Un blog pour et par les cinéphiles, avec des critiques de films, nos projets personnels et des filmographies. A toute suite !
Par Aurel

Trip sous valium
Avec : Dodnatan Danionis, Natalia Bondartchouk…
L’histoire : Un psychologue est envoyé dans une station spatiale spécialisée dans l’étude d’une planète mystérieuse appelée Solaris. Cette dernière semble animée d’une conscience capable de faire revenir les morts qui hantent notre mauvaise conscience.
Mon avis : Après Kubrick et 2001, Tarkovski se lance lui aussi dans la science-fiction métaphysique. Réalisé en 1972, le film a évidemment un côté désuet (les vêtements surtout !) qu’il faut savoir dépasser. Pour être précis, Solaris est un croisement hybride de 2001 avec les Fraises sauvages. Mais le sujet est suffisamment universel pour intriguer puisque il met en scène l’éternel trio : la vie, l’amour, la mort. Certains plans sont très beaux et leur longueur a un effet hypnotique sur le spectateur patient. Impression renforcée par une bande son entêtante mais discrète, comme l’appel mystérieux de la planète elle-même. Pour les spectateurs habitués à voir « des trucs qui se passent sur l’écran », la vision risque d’être interminable et déroutante (euphémisme) : la langueur et l’aspect abscons du propos ne les aideront pas à être sensible au propos du réalisateur, dont le principal argument est que l’homme a perdu son « côté cosmique ». Tarkovski nous invite donc à un voyage spirituel et sensuel. En ce sens, il est plutôt à ranger dans la catégorie des films « on y pense après coup ». Pour les courageux, à comparer avec celui de Soderbergh.
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