réalisateurs : Spielberg, Malick, Mann, Allen, je lui reconnais cela.
Je dois aussi avouer que je n’ai pas vu Tigerland, et que je ne garde pas un souvenir désagréable de ses « performances » dans Phone Game ou Minority
Report. Alors quoi ? Commençons par la prestation du méchant dans le fade Daredevil. Souvenez-vous de sa ridicule cible sur son front, qui nous faisait plus rigoler que frémir.
Continuons avec Alexandre, dans lequel son coiffeur l’avait transformé en blonde peroxydée avec racines brunes incorporées. Si si. Mais ce qui saute aux yeux dans ce film (peut-être le
moins intéressant des films de Stone), c’est son manque évident de charisme et son jeu très limité qui n’ont fait que rendre la longueur de ce film (3 heures) encore plus
interminable. Passons ensuite au Nouveau Monde de Terrence Malick. L’acteur y est incapable de rendre cette histoire d’amour fiévreuse, et comble de l’ironie, c’est la
présence de l’actrice amateur que l’on retiendra, ce qui n’est pas rien quand on sait que Malick filme les hommes à égalité avec la nature. Cerise sur le gâteau avec Miami Vice. Farrell nous ressort ses deux expressions habituelles, qui, si elles font illusion dans
les premières secondes du film, finissent par agacer et rendre son personnage inintéressant au possible.
Alors, pourquoi suis-je allé voir ces films, alors si je n’aime pas Colin Farrell ? Parce que le cinéphile que je suis ne veut pas se priver de voir un film d’Oliver
Stone, de Terrence Malick ou de Michael Mann.
Surtout, plus énervant que le jeu de Colin Farrell, l’étalage de sa vie privée dans les journaux, ses déclarations tapageuses sur sa vie sexuelle (il n’y a que le TGV qui ne lui
soit pas passé dessus), ses frasques débiles avec la drogue (faire une overdose sur Miami Vice, quelle conscience professionnelle !)… A force de le voir partout, on n’a plus envie
de le voir ! Est-ce que De Niro ou Pacino font la une des journaux pour des conneries ? Non, on y croit quand on les voit, pas
uniquement parce qu’ils sont géniaux, mais aussi parce qu’on ne les voit nulle part ailleurs que dans des films.
Bon sang, Colin Farrell, si tu as du talent, montre- le !
PS : promis, si Colin est bon dans un film, on vous en reparlera…