Un blog pour et par les cinéphiles, avec des critiques de films, nos projets personnels et des filmographies. A toute suite !
Par Les Films d'avril
De : John Ford
Avec : James Stewart, John Wayne, Vera Miles…
L’histoire : A l'enterrement de son ami Tom Doniphon, le sénateur Stoddard explique à un journaliste comment les deux hommes débarrassèrent l’état du tueur Liberty Valance et comment lui gagna ses galons de sénateur…
Mon avis : Réalisé en 1961, L’Homme qui tua Liberty Valance est l’un des classiques indémodables de John Ford. Aujourd’hui encore, sa vision ambiguë du mythe de l’ouest surprend. Parce qu’il met en valeur deux fondements de la civilisation américaine, la domination (incarnée par John Wayne) et le droit (James Stewart), mais sans toutefois les opposer, le film se teinte parfois de nostalgie, voire d’amertume. Car la vérité d’un homme n’a parfois rien à voir avec celle de l’inconscient collectif. Et les vrais héros de ne pas toujours être reconnus pour ce qu’ils ont fait. Quelle idée formidable de réunir les deux acteurs les plus populaires du cinéma américain de l’époque ! Le duo formé par Wayne, hâbleur et taquin (il surnomme l’avocat qui débarque « pèlerin ») et Stewart, avec son éternel air de ne pas être où il doit être, se complète à merveille, même si, il faut le dire, les deux acteurs sont trop âgés pour leur rôles. Le reste du casting n’est pas mal non plus avec la présence de Lee Marvin et Lee Van Cleef en méchants de service. Avec ses célèbres répliques (« C’est mon steak, Valance ! » ou bien « Quand la légende devient réalité, imprimez la légende. ») et son aspect politique (Ford, Wayne et Stewart votaient républicain) mais humaniste, le film n’a pas usurpé son statut de classique du western…
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