Un blog pour et par les cinéphiles, avec des critiques de films, nos projets personnels et des filmographies. A toute suite !
Par aurel

(Trop) hermétique
Avec : I. Lapikov, Anatoli Solonitsyne…
L’histoire : Au 15ème siècle en Russie, histoire d’Andreï Roublev moine et peintre d’îcones…
Mon avis : Je ne me considère pas comme un inconditionnel du cinéma de Tarkovski mais je garde un souvenir assez fort de son premier film (L’enfance d’Ivan) et de son dernier (Le sacrifice). C’est un cinéma exigeant et qui mérite un investissement certain de la part du spectateur. Tarkovski est un poète, ses images des mots. Andreï Roublev est donc un long, très long poème, dont les fulgurances de mise en scène impressionnent réellement. Mais le film s’enferme dans un hermétisme et une langueur qui a eu raison de ma patience. J’avoue que l’art de Tarkovski a toutes les raisons d’être étudié dans les écoles de cinéma, mais là, je n’ai été ni ému ni impliqué. Et pourtant. La reconstitution du moyen-âge est saisissante, le propos intéressant (l’art est un don, et c’est un péché que de ne pas utiliser ce don). Mais il me restera de ce film la sensation d’ un rendez-vous manqué. Ce n’était peut-être ni le temps ni le moment. De plus, je ne pense pas que les films de Tarkovski soient à effet immédiat. Solaris ne m’avait pas procuré un plaisir de visionnage instantané, mais cela ne m’empêche d’y penser de temps en temps. Alors, Andreï Roublev, film à effet rétroactif ? L’avenir me le dira…
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog