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Les Silly Symphonies (que l’on peut traduire par symphonies idiotes) sont une série de courts métrages animés produits entre 1929 et 1939 par les Studios Disney. Sauf exception, elles n’ont pas de personnage récurrent et prennent, pour la plupart, leurs sources dans les contes populaires européens et américains.
La paternité des Silly Symphonies est souvent attribuée à Carl W. Stalling (compositeur des premières BO des courts-métrages de Disney) qui a eu l’idée d’un court métrage mettant en scène une danse de squelette dans un cimetière. Cela deviendra La Danse macabre (1929). Cette série est bien accueillie, tant par le public que par la critique. Elle a d’ailleurs reçu un Oscar du meilleur court-métrage d’animation chaque année entre 1932 (année de création de cette catégorie aux Oscar) et 1939, année de son arrêt. Les Silly Symphonies prennent leur source dans le principe de la bande sonore synchronisée, ce qui explique le nombre de courts métrages basés sur la danse. Elle utilise d’ailleurs un florilège de thèmes plus ou moins connus, comme c’est le cas de Nuit (1930) qui associe Clair de lune de Beethoven, une valse de Strauss et un ragtime de Paul Lincke.
Sans héros récurrent, les Silly Symphonies voient tout de même apparaitre des personnages célébres et d’autres réguliers comme les insectes ou les nains. Les contraintes s’évaporent et la liberté des animateurs est prise comme un défi.
La série permet aux Studios de suivre l’actualité, en sortant par exemple des courts métrages mettant en scène le Père Noël en décembre 1932 et 1933, et surtout de mettre au point de nouvelles techniques.
En 1935, les animateurs trouvent une couleur noire transparente pour réaliser les ombres de Jazz band contre Symphony Land (Wilfred Jackson) et observent des chats du quartier pour rendre l’animation des Trois petits orphelins (David Hand) plus réaliste.
L'année suivante est créé le shadowgraph, qui permet d’exposer des matières transparentes pour obtenir l’ombre des diffractions et les dessiner pour renforcer le réalisme. Cette méthode est utilisée pour la première fois dans Three Blin Mouseketeers (David Hand).
En 1937, c'est la caméra multiplane, qui permet de filmer une multitude de plans et donc de donner un réel effet de profondeur de champ, qui est mise au point pour Le Vieux moulin (Wilfred Jackson).
Pour poursuivre, un article très complet est disponible sur Wikipédia.