L’histoire : François et Isa forment un couple qui s’enfonce dans une routine et une absence de communication pesantes. Mais la personne qui souffre le plus n’est pas
forcément celle qui le montre…
Mon avis : Premier film en solo pour Bernard Campan. Ce dernier a choisi un thème assez universel : la crise de milieu de vie. Cette Face cachée ne sera
donc pas émaillée de rires ou de moments burlesques. Depuis Se souvenir des belles choses, Campan a su changer de registre avec conviction et sincérité. Son film, simple et pudique, se
met entièrement au service de son propos. Peut-être trop d’ailleurs, tant la lumière manque physiquement dans l’environnement de personnages étouffés sous les non-dits. Mais la Face
cachée fait surtout une belle place aux acteurs : Campan, une nouvelle fois convaincant, Karin Viard dans un rôle casse gueule un brin sacrifié et Jean-Hugues Anglade (que l’on retrouve
avec grand plaisir) dans le rôle du meilleur ami de François permettent au film de ne pas s’enfoncer dans une léthargie dangereuse pour le spectateur. Ce film n’aura donc pas que des adeptes,
mais par sa sincérité, mérite le respect.