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Wikio - Top des blogs - Cinéma

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Présentation

Bonjour,

Sur ce blog, on peut trouver différentes rubriques :

     - Les films d'avril : présentation de nos projets 
     - Critiques ciné : notre avis sur les films qui sont à l'affiche
     - Classiques : critiques de films relativement anciens

     - Filmographies : filmographies des acteurs et réalisateurs qui font l'actualité

     - Qui qu'a joué qui ? : noms des acteurs ayant prêté leur visage et/ou leur voix à des personnages connus

     - Dans quoi c'est-y donc que je l'ai vu ? : rubrique consacrée aux acteurs assez peu connus, souvent seconds rôles, dont on ne connait jamais le nom

     - Verbatim : chaque dimanche, une citation en lien avec les sorties de la semaine... ou non

     - Affiches : certaines affiches de films se ressemblent étrangement. Hommage, coïncidence ou copie ? A vous de juger
     - Actualité : fait d'actualité du cinéma qui nous a marqué

     - Billets d'humeur : nos coups de gueule et réactions à tout ce que nous pouvons lire/voir/entendre

D'autre part, les suggestions de critiques et/ou filmographies sont les bienvenues !
Suite à la consultation des mots clés qui vous amènent sur ce blog, nous vous informons que vous pouvez toujours nous contacter pour nous demander qui jouait "bidule" dans tel film et, si on a la réponse, on vous répondra...
N'hésitez pas à donner votre avis ou a faire des remarques : ce blog est fait pour vivre !

Présentation

Les Films d'avril est le nom que nous avons donné a notre pseudo-boîte de production (qui en réalité n'a pas un rond). Nous réalisons donc des courts métrages que vous pouvez voir sur ce blog, mais surtout, nous sommes CINEPHAGES.
Et comme nous voyons pas mal de films au cinéma, mais aussi en DVD, nous nous permettons de vous donner notre avis en essayant de rester positifs (parce qu'on a pu toucher du doigt l'inverstissement colossal que représente un film, même court, et qu'on n'est pas des critiques frustrés) !

Notre système de notation est le suivant :
 A voir séance tenante
 A ne pas rater
 Se laisse regarder
 Mouais
 Vraiment pas terrible
 Passez votre chemin
Quoi qu'il arrive, n'hésitez pas à donner votre avis ou à émettre des requêtes. Pour cela, vous pouvez nous joindre en laissant un commentaire (ça fait toujours plaisir) ou en nous écrivant :
lesfilmsd.avril@free.fr.
A bientôt !

12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 13:07

Claude Chabrol est né à Paris le 24 juin 1930. Il poursuit des études dites “normales” (une licence de lettres et des études de pharmacie) à Paris, mais renonce bientôt à toutes ces foutaises pour s'adonner à sa passion : le cinéma. Rat de Cinémathèque, passionné par le cinéma américain plus particulièrement, il devient bientôt critique, notamment aux "Cahiers du Cinéma", une revue qui renouvelle alors totalement la façon de parler du 7e Art, avec un angle définitivement critique et tendu vers la notion d'auteur. Un temps attaché de presse pour la Fox, Claude Chabrol publie, en 1957, en collaboration avec Eric Rohmer, autre pilier des "Cahiers du Cinéma", un livre sur Hitchcock. Et puis c'est le jackpot : la même année, la grand-mère de sa femme lui lègue la coquette somme de trente-deux millions de francs ! Chabrol fonde illico sa société de production, et produit, pour démarrer, un court métrage de Jacques Rivette, Le coup du berger, dont il est aussi scénariste. Le beau Serge, un drame campagnard qui dénote avec ses futurs thèmes de prédilection, sera son coup d'essai en tant que réalisateur, d'emblée couronné par un succès commercial conséquent. Il reprendra ses comédiens principaux, Gérard Blain et Jean-Claude Brialy, pour Les cousins, crépusculaire études de mœurs dans un Paris partagé entre existentialisme et misère. Après une série de films ambitieux qui s'avèrent commercialement peu rentables (Les bonnes femmes, Les godelureaux, Ophélia – d'après Shakespeare – ou encore le drame adultérin L'œil du malin), il finit par tourner des films alimentaires afin de se remettre en selle (et de payer ses impôts, selon ses propres aveux !) : la série des “Tigre”.

En 1968, Chabrol renoue enfin avec le succès, à la fois critique et public, en alignant une série de films prestigieux, raffinés et pervers : Les biches, La femme infidèle, Le boucher, Que la bête meure, autant de portraits grinçants d'une certaine bourgeoisie provinciale où sa femme Stéphane Audran se taille généralement la part du lion. Chabrol va ainsi être, pendant de nombreuses années, l'un des cinéastes français des plus productifs. En 1976, il travaille sur la série télé "Madame le juge", avec Simone Signoret, et Violette Nozière lui donne l'occasion de renouer avec le succès cinématographique, en 1978, après cinq années et une demi-douzaine de films que son auteur qualifie lui-même d'alimentaires. C'est donc évidemment un risque qu'il prend, en 1980, en se lançant dans l'adaptation du Cheval d'orgueil, le roman breton de Pierre Jakez-Elias, avec des comédiens peu connus du grand public. Les années 80 seront pourtant des années “grasses”, car le cinéaste s'adonne alors à son genre de prédilection, les polars torves à connotation sociale : Les fantômes du chapelier, Poulet au vinaigre, Inspecteur Lavardin (ces deux derniers avec Jean Poiret en vedette), Masques, sur l'affairisme de certaines stars de la télévision, Le cri du hibou... Avec Une affaire de femmes, en 1988, il met encore et toujours la bourgeoisie sur la sellette. Les années 90 restent dans le droit fil de son thème de prédilection, outre plusieurs divertimento (les adaptation de Jours tranquilles à Clichy et de Madame Bovary, avec Isabelle Huppert, qui va alors devenir son actrice fétiche.) Les succès s'accumulent, et le registre glisse vers un terrain nettement plus psychologique et intimiste (Betty, L'enfer). En 1995, La cérémonie lui permet de récolter un de ses plus grands succès commerciaux, mettant en vedette Isabelle Huppert et Sandrine Bonnaire dans un drame bourgeois des plus pervers. Retour d'Isabelle Huppert pour la ballade Rien ne va plus (son cinquantième film) et de Sandrine Bonnaire dans Au cœur du mensonge, puis re-Isabelle Huppert, star introvertie de Merci pour le chocolat. C'est ensuite Nathalie Baye qui poursuit cette suite logique, en incarnant, dans La fleur du mal, une bourgeoise dynamique se prêtant au jeu des élections municipales alors que sa famille recèle de bien lourds secrets. L'année suivante, c'est avec La demoiselle d'honneur que revient Claude Chabrol, pour l'histoire d'un cadre sans histoire (Benoît Magimel) qui tombe amoureux de la jeune et mystérieuse Senta (Laura Smet), alors qu'en 2006, c'est Isabelle Huppert qui tient le premier rôle de L'ivresse du pouvoir, fable à peine voilée sur ce qu'on a appelé “l'affaire Elf”, où l'actrice incarne une juge d'instruction qui se heurte aux luttes d'influence qui gouvernent en sous-main le monde complexe des affaires… Il enchaine en 2007 avec La Fille coupée en deux.

FILMOGRAPHIE
1958 Le beau Serge
1959 Les cousins
1960 A double tour 
           Les bonnes femmes 
           Les godelureaux
1961 Les sept péchés capitaux (un sketch) 
           L'œil du malin
1962 Ophélia 
           Landru
1963 Les plus belles escroqueries du monde (un sketch)
1964 Le Tigre aime la chair fraîche
1965 Le Tigre se parfume à la dynamite 
           Marie-Chantal contre le Dr Kha 
            Paris vu par... (un sketch)
1966 La ligne de démarcation
1967 Le scandale 
           La route de Corinthe
1968 Les biches
           La femme infidèle
1969 Que la bête meure
1970 Le boucher 
           La rupture
1971 Juste avant la nuit 
           La décade prodigieuse
1972 Docteur Popaul
1973 Les noces rouges 
           Nada
1974 Une partie de plaisir 
           Les innocents aux mains sales 
           Les magiciens
1975 Folies bourgeoises
           Alice ou la dernière fugue
1977 Les liens du sang
1978 Violette Nozière
1980 Le cheval d'orgueil
1982 Les fantômes du chapelier
1984 Le sang des autres
1985 Poulet au vinaigre 
           Inspecteur Lavardin
1987 Masques
           Le cri du hibou
1988 Une affaire de femmes
1989 Jours tranquilles à Clichy
1990 Docteur M
1991 Madame Bovary
1992 Betty
1993 L'œil de Vichy
1994 L'enfer
1995 La cérémonie
1997 Rien ne va plus
1998 Au cœur du mensonge 
2000 Merci pour le chocolat
2002 La fleur du mal
2004 La demoiselle d'honneur
2006 L'ivresse du pouvoir
2007 La Fille coupée en deux 

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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 13:02
Né le 13 décembre 1957 à Brooklyn, Steve Buscemi suit, après une brève carrière de pompier, l'enseignement du fameux John Strasberg au Lee Strasberg Institute. Il débute dans de petits cabarets du Lower East Side en interprétant ses propres sketches, et joue au sein du Wooster Group avant de tourner dans son premier film, le très indépendant The way it is, d'Eric Mitchell, dont il compose également la musique. Remarqué dans Un clin d'œil pour un adieu, de Bill Sherwood, un des premiers films à traiter ouvertement du sida, il voit sa carrière cinématographique exploser vers la fin des années 80. Les tournages s'enchaînent, pour la majeure partie dans des productions indépendantes, et on le verra ainsi dans les films des frères Coen (Fargo, The big Lebowski, Miller's crossing, etc.), dans les deux premiers longs de Quentin Tarantino, chez Scorsese (pour un sketch de New York stories), chez Altman, Ferrara, Rodriguez, etc. Des seconds rôles de geignards, de teignes et de tête-à-claque, basés sur un physique disons... particulier, que le comédien assume totalement. Pourtant, il ne rechigne pas à visiter les grands studios des majors, comme l'attestent ses participations à des grosses machines telles que Les ailes de l'enfer, où il incarner un terrifiant serial-killer et Armageddon, où il prête main forte à Bruce Willis pour sauver notre belle verte, deux blockbusters produits par Jerry Bruckheimer. Après s'être essayé à la réalisation sur le court métrage écrit et interprété par ses soins What Happened to Pete, Steve Buscemi a sauté le pas en tournant voici cinq ans son premier long métrage, Happy hour. Cette chronique singulière et plutôt indolente de piliers de comptoirs, avinés et pathétiques, fut présentée à Cannes dans la Quinzaine des Réalisateurs. Animal factory est son second film, Steve Buscemi n'a pas cessé de tâter de la caméra, notamment pour le petit écran, signant quelques épisodes de "Homicide" et de "Oz". Outre des participations, cette fois en tant qu'acteur, dans des séries telles que "Deux flics à Miami", "Equalizer" et "Against the Law", on a revu le comédien très imbibé dans The wedding singer, puis il retrouve le bouffon Adam Sandler dans Big daddy, et devient éducateur clean pour 28 jours, en sursis. En 2001, on le retrouve dans Ghost World, réalisé par Terry Zwigoff, puis aux côtés d'Harvey Keitel et de Mira Sorvino dans The Grey Zone, signé Tim Blake Nelson (le troisième larron de O'brother), ainsi que dans Double Whammy, de Tom DiCillo, où il donne la réplique à Denis Leary et Liz Hurley. Fidèle au cinéma d'auteur, il ne dédaigne pas pour autant les productions plus commerciales, donnant la réplique à Antonio Banderas dans Desperado (1995), Spy kids 2 - espions en herbe (2003) et Mission 3D Spy kids 3 (2004), tous signés Robert Rodriguez, ou collaborant une nouvelle fois avec Michael Bay sur The Island en 2005. Le comédien se prête par ailleurs au jeu du doublage, donnant de la voix dans les films d'animation Final fantasy, les créatures de l'esprit (2001), Monstres & Cie (2002) et La Ferme se rebelle (2004). Cette fois-ci, c’est caméra à l’épaule qu’il va faire l’actualité puisqu’il est le réalisateur de Lonesome Jim, un drame mettant en scène Liv Tyler et Casey Affleck.

 

FILMOGRAPHIE EN TANT QU’ACTEUR

 

 

1984 The Way It Is or Eurydice in the Avenues (The way it is) (Mitchell)

 

 1986 Sleepwalk (Driver)

 

            Parting Glances (Un clin d'œil pour un adieu) (Sherwood)

 

            No Picnic (Hartman)

 

 

1987 Force of Circumstance (Bear)

 

            Heart (Lemmo)

 

            Kiss Daddy Good Night (Huemer)

 

 

1988 Call Me (Mitchell)

 

            Vibes (Kwapis)

 

            Heart of Midnight (Chapman)

 

            Arena Brains (Longo)

 

 

1989 Borders (Aldighieri)

 

            Slaves of New York (Esclaves de New York) (Ivory)

 

            Bloodhounds of Broadway (Brookner)

 

            New York Stories (id.) (sketch Scorsese)

 

            Mystery Train (id.) (Jarmusch)

 

 

1990 King of New York (The king of New York) (Ferrara)

 

            Miller's Crossing (id.) (Coen)

 

            The Grifters (Les arnaqueurs) (Frears)

 

            Tales from the Darkside (Darkside) (Harrison)

 

 

1991 Zandalee (Love affair) (Pillsbury)

 

            Billy Bathgate (id.) (Benton)

 

            Claude/Trusting Beatrice (Cindy Lou Johnson)

 

            Barton Fink (id.) (Coen)

 

 

1992 Painted Heart (Taav)

 

            Reservoir Dogs (id.) (Tarantino)

 

            Crisscross (Menges)

 

            In the Soup (id.) (Rockwell)

 

            Me & the Mob (Rainone)

 

 

1993 Even Cowgirls Get the Blues (id.) (Van Sant)

 

            Rising Sun (Soleil levant) (Kaufman)

 

            Floundering (McCarthy)

 

            Twenty Bucks (Rosenfeld)

 

            Ed and his Dead Mother (Wacks)

 

 

1994 The Hudsucker Proxy (Le grand saut) (Coen)

 

            Pulp Fiction (id.) (Tarantino)

 

            Airheads (Radio rebels) (Lehmann)

 

            Living in Oblivion (Ça tourne à Manhattan) (DiCillo)

 

            The Return of the Mariachi (Desperado) (Rodriguez)

 

            Somebody to Love (id.) (Rockwell)

 

            The Last Outlaw (Murphy)

 

 

1995 Things To Do in Denver When You're Dead (Dernières heures à Denver) (Fleder)

 

            Fargo (id.) (Coen)

 

            Kansas City (id.) (Altman)

 

            Dead Man (id.) (Jarmusch)

 

 

1996 Trees Lounge (Happy hour) (Buscemi)

 

            John Carpenter's Escape to L.A. (Los Angeles 2013) (Carpenter)

 

            The Search for One-Eye Jimmy (A la recherche de Jimmy-le-borgne) (Kass)

 

 

1997 The Real Blonde (Une vraie blonde) (Di Cillo)

 

            Con Air (Les ailes de l'enfer) (West)           

            Divine Trash (Yeager)

 

 

1998 The Big Lebowski (id.) (Coen)

 

            The Wedding Singer (Wedding singer) (Coraci)

 

            Louis and Frank (id.) (Rockwell)

 

            Armageddon (id.) (Bay)

 

            The Impostors (Les imposteurs) (Tucci)

 

 

1999 Big Daddy (id.) (Dugan)

 

            Frankie Goes to Hollywood (Kelly)

 

            28 Days (28 jours en sursis) (Thomas)

 

            Animal Factory (id.) (Buscemi)

 

 

2000 Ghost World (id.) (Zwigoff)

 

            The Grey Zone (id.) (Nelson)

 

 

2001 Final Fantasy : The Spirits Within (Final fantasy, les créatures de l'esprit)

 

            (Sakaguchi)

 

Double Whammy (Bad luck !) (DiCillo)

 

Monsters, Inc. (Monstres et Cie) (Docter)

 

Domestic Disturbance (L'Intrus) (Becker)

 

Mr. Deeds (Les Aventures de Mister Deeds) (Brill)

 

 

2002 Love in the Time of Money (Mattei)

 

13 moons (Rockwell)     

 

Deadrockstar (id.) (Boone).

 

Spy Kids 2 : The Island of Lost Dreams (Spy kids 2 - espions en herbe) (Rodriguez)

 

Coffee and Cigarettes (id.) (Jarmusch)

 

 

2003 Big Fish (id.) (Burton)         

 

Spy Kids 3-D : Game Over (Mission 3D Spy kids 3) (Rodriguez)

 

 

2004 Home on the range (La Ferme se rebelle) (Finn)

 

The Island (id.) (Bay)

 

 

2005 Romance & Cigarettes (Turturro)

 

Monster House (Kenan)

 

Art School Confidential (Zwigoff)

 

            Charlotte's Web (Winick)

 

 

 

FILMOGRAPHIE EN TANT QUE REALISATEUR

 

 

1992 What Happened to Pete

 

 

1996 Trees Lounge

 

 

2000 Animal Factory (id.)

 

 

2005 Lonesome Jim (id.)

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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 12:59

Burton-Tim

Tim Burton est originaire de Los Angeles, où il est né le 25 août 1958. Après avoir effectué ses études au Californian Institute of the Arts, il obtient un poste d'animateur aux studios Disney, où il travaille notamment sur Rox & Rouky et Taram et le chaudron magique. Un peu frustré par le caractère gentillet de ces productions, Burton travaille parallèlement à ses propres projets, et réalise son premier court métrage, Vincent, en hommage à l'idole de son enfance, le comédien de films d'horreur Vincent Price. Le film, commenté par la star elle-même, connaîtra un solide succès critique, remportant plusieurs récompenses dont deux prix au Festival de Chicago. En 1984, Burton signe son deuxième court métrage, Frankenweenie. Cette fois, il s'agit d'un hommage burlesque à Frankenstein, où un petit garçon ressuscite son chien selon les méthodes du célèbre docteur. Tourné en noir et blanc et avec Shelley Duvall dans le rôle de la mère du petit garçon, Burton retrouvera par ailleurs la comédienne pour un téléfilm, "Aladdin and His Wonderful Lamp". Frankenweenie réunissait déjà toutes les obsessions du réalisateur : humour macabre, lien ténu entre la vie et la mort, hommages appuyés au cinéma de genre, personnages pétris d'humanité contre monstres de froideur... Son premier long sera pourtant d'un tout autre registre, puisqu'il s'agit du très bigarré Pee-wee big adventure, film mettant en vedette la star télévisuelle d'alors, Pee-wee Herman, sorte de Pierrot distrait et enfantin auquel il arrive les pires aventures (on lui vole son vélo). Un univers, une ambiance étrange se dessinent néanmoins d'un film qui aurait pu n'être qu'une anodine gaminerie sous la caméra d'un autre. Mais le vrai succès, c'est trois ans plus tard que Burton le connaît enfin, avec Beetlejuice, dont l'humour macabrissime et les nombreuses trouvailles visuelles confirment l'extrême originalité de son talent. Le film, interprété par Alec Baldwin, Geena Davis et Michael Keaton dans le rôle de l'affreux Beetlejuice, remportera l'Oscar du Meilleur maquillage. En 1989, le réalisateur, qui s'est frayé un passage à Hollywood, réactualise le mythe Batman en imposant une vision nouvelle du légendaire justicier masqué. Un film dont les inventions picturales, le rythme, l'humour et l'atmosphère noire vaudront à son auteur de se ranger d'emblée dans une catégorie de réalisateur très peu peuplée : les réalisateurs dits “auteurs” mais également accessibles au plus grand nombre. Burton persiste et signe un an plus tard avec l'extraordinaire Edward aux mains d'argent, qui réunit Johnny Depp et Winona Ryder dans un conte de fées entre le rose bonbon et le noir charbon, à nouveau vibrant hommage aux créatures à la Frankenstein, plaidoyer pour le droit à la différence et apologie poignante sur la solitude de l'artiste. Burton réalise alors le deuxième volet des aventures de Batman au cinéma avec Batman – Le défi, plus noir et surréaliste que le premier, moins facilement aimé, moins accessible peut-être. D'ores et déjà considéré comme l'un des plus importants visionnaires et créateurs de son époque, Burton peut se permettre de concrétiser des projets encore plus personnels. C'est ainsi que voit le jour L'étrange Noël de M. Jack, un film d'animation qu'il se contente de produire, et réalisé (par Henry Selick) d'après des dessins qu'il avait faits lors de son passage chez Disney. Un film désormais culte, où transparaît tout l'univers drôle et fantasmagorique de l'auteur à travers une réalisation d'une qualité et d'une beauté exceptionnelles. La collaboration Burton/Selick se poursuivra d'ailleurs trois ans plus tard avec James et la pêche géante, d'après le roman de Roal Dahl. En 1994, Burton réalise avec Ed Wood un film hommage au méconnu réalisateur de séries Z du même nom, retrouvant pour l'occasion un Johnny Depp très inspiré qui n'hésite pas à se parer des pulls en mohair roses qu'affectionnait le réalisateur de Plan B from Outer Space. Suivra Mars attacks !, délirante parodie des films à extraterrestres d'après une série de cartes illustrées parues à la fin des années 70, elles-mêmes inspirées par les films de SF fauchés des années 50. Mettant en vedettes Jack Nicholson, Annette Bening et Glenn Close, Mars attacks ! est sans aucun conteste le plus grand succès commercial de Tim Burton à ce jour. Burton qui retrouve, deux ans plus tard, ses acteurs fétiches Johnny Depp et Christina Ricci pour le très noir et très gothique Sleepy Hollow, d'après un classique de la littérature anglaise, avant de s’atteler en 2001 à une nouvelle adaptation de La Planète des singes, relecture du roman de Pierre Boulle, adapté sur grand écran aux Etats-Unis dans les années 70, avec Charlton Heston dans le rôle principal. Et c’est avec le très onirique Big fish que le génie hirsute revient ensuite avec Ewan McGregor, Albert Finney et Billy Crudup dans les rôles principaux, pour l'histoire d'un fils qui recherche dans les récits fantasmagoriques de son père, la part de vérité qui lui permettrait de mieux se connaître lui-même. En 2005, son actualité est presque double (les sorties se suivent de quelques mois), puisqu'il retrouve à la fois Johnny Depp pour Charlie et la chocolaterie, une adaptation du célèbre roman de Roald Dahl, ainsi que pour Les Noces funèbres, projet d'animation où l'acteur fétiche prête sa voix, pour l'histoire d'un homme qui en passant un bague au doigt d'un squelette réveille un fantôme… On le retrouve en 2008 aux commandes de l'adaptation de la comédie musicale Sweeney Todd, avec dans les rôles principaux... Johnny Depp et Helena Bonham Carter, sa femme. What a surprise ! Admiratif du court métrage de Shane Acker, il décide de produire son adaptation au cinéma : Numéro 9 qui sort en 2009. 2010 est l'année de sortie de sa version très attendue d'Alice au pays des Merveilles, toujours avec Johnny Depp et Helena Bonham Carter (en 3D s'il vous plait !) et celle de sa présidence du Jury du 63ème Festival de Cannes.

1985 Pee-wee big adventure
1988 Beetlejuice
1989 Batman
1990 Edward aux mains d'argent
1992 Batman – Le défi
1994 Ed Wood
1996 Mars Attacks !
1999 Sleepy Hollow
2001 La planète des singes
2004 Big Fish
2005 Charlie et la chocolaterie
          Les Noces funèbres
2008
Sweeney Tood

2009 Numéro 9
2010 Alice au pays des Merveilles


FILMOGRAPHIE

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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 12:55

Bier-Susanne.jpg

Susanne Bier qui a vu le jour au Danemark le 15 avril 1960. Elle signe son premier film en 1990 avec Freud quitte la maison. Réalisatrice éclectique, elle passe de la comédie familiale (Affaire de famille en 1993) au thriller (Sketen, en 1997) et en 2000, la comédie The One and The Only lui vaut le prix du meilleur réalisateur aux Danish Film Awards. Susanne Bier reçoit également le Prix Carl Dreyer. En 2003, Open Hearts, l’histoire d’un jeune couple dont la vie bascule dans la tragédie, avec Mads Mikkelsen dans le rôle principal, remporte un énorme succès au Danemark et cinq statuettes au Danish Film Award dont celle du meilleur film. L'année suivante, c'est avec son premier film à la carrière internationale qu'elle revient, Brothers, l'histoire de deux frères dont la relation va être chamboulée quant l'un des deux disparaît en Afghanistan. Un remake de Jim Sheridan est sorti sous le même titre en 2010. Après Efter brylluppet en 2005 et After the wedding (nommé à l'Oscar du meilleur film étranger et de nouveau avec Mads Mikkelsen dans le premier rôle) en 2007, la réalisatrice signe Nos souvenirs brulés, un drame avec Halle Berry et Benicio Del Toro.


FILMOGRAPHIE

1991 Freud quitte la maison
1992 Brev til Jonas
1994 Affaire de famille
1995 Pensionat Oskar
1997 Sekten
1999 The One and The Only
2000 Livet är en schlager
2002 Open Hearts
2004 Brothers
2005 Efter brylluppet
2007 After the wedding
2008 Nos souvenirs brulés

 

2010 In a Better World

2012 Chasing Montana

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12 février 2006 7 12 /02 /février /2006 12:54

bay-michael.jpg

Né le 17 février 1965 à Los Angeles, Michael Benjamin Bay effectue ses études à l'école de cinéma de la Wesleyan University, dont il ressort diplômé en 1988. Dès sa sortie des bancs d'école, il se lance dans la réalisation de clips pour des artistes aussi variés que Tina Turner, Meat Loaf ou Lionel Ritchie. Récompensé aux MTV Awards pour l'un de ses clips en 1992, Bay impose un style qui séduit les publicitaires, lesquels lui confient la réalisation de spots pour des grandes marques telles que Nike, Budweiser, Coca-Cola, Reebok, etc. Couvert de trophées et sacré Meilleur réalisateur publicitaire de l'année 95 par la Directors' Guild of America, il fait ses débuts au cinéma quelques mois après sous la houlette de Jerry Bruckheimer. En dirigeant le buddy-movie Bad Boys mené par Will Smith et Martin Lawrence, Michael Bay se fait rapidement un nom à Hollywood, section “blockbuster qui casse la baraque”. Séduit par l'expérience, le réalisateur récidive l'année suivante pour l'un des meilleurs films d'action de 1996, Rock, où s'illustrent Sean Connery, Nicolas Cage et Ed Harris dans une histoire d’évasion du pénitencier d’Alcatraz. Mais c’est son troisième film qui atteindra les sommets du box-office.  Armageddon raconte le sauvetage de la Terre, menacée par une méchante et gigantesque météorite, par Bruce Willis, Billy Bob Thornton et Ben Affleck, sur les airs d’Aerosmith. Le film est nomminé quatre fois aux Oscar et se classe dans le Top 20 mondial des meilleures recettes de tous les temps. Enchaînant les blockbusters, Bay s’offre trois ans plus tard, une fresque historique à 153 millions de dollars, la reconstitution de la bataille de Pearl Harbor. Sur fond de Seconde Guerre mondiale, Ben Affleck et Josh Hartnett se disputent le cœur de Kate Beckinsale. Renouant ensuite avec ses premières amours et son premier succès, Michael Bay retrouve ensuite Will Smith et Martin Lawrence pour Bad Boys II avant de revenir deux ans plus tard avec The IslandEwan McGregor et Scarlett Johansson découvrent que leur vie au sein d'un centre hyper aseptisé n'est pas le paradis promis. Grand spécialiste de films d'action, de films catastrophe et d'explosions, il cumule les trois avec Transformers, adaptation d'un dessin animé co-produit par Spielberg qui en profite pour tester Shia LaBeouf avant de lui confier le rôle du fils d'Indiana Jones dans Indiana Jones et le Royaume du Crâne de cristal. Devant le succès (qui doit probablement autant aux effets spéciaux qu'au mini short de Megan Fox), il en réalise la suite, Transformers 2 : La Revanche, et un troisième opus qui sort deux ans plus tard. Entre temps, il a monté deux sociétés de production : la bien nommée Bay Films et Platinum Dunes (qui s'intéresse surtout aux remakes des classiques d'horreur comme Vendredi 13, Massacre à la Tronçonneuse ou Freddy : Les Griffes de la nuit...) ainsi qu'une société d'effets spéciaux, Digital Domain.

Il fait des cameo dans certains de ses films : il conduit une vieille voiture que Martin Lawrence veut emprunter dans Bad Boys II, joue un scientifique de la NASA dans Armageddon et est l'homme dégoutant jetté au loin par Megatron dans Transformers. Il figure aussi dans un épisode de South Park aux côtés de M. Night Shyamalan et de Mel Gibson.

Le film réalisé par ses soins qu'il préfère est Rock, l'acteur avec lequel il a lui plus aimé travailler est Sean Connery.

Il a été envisager comme réalisateur pour Dragon Rouge, Terminator 3, Van Helsing, Man On Fire et Superman Returns, mais a refusé. Ce sont donc Brett Ratner, Jonathan Mostow, Stephen Sommers, Tony Scott et Bryan Singer qui s'y sont collés.Dans la vie, il est ami avec Ben Affleck et George Lucas. Etant jeune, il a d'ailleurs travaillé pour ce dernier sur Les Aventuriers de l'Arche Perdue.

 

 

 


 

 

 

1995 Bad Boys

 

 

 

1996 Rock

 

 

 

1998 Armageddon

 

 

 

2001 Pearl Harbor

 

 

 

2003 Bad Boys II

 

 2005 The Island

2007 Transformers

2009 Transformers 2 : La Revanche

2011 Tranformers 3

2012 2012 : The War for Souls

2013 Pain and Gain

 

FILMOGRAPHIE

 

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