Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Wikio - Top des blogs - Cinéma

Rechercher

Présentation

Bonjour,

Sur ce blog, on peut trouver différentes rubriques :

     - Les films d'avril : présentation de nos projets 
     - Critiques ciné : notre avis sur les films qui sont à l'affiche
     - Classiques : critiques de films relativement anciens

     - Filmographies : filmographies des acteurs et réalisateurs qui font l'actualité

     - Qui qu'a joué qui ? : noms des acteurs ayant prêté leur visage et/ou leur voix à des personnages connus

     - Dans quoi c'est-y donc que je l'ai vu ? : rubrique consacrée aux acteurs assez peu connus, souvent seconds rôles, dont on ne connait jamais le nom

     - Verbatim : chaque dimanche, une citation en lien avec les sorties de la semaine... ou non

     - Affiches : certaines affiches de films se ressemblent étrangement. Hommage, coïncidence ou copie ? A vous de juger
     - Actualité : fait d'actualité du cinéma qui nous a marqué

     - Billets d'humeur : nos coups de gueule et réactions à tout ce que nous pouvons lire/voir/entendre

D'autre part, les suggestions de critiques et/ou filmographies sont les bienvenues !
Suite à la consultation des mots clés qui vous amènent sur ce blog, nous vous informons que vous pouvez toujours nous contacter pour nous demander qui jouait "bidule" dans tel film et, si on a la réponse, on vous répondra...
N'hésitez pas à donner votre avis ou a faire des remarques : ce blog est fait pour vivre !

Présentation

Les Films d'avril est le nom que nous avons donné a notre pseudo-boîte de production (qui en réalité n'a pas un rond). Nous réalisons donc des courts métrages que vous pouvez voir sur ce blog, mais surtout, nous sommes CINEPHAGES.
Et comme nous voyons pas mal de films au cinéma, mais aussi en DVD, nous nous permettons de vous donner notre avis en essayant de rester positifs (parce qu'on a pu toucher du doigt l'inverstissement colossal que représente un film, même court, et qu'on n'est pas des critiques frustrés) !

Notre système de notation est le suivant :
 A voir séance tenante
 A ne pas rater
 Se laisse regarder
 Mouais
 Vraiment pas terrible
 Passez votre chemin
Quoi qu'il arrive, n'hésitez pas à donner votre avis ou à émettre des requêtes. Pour cela, vous pouvez nous joindre en laissant un commentaire (ça fait toujours plaisir) ou en nous écrivant :
lesfilmsd.avril@free.fr.
A bientôt !

13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 18:16

Fille d'une baronne hollandaise et d'un banquier anglo-irlandais, Audrey Hepburn connaît une enfance difficile. La guerre est un traumatisme pour la jeune fille, de santé fragile, qui séjourne alors aux Pays-Bas, dans la ville d'Arnhem, bombardée en 1944.
Partie en Angleterre, Audrey Hepburn travaille comme mannequin et joue la comédie dans des music-halls. Après une première apparition à l'écran en vendeuse de cigarettes dans Rires au paradis (1951), elle trouve son premier rôle important dans The Secret people, où elle interprète une ballerine. C'est d'ailleurs à une carrière de danseuse que se destinait à l'origine la jeune Audrey. Le tournage de Nous irons à Monte-Carlo la mène dans le sud de la France, où elle rencontre Colette, à la recherche d'une "Gigi", en vue de l'adaptation de son roman à Broadway. Hepburn triomphe dans ce spectacle, avant de tourner son premier film hollywoodien, Vacances romaines de Wyler : princesse rêveuse, elle fait fondre Gregory Peck, mais aussi l'Académie des Oscars qui lui décerne une statuette en 1954.
Loin des plantureuses stars de l'époque, Audrey Hepburn impose un nouveau type de glamour : yeux de biche, silhouette gracile, sourire mutin, cette Drôle de frimousse, titre d'un musical de 1957 avec Fred Astaire, séduit Bogart dans Sabrina, puis Gary Cooper dans Ariane, deux comédies de Billy Wilder. Héroïne en 1956 de l'adaptation par King Vidor de Guerre et paix, elle y a pour partenaire Mel Ferrer (que l'on peut voir en roi Arthur dans Les Chevaliers de la Table Ronde), qu'elle épousa deux ans plus tôt, et qui la dirigera dans Vertes demeures. Egérie du couturier Givenchy et du photographe Avedon, elle inspire aussi Henry Mancini, compositeur notamment de Moonriver, un air qu'elle immortalise dans Diamants sur canapé (1962) : cette oeuvre de Blake Edwards constitue un superbe écrin pour l'actrice, dont la fantaisie se teinte d'une troublante mélancolie, comme dans Voyage à deux (1967) de Stanley Donen, l'auteur du malicieux Charade.
Après des retrouvailles avec William Wyler (La Rumeur puis Comment voler un million de dollars) et une incursion dans le western (Le Vent de la plaine de Huston), Audrey Hepburn trouve, la même année que le débridé Deux têtes folles, un de ses plus grands rôles en 1964, celui d'Eliza Doolitle, fille des rues métamorphosée en femme du monde, dans My Fair Lady, sommet de la comédie musicale signé Cukor. Divorcée de Mel Ferrer après le tournage éprouvant de Seule dans la nuit, film à suspense produit par le comédien en 1967, Hepburn met bientôt un terme à sa carrière d'actrice. On la retrouvera néanmoins en Lady Marian dans La Rose et la Flèche de Lester en 1976. Celle qui incarna une bonne sœur devenue infirmière au Congo dans Au risque de se perdre se consacre désormais à l'action humanitaire, multipliant les voyages en Afrique et en Amérique latine pour l'UNICEF, qui la nomme ambassadrice en 1988. Apparue pour la dernière fois au cinéma en ange dans Always de Spielberg, Audrey Hepburn est emportée par un cancer en 1993.

 


FILMOGRAPHIE

1951 One Wild Oat (Saunders)

        Young wives' tale (Cass)

        Rire au paradis

        Nous irons à Monte-Carlo (Boyer)

        De l'or en barres (Crichton)

1952 The Secret pepole (Dickinson)

1953 Vacances romaines (Wyler)

1955 Sabrina (Wilder)

1956 Guerre et paix (Vidor)

1957 Drôle de frimousse (Donen)

        Ariane (Wilder)

1959 Vertes demeures (Ferrer)

1960 Au risque de se perdre (Zinnemann)

        Le Vent de la plaine (Huston)

1962 Diamants sur canapé (Edwards)

        La Rumeur (Wyler)

1963 Charade (Donen)

1964 Deux têtes folles (Quine)

        My Fair Lady (Cukor)

1966 Comment voler un million de dollars (Wyler)

1967 Seule dans la nuit (Young)

        Voyage à deux (Donen)

1976 La Rose et le Flèche (Lester)

1979 Liés par le sang (Young)

1982 Et tout le monde riait (Bogdanovich)

1990 Always (Spielberg)
source : allociné

Repost 0
6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 21:43
Fiennes-Joseph.jpgJoseph Fiennes (qui n'est autre que le petit frère de Ralph Fiennes) est né le 27 mai 1970 à Salisbury, en Angleterre. Elevé en Irlande, il suit une formation de comédien classique et travaille pendant dix-huit mois au Young Vic Theatre avant de rallier la Guildhall School of Music and Drama. Il tiendra deux grands rôles shakespeariens (Troilus dans "Troilus & Cressida", et Silvius dans "Comme il vous plaira") sous la bannière de la Royal Shakespeare Company, après avoir interprété, toujours au sein de cette troupe, Jésus dans "The Son of Man", de Denis Potter, Lacenaire dans "Les enfants du paradis", dans une mise en scène de Simon Callow, et le rôle-vedette de Rafe dans une pièce de Peter Whelan consacrée à la vie de Shakespeare, "The Herbal Bed". Il a par ailleurs donné la réplique à Helen Mirren dans "A Month in the Country" et connu son premier grand succès critique dans "Vu du pont", d'Arthur Miller, sous la direction de David Thacker. Il débute à la télévision dans la comédie dramatique "The Vacillations of Poppy Carew", en 1995, et au cinéma dans Beauté volée, où il fait tourner la tête de Liv Tyler. Revu deux ans plus tard dans la comédie sentimentale anglaise Martha, Frank, Daniel et Lawrence (il est Lawrence), il incarnait récemment Robert Dudley, le favori de la reine Elizabeth dans le film homonyme de Shekhar Kapur. Pas lassé des costumes, il tenait le rôle-titre de Shakespeare in love, farce élisabéthaine à succès qui le révèle au monde et l'adoube jeune premier. Parachuté sur le polar noir Rancid Aluminium, qui n'obtient aucun succès en Angleterre, seul pays à le distribuer, Paul Schrader lui offre, dans Forever Mine, le rôle d'un garçon de plage qui débauche la femme d'un mafieux. Le succès n'est pas au rendez-vous. Stalingrad – Enemy at the gates arrive donc à point nommé pour redorer le blason du jeune comédien dans le rôle du commissaire Danilov. Depuis le comédien a enchaîné les tournages de films encore parfois inédits en France : l'euro-western Dust, réalisé par Milcho Manchevski en Macédoine et à New York, Feu de glace, une étrange love-story avec Heather Graham sous la direction de Chen Caige, Leo de Mehdi Norowzian, Luther où il campe le précurseur et chef de file d'une église réformée protestante en pleine éclosion, avant d'être le savant, à la fois protecteur et bourreau de deux jeunes pygmées rapatriés dans l'Ecosse de la fin du XIXe siècle dans Man to Man de Régis Wargnier. Et ce n'est pas tout, puisque l’on retrouve Joseph Fiennes aux côtés d'Al Pacino et Jeremy Irons dans l'adaptation de la pièce Shakespearienne, The Merchant of Venice de Michael Radford, dans The Great Raid de John Dahl, racontant une mission suicide en 1945 aux Philippines d'un petit régiment pour délivrer cinq cents prisonniers de guerre, mais aussi dans Darwin Awards de Finn Taylor où il campe, aux côtés de Winnona Ryder, un détective à la recherche d'un potentiel gagnant du Darwin Award (prix de la mort la plus ridicule), et enfin dans l'adaptation du roman d'Emile Zola Thérèse Raquin par Charles Stratton. Après Courir avec des ciseaux, Joseph Fiennes campe le gardien de prison de Nelson Mandela dans Goodbye Bafana de Bille August, puis joue dans Der Rote Baron de Nikolaï Müllerschön, dans The Escapist de Rupert Wyatt , contant la grande évasion d’un homme prêt à tout pour revoir sa fille avant qu’elle ne meure, et dans Vivaldi de Boris Damast où il tiendra le rôle-titre.
 
FILMOGRAPHIE
 
1996 Stealing Beauty (Beauté volée) (Bertolucci)
1998 Martha – Meet Frank, Daniel and Laurence (Martha, Frank, Daniel et Lawrence) (Hamm)
          Elizabeth (id.) (Kapur)
          Shakespeare in Love (id.) (Madden)
1999 Rancid Aluminium (Thomas)
2000 Enemy at the Gates (Stalingrad – Enemy at the gates) (Annaud)
          Dust (Manchevski)
2001 Killing Me Softly (Chen Kaige) 
2002 Leo (Norowzian)
2003 Luther (Till) 
2004 The Merchant of Venice (Radford) 
2005 Man to man (Wargnier)
           The Great Raid (Dahl)
           Darwin Awards (Taylor)
           Therese Raquin (Stratton)
2007 Running with Scissors (Courir avec des ciseaux) (Murphy)
            Goodbye Bafana (id.) (August)
            Der Rote Baron (Müllerschön)
            The Escapist (Wyatt)
            Vivaldi (Damast)
Repost 0
6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 21:22
Bullock-Sandra.jpgSandra Annette Bullock est née à Arlington (Virginie) le 26 juillet 1964. Très jeune, elle apprend à faire et à défaire ses valises pour suivre sa mère, une cantatrice allemande, qui déménage régulièrement. La petite Sandra part ainsi pour Nuremberg (Allemagne), où elle restera jusqu'à l'âge de 10 ans. Pendant cette période, elle va même jusqu'à suivre sa mère sur scène pour des petits rôles de gitanes en fond de scène ou comme choriste avec sa soeur Gesine. De retour aux Etats-Unis, la jeune fille décide rapidement de devenir actrice. Ayant achevé sa formation à l'East Carolina University, elle monte à New York pour prendre part à des spectacles off-Broadway tels que "No Time Flat". Elle apparaît également dans de toutes petites productions cinématographiques, désormais balayées de manière très pudique de sa filmo officielle. Son premier titre de gloire sera de reprendre le rôle de Melanie Griffith dans la série télé "Working Girl", tiré du film homonyme. Mais Sandra n'y trouve guère son compte, et s'exile rapidement en Californie où l'air est généralement bien plus bénéfique pour les stars en devenir.
Après un téléfilm avec William Baldwin, "The Preppie Murder", et, de nouveau, quelques petits rôles sans grande consistance, elle remplace au pied levé Lori Petty pour revêtir l'uniforme du principal personnage féminin de Demolition man, aux côtés de Sylvester Stallone. Une belle ligne à ajouter à un CV alors un peu aléatoire, qui va sans aucun doute l'aider à se retrouver dans le premier film de Jan de Bont, Speed. Aux prises avec un fou dangereux qui menace de tout faire exploser si le bus dans lequel elle s'est embarquée ralentit, son rôle de conductrice improvisée ensorcelle le public. Naturelle, d'une beauté simple et d'un charme évident, elle est promue star du jour au lendemain. On la retrouve rapidement dans diverses grosses productions sans grand charme : la comédie romantique L'amour à tout prix, le cyberpolar (un genre alors tout nouveau) Traque sur Internet et le film de prétoires que certains qualifieront de réac' Le droit de tuer ? Un an après Speed 2, version "bateau" du premier opus et bide monumental s'il en est, et le mélo léger Le temps d'aimer, où infirmière pendant la guerre d'Espagne, elle tombe amoureuse du jeune Ernest Hemingway, Sandra Bullock devient pour la première fois productrice exécutive pour Ainsi va la vie, une jolie bluette sentimentale où la comédienne excelle également dans le rôle principal, celui d'une jeune femme qui, après avoir été quittée par son mari, vient refaire sa vie dans son village d'enfance.
Après avoir prêté sa voix à Myriam dans Le prince d'Egypte, elle sort son balai et son chaudron pour quelques petits tours de sorcellerie avec Nicole Kidman dans Les Ensorceleuses, et s'éprend de Ben Affleck dans Un vent de folie. Mais l'ardeur et le succès de Speed sont déjà loin, et ce ne sont pas deux comédies d'action faiblardes plus tard (Mafia parano et Miss détective) qui la remettent sur le droit chemin, même si son incarnation d'une alcoolique en cure de désintox dans 28 jours, en sursis, est moins crispante que d'habitude. A croire qu'elle a retenu la leçon de la sobriété, puis que c'est l'adjectif qui vient en premier pour définir son rôle dans Calculs meurtriers (dont elle est coproductrice) : elle y mène l'enquète sur le meurtre d'une jeune femme, dans la peau de l'autoritaire inspecteur Cassie Mayweather. Autoritaire encore, mais soumise aux délires excentriques de sa mère dans Les divins secrets, avocate de choc face à un patron tyrannique (mais énamouré, parce que c'est Hugh Grant) dans L'amour sans préavis, puis de retour en miss catastrophe dans l'inutile Miss détective 2, Sandra Bullock marque ensuite davantage le pas, peut-être en quête du virage amorcé par Calculs meurtriers. Collision de Paul Haggis, le confirme. Le film à l'ambiance noire est un véritable triomphe et remporte trois Oscars à l’avant-dernière cérémonie, dont celui du Meilleur film et du Meilleur scénario. La comédie romantique restant sa meilleure amie au box-office, alors la belle nous en offre une nouvelle avec Entre deux rives, où elle craque pour Keanu Reeves via un échange de lettres enflammées dont chacun ignore l'auteur. Toute ressemblance avec pléthore de films existants... Et c’est aux côtés de Sigourney Weaver que Sandra Bullock réapparaît aujourd’hui avec le rôle de Harper Lee, un membre de l’entourage proche de l’écrivain à succès de Truman Capote dans Scandaleusement célèbre. L'été 2006, on la retrouve aux côtés de Julian McMahon (le célèbre Dr Christian Troy dans la série "Nip / Tuck") dans le film fantastique Premonition.
2010 est son année : elle remporte à la fois le Razzie Award de la pire actrice pour All About Steve et l'Oscar de la meilleure actrice pour The Blind Side.

FILMOGRAPHIE
 
1987 Hangmen (Ingvordsen)
1989 Religion, Inc. (Adams)
1990 Who Shot Patakango ? (R. Brooks)
1992 When the Party's Over (Irmas)
          Who Do I Gotta Kill ? (Rainone)
          Love Potion #9 (Launer)
1993 The Vanishing (La disparue) (Sluizer)
          The Thing Called Love (Bogdanovich)
          Demolition Man (id.) (Brambilla)
          Wrestling Ernest Hemingway (Haines)
          Fire on the Amazon (Llosa)
1994 Speed (id.) (De Bont)
1995 While You Were Sleeping (L'amour ˆ tout prix) (Turteltaub)
          The Net (Traque sur Internet) (Winkler)
1996 Two if by Sea (Bennett)
          A Time to Kill (Le droit de tuer ?) (Schumacher)
          In Love and War (Le temps d'aimer) (Attenborough)
1997 Speed 2 : Cruise Control (Speed 2 : Cap sur le danger) (De Bont)
          Hope Floats (Ainsi va la vie) (Whitaker)
1998 Practical Magic (Les ensorceleuses) (Dunne)
1999 Forces of Nature (Un vent de folie) (Hughes)
          Gun Shy (Mafia parano) (Blakeney)
2000 28 Days (28 jours, en sursis) (B. Thomas)
          Famous (Dunne)
          Miss Congeniality (Miss dŽtective) (Petrie)
2001 Murder by Numbers (Calculs meurtriers) (Schroeder)
          Divine Secrets of the Ya-Ya Sisterhood (Les divins secrets) (Khouri)
2002 Two Weeks Notice (L'amour sans prŽavis) (Lawrence)
2004 Crash (Collision) (Haggis)
2005 Loverboy (Bacon)
          Miss Congeniality 2 : Armed and Fabulous (Miss détective 2) (Pasquin) 
2006 The Lake House (Entre deux rives) (Agresti)
2007 Infamous (Scandaleusement célèbre) (McGrath)
          Premonition (Yapo)
2009 La Proposition (Fletcher)
2010 All About Steve (Traill)
Repost 0
6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 21:07
Boyle-Danny.jpgNé le 20 octobre 1956 à Manchester, Danny Boyle débute au théâtre, où il dirige la Joint Stock Theatre Company. En 1982, il rejoint, en tant que directeur artistique, le Royal Court Theatre, où il occupera les fonctions de directeur adjoint entre 1985 et 1987. Durant cette période, Boyle verra son travail récompensé par plusieurs prix, et dirigera cinq pièces pour la Royal Shakespeare Company. Vers la fin des années 80, Boyle gagne les rangs de la BBC 2, où il officie comme producteur et comme réalisateur. Il a à son actif plusieurs téléfilms, comme "Arise Go Now", "Not Even God Is Wise Enough", "For The Greater Good", "The Hen House", "The Dolorean Tapes", "The Night Watch", "Scout", et une série, "Mr Wroe's Virgins", qui le fit connaître du grand public. Sa rencontre, à cette époque, avec Andrew MacDonald (producteur) et John Hodge (scénariste) va l'aider à franchir le fossé qui sépare télévision et cinéma. En 1993, le trio met au point le scénario de Petits meurtres entre amis, avec un certain Ewan McGregor. Une histoire de meutre qui tourne très, très mal et qui rencontre, partout où il est présenté, un vif succès critique et commercial. Mais c'est Trainspotting, une dérive existentielle trash et speedée sur fond de drogue et de techno, qui fera la célébrité du duo Boyle/McGregor. Tiré d'un roman d'Irvine Welsh, Trainspotting est aujourd'hui considéré comme le film générationnel des années 90, œuvre culte absolue d'une fin de siècle violente et désaxée.
Après avoir refusé de réaliser Alien, la résurrection (dont héritera notre Jean-Pierre Jeunet national), Boyle se consacre finalement à un projet moins ambitieux, l'histoire d'un kidnapping qui tourne plutôt bien dans Une vie moins ordinaire. Pour l'occasion, il retrouve une troisième fois son acteur fétiche Ewan McGregor, qu'il met cette fois dans lse bras de Cameron Diaz, jolie victime du syndrome de Stockholm. En 1998, Danny Boyle réalise un premier épisode d'un triptyque sur des amours extraterrestres intitulé Alien Love Triangle, avec Kenneth Branagh et Helena Bonham Carter. Alors qu'il devait réaliser les deux suivants (et le tout sortirait réuni, sous la forme d'un long métrage), la Miramax décide de confier la réalisation des deux autres sketches à d'autres réalisateurs. Du coup, le fier Ecossais se consacre pleinement à l'adaptation du roman d'Alex Garland, La Plage, et met en vedettes Leonardo DiCaprio (dans son premier vrai rôle après Titanic) et les Français Virginie Ledoyen et Guillaume Canet. De l'enfer des rivages thaïlandais à ceux de la Tamise, il n'y a qu'un pas et 3 ans que Boyle franchit allègrement en réinventant le film de zombie avec 28 jours plus tard où un jeune homme se réveille d'un coma, seul survivant dans la ville de Londres entièrement dévastée par un virus mortel et zombifiant. De retour dans son Angleterre natale, le réalisateur se tourne vers des nourritures plus spirituelles avec Millions, un conte catholico-social sur un petit garçon récupérant par hasard le butin du cambriolage du siècle avant le passage de l'Angleterre à l'euro. Ça c'est de l'actu-fiction ! Autre dimension, futuriste cette fois, avec sa réalisation de 2007 : Sunshine sur les folles aventures d’une mission spatiale qui doit relancer l’activité solaire, sinon l’humanité s’éteindra… Ça c’est de la future-fiction ! Difficile de faire plus éclectique, il enchaîne en 2009 avec le succès de l'année : Slumdog Millionaire. Ce film lui permet d'entrer dans le cercle très fermé des 7 réalisateurs ayant gagné le Golden Globe, le Director's Guild, le BAFTA et l'Oscar pour le même film, avec Mike Nichols (Le Lauréat), Milos Forman (Vol au-dessus d'un nid de coucou), Richard Attenborough (Gandhi), Oliver Stone (Platoon), Steven Spielberg (La Liste de Schindler) et Ang Lee (Le Secret de Brokeback Mountain).
Il travaille donc régulièrement avec Ewan McGregor, ainsi qu'avec John Murphy pour la BO. Il utilise d'ailleurs souvent de la techno dans ses films.
Autre caractéristique, son plan d'ouverture vient en général du milieu de son film.
Son film préféré est Apocalypse Now (Coppola).
 
FILMOGRAPHIE
1994 Petits meurtres entre amis
1995 Trainspotting
1997 Une vie moins ordinaire
1998 Alien Love Triangle (un sketch)
1999 La Plage
2002 28 jours plus tard
2004 Millions
Repost 0
1 septembre 2006 5 01 /09 /septembre /2006 18:27

Né le 16 Août 1965 à New York, Robert Downey accumule aujourd’hui plus de trente ans de carrière, au cours de laquelle il a été dirigé par de grands réalisateurs. Fils de Robert Downey Sr. et de la chanteuse Elsie Downey, il apparaît dans de nombreux films du réalisateur indépendant, dès l’âge de 5 ans (Pound, Up The Academy, Fisrtborn, Hugo Pool…). Puis il tourne sous la direction de Robert Altman (Short Cuts, The Ginbergbread Man), Oliver Stone, Neil Jordan (Prémonitions), Mike Figgis (Pour une nuit). Abandonnant le lycée pour passer professionnel, il tient un petit rôle dans Baby it’s you, de John Sayles, puis tourne dans de nombreuses comédies dont Une Créature de rêve. On peut alors le voir dans l' émission “Saturday Night Live”. Puis il devient la vedette de nombreux films tels que Neige sur Beverly Hills, Coupable Ressemblance, ou Air America. Oliver Stone lui offre le role de Wayne Gale, reporter vedette, dans le film Tueur nés. Il partagera l’affiche avec Jodie Foster dans Un week end en famille, puis avec Wesley Snipes et Nastassja Kinski dans Pour une nuit. Robert Downey Jr. surprend par les projets extremement diverses auxquels il a participé. On l'a notamment vu dans la série à succès, "Ally McBeal" et ses nombreux rôles lui ont permis de jouer aux cotés des plus belles actrices tel que Robin Wright Penn dans The Singing Detective, drame musical inspiré de la série BBC, Annette Bening dans Prémonitions, ou encore Penélope Cruz et Halle Berry dans le thriller Gothika, réalisé par Mathieu Kassovitz. On a aussi pu le voir dans un rôle de journaliste dans Good Night and Good Luck, de George Clooney. En 2006 il fait le type un peu déjanté, pour le film A Scanner Darkly signé Richard Linklater et un journaliste dans Zodiac, de David Fincher sur l'existence d'un serial-killer ayant sévi à San Francisco dans les années 60 et 70. 2008 est l'année du film d'action avec Iron Man de Jon Favreau dans le rôle titre et Tonnerre sous les Tropiques de et avec Ben Stiller et 2010 marque le grand retour de Sherlock Holmes, avec Robert dans le rôle-titre et Guy Ritchie aux commandes. Les rôles de Tony Stark et de Sherlock Holmes lui assurent de rester régulièrement sur nos écrans, car Iron Man 2 est sorti en 2010, Sherlock Holmes 2 en 2011, Avengers en 2012 et Iron Man 3 en 2013. Entre temps, vous aurez pu le voir dans Date Limite.

 

FILMOGRAPHIE
1970 Pound (Downey)
1980 Up the Academy (Downey)
1983 Baby, It’s you (Sayles)
1984 Firstborn (Downey)
1985 Weird Science (Une créature de rêve) (Hughes)

1986 Back to School (A fond la fac) (Metter)
1987 Less than zero (Neige sur Beverly Hills) (Kanievska)
1988 Johnny be Good (id.) Smith)
1989 Chances Are (Le ciel s’est trompé) (Ardolino)
          True Believer (Coupable ressemblance) (Ruben)
1990 Air America (id.) (Spottiswoode)
1991 Too Much Sun (Downey)
          Soapdish (La télé lave plus propre) (Hoffman)
1992 Chaplin (id.) (Attenborough)
1993 Shorts Cuts (id.) (Altman)
           The Last Party (Levin, Benjamin)
           Heart And Souls (Droles de Fantomes) (Underwood)
1994 Natural Born Killers (Tueurs nés) (Stone)
1995 Restoration (Le don du roi) (Hoffman)
1996 Richard III (id.) (Loncraine)
          One Night Stand (Pour une nuit) (Figgis)
1997 Hugo Pool (Downey, Sr.)
          Two Girls and a Guy (Toback)
1998 U.S. Marshals (id.) (Baird)
          The Gringerbread Man (id.) (Altman)
          In Dreams (Prémonitions) (Jordan)
1999 Bowfinger (Bowfinger, roi d’hollywood) (Oz)
          Black and White (id.) (Toback)
          Friends ans Lovers (Haas)
2000 Wonder Boys (id.) (Hanson)
2003 Gothika (id.) (Kassovitz)
2004 The Singing Detective (Gordon)
2005 Kiss Kiss Bang Bang (id.) (Black)
          Good night and Good Luck (id.) (Clooney)
2006 A Scanner Darkly (id.) (Linklater)
          A Guide to Recognizing Your Saints (Montiel)
          The Shaggy Dog (Robbins)
          Zodiac (Fincher)
          Lucky You (Hanson)
2008 Iron Man (Favreau)
 
          Tonnerre sur les Tropiques (Stiller)
2009 Le Soliste (Wright)
2010 Sherlock Holmes (Ritchie)

          Gravity (Cuaron)

          Iron Man 2 (Favreau
          Date Limite (Phillips)

2012 The Avengers (Whedon)

          Game 6 (Hoffman)

Prochainement

          Sherlock Holmes 2 (Ritchie)

          Iron Man 3 (Favreau)

Repost 0
29 août 2006 2 29 /08 /août /2006 16:31

Né à New Brunswick, dans le New Jersey, le 25 septembre 1944, fils de Kirk et de Diana Douglas, Michael se familiarise évidemment,très tôt avec le cinéma. Ses parents divorcent quand il n'a que 5 ans, et le petit garçon part alors vivre avec son frère Joel chez sa mère, dans le Connecticut, regardant avec passion, pendant toute son enfance et son adolescencen, les films de son père à la télévision. Après ses études secondaires, il passe une licence d'art dramatique à l'université de Santa Barbara, où il remporte, en 1967, un prix d'interprétation pour "Candida". Il se rend ensuite à New York pour parfaire sa formation au Neighborhood Playhouse de Sanford Meisner, puis à l'American Place Theater, dans le cours de Wynn Handman. Il interprète alors une demi-douzaine de spectacles off-Broadway et remporte son premier succès à la télévision dans la dramatique d'Ellen M. Violett, "The Experiment". En 1969, il débute à l'écran (après quelques figurations) dans Hail, Hero !, de David Miller, puis tourne dans plusieurs films mineurs qui confirmeront toutefois ses qualités de jeune premier. Après deux créations remarquées dans les séries "Medical Center" et "Sur la piste du crime", il tient, avec Karl Malden, la vedette de la série "Les rues de San Francisco", dont son personnage d'inspecteur Steve Keller lui vaut une célébrité internationale et trois nominations consécutives à l'Emmy. En 1975, après avoir fait ses débuts de réalisateur sur deux épisodes des "Rues de San Francisco", il rachète les droits (à son père) du roman de Ken Kesey "Vol au-dessus d'un nid de coucou" afin de le porter à l'écran. Un projet réputé infaisable ! Le vaillant Michael Douglas en fera pourtant, avec l'aide de Saul Zaentz à la coproduction, de Milos Forman à la réalisation et de Jack Nicholson dans le rôle principal, l'un des films culte des années 70, avec, à la clé, cinq Oscars, dont celui du Meilleur producteur. Un film qui réunit également professionnellement pour la première fois le tandem Douglas/DeVito, qui avaient partagé un appartement à New York quelque années auparavant.

En parallèle de sa carrière de producteur (qui comprend notamment Le syndrome chinois, A la poursuite du diamant vert et sa suite, L'expérience interdite, L'ombre et la proie), Michael Douglas continue de faire l'acteur, acquérant petit à petit un statut de star : du thriller paranoïaque (La nuit des juges, où il est un jeune juge ralliant les bancs d'une société secrète prônant la loi du Talion) à la comédie romantique (Le vainqueur, avec le rôle d'un marathonien qui s'épuise entre exploits sportifs et vie sentimentale tourmentée), à l'aventure débridée (A la poursuite du diamant vert et sa suite, Le diamant du Nil, délirantes épopées dans lesquelles il forme un tandem d'anthologie avec Kathleen Turner), jusqu'au thriller économique (il est un golden-boy ambitieux dans Wall Street, rôle pour lequel il recevra un Oscar) en passant par la comédie noire (La guerre des Rose, de son vieil ami Danny DeVito, où ses scènes de ménage avec Kathleen Turner tournent à la guerre de tranchée), Michael Douglas acteur s'échine, et avec succès, à diversifier son image. C'est pourtant en se faisant méchamment harceler par sa maîtresse d'une nuit, jouée par l'invraisemblable Glenn Close dans Liaison fatale, qu'il devient, à la fin des années 80, une superstar du grand écran. Avec, depuis, une propension pour incarner des personnages dépassés par l'ampleur du désastre ambiant, des quinquagénaires embourgeoisés soudainement propulsés dans un univers cauchemardesque. Ainsi, dans Harcèlement, il se fait méchamment allumer par une Demi Moore pas forcément bien intentionnée, puisque c'est elle qui va l'accuser de harcèlement, justement ; dans Chute libre, un de ses films les plus marquants, il incarne un homme d'affaires qui, soudainement lassé par les tumultes de la société moderne, pète les plombs et se transforme, l'espace de quelques heures torrides, en justicier sauvage ; dans The game, il est le dindon de la farce d'un jeu macabre où la fiction se confond avec la réalité ; dans Meurtre parfait, il est à nouveau un homme d'affaires, mais qui engage un tueur pour faire assassiner sa femme. Plus récemment, dans Traffic, il était un juge chargé des affaires de drogue pour la Maison-Blanche, mais confronté à l'addiction galopante de sa propre fille. Il enchaîne aussi des carrières diamétralement opposées : écrivain dépressif dans Wonder Boys, tueur à gages sur le retour (avec un savoureux clin d'œil à son personnage de Chute libre) dans Divine mais dangereuse, puis psychiatre confronté au cerveau d'un patient (très) dérangé dans Pas un mot… Une carrière certes chargée mais qu'il l'éloigne quelque temps des écrans français, car en dehors du très moyen Espion mais pas trop ! en 2002, il joue dans deux inédits en France, Une si belle famille, comédie familiale, The Beautiful Country, drame sur les conséquences de la guerre du Vietnam, Tell Them Who You Are. Après un premier rôle dans The Sentinel, il fera une apparition au mois d'octobre dans Toi et moi… et Dupree une comédie d'Anthony et Joe Russo avec Matt Dillon et Owen Wilson avant son grand retour dans The King of California, une comédie dans laquelle il incarnera un homme sortant d'un hôpital psychiatrique et tentant de convaincre que de l'or espagnol est enterré quelque part dans la ville…


FILMOGRAPHIE
1966 Cast a Giant Shadow (L'ombre d'un géant) (Shavelson)
1969 Where's Jack ? (Clavell)
          Hail, Hero ! (Miller)
1970 Adam at 6 A.M. (Scheerer)
1971 Summer Tree (Newley)
1972 Napoleon and Samantha (Napoléon et Samantha) (McEveety)
1978 Coma (Morts suspectes) (Crichton)
1979 The China Syndrom (Le syndrome chinois) (Bridges)
           Running (Le vainqueur) (Hillard Stern)
1980 It's My Turn (C'est ma chance !) (Weill)
1983 The Star Chamber (La nuit des juges) (Hyams)
1984 Romancing the Stone (A la poursuite du diamant vert) (Zemeckis)
1985 A Chorus Line (Chorus line) (Attenborough)
          The Jewel of the Nile (La diamant du nil) (Teague)
1987 Wall Street (id.) (Stone)
          Fatal Attraction (Liaison fatale) (Lyne)
1989 Black Rain (id.) (R. Scott)
          The War of the Roses (La guerre des Rose) (DeVito)
1992 Shining Through (Une lueur dans la nuit) (Seltzer)
          Basic Instinct (id.) (Verhoeven)
1993 Falling Down (Chute libre) (Schumacher)
1994 Disclosure (Harcèlement) (Levinson)
1995 The American President (Le président et Miss Wade) (Reiner)
1996 The Ghost and the Darkness (L'ombre et la proie) (Hopkins)
1997 The Game (id.) (Fincher)
1998 A Perfect Murder (Meurtre parfait) (Davis)
1999 Wonder Boys (id.) (Hanson) 
2000 Traffic (id.) (Soderbergh)
          One Night at McCool's (Divine mais dangereuse) (Zwart)
2001 Don't Say a Word (Pas un mot...) (Fleder)
2003 It Runs the Family (Schepisi)
          The In-Laws (Espion mais pas trop !) (Fleming)
2004 The Beautiful Country (Moland)
2006 The Sentinel (id.) (Johnson)
           You, Me and Dupree (Toi et Moi… et Dupree) (Russo)

Repost 0
15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 12:31

 Né à Hot Springs, dans l'Arkansas, le 4 août 1955, le petit Billy Bob Thornton grandit dans la ville de Malvern, toujours dans l'Arkansas. Enfant, il est attiré par la musique, la comédie et le sport. Son père, un entraîneur sportif scolaire, le pousse évidemment vers le sport, tandis que sa mère l'encourage plutôt vers ses aptitudes artistiques. En fin de compte, celui qui fera pencher la balance sera... Elvis Presley, puisque c'est à la vision des films de celui-ci que Billy Bob Thornton décide de devenir soit star de cinéma soit chanteur de rock. Il sera finalement les deux ! Après plusieurs années en tant que chanteur et batteur dans l'Arkansas, au Texas et en Californie (avec une prédilection pour les rythmes country et bluegrass), il se décide à suivre une carrière de comédien. En 1983, il s'installe à Los Angeles, prend des cours de comédie et se bat pendant plusieurs années avant de décrocher un rôle dans la série "The Outsiders". Par la suite, sa carrière en tant qu'acteur prend une certaine ampleur, entre télévision et cinéma, après quelques seconds rôles dans des films aux titres aussi équivoques que Hunter's Blood ou Chopper Chicks in Zombietown... On le verra ainsi en 1991 dans Un faux mouvement, un impressionnant portrait du dealer assassin Ray, film dont il signe également le scénario avec son ami d'enfance Tom Epperson. Il est ensuite Big George Drakoulious aux côtés de Johnny Depp dans l'étrange western Dead man de Jim Jarmusch, puis joue entre autres dans Tombstone, Terrain miné ou Proposition indécente. Beaucoup de seconds rôles qui ne lui permettent hélas pas de se faire davantage connaître. Atteint par le virus de l'écriture, il retrouve Tom Epperson pour écrire ensemble le scénario de A Family Thing, avec Robert Duvall et James Earl Jones. Sling blade sera le premier film écrit de sa seule main. Un film pour lequel le comédien se battra pendant des années avant de pouvoir en assurer le financement. Bien que sorti en 1997, l'histoire date de 1993, année de la réalisation par George Hickenlooper de Some Folks Call It a Sling Blade, un court-métrage dont Sling blade reprend intégralement l'histoire dans sa première partie. Bien sûr, Billy Bob Thornton tenait déjà le rôle principal... Pour ce rôle de simplet libéré de l'hôpital psychiatrique où il croupissait et débarqué dans une campagne américaine prompte aux préjugés, Billy Bob se transforme complètement : il modifie son allure générale et sa démarche, adopte une voix grave et basse en ralentissant le rythme de son débit. Une époustouflante composition qui lui vaut une citation à l'Oscar du Meilleur rôle, et ce n'est que justice. Le film rafle en outre celui du Meilleur scénario. Désormais reconnu par ses pairs, Billy Bob Thornton peut enfin prétendre à une carrière digne de ce nom. Entre petits et grands rôles, on le voit notamment dans U-Turn, où il incarnait un garagiste graisseux, myope et totalement méconnaissable, puis dans Armaggedon, dans le rôle du directeur de la NASA, avant d'être la même année aux côtés de John Travolta et Emma Thompson dans Primary colors, film retraçant l'accession de Bill Clinton à la Maison-Blanche. BBT n'en oublie pas pour autant ses racines d'auteur et acteur de films indépendants, apparaissant également dans des productions “indies” comme la comédie Homegrown de Stephen Gyllenhaal, ou le film d'action A Gun, A Car, A Blonde de Stefani Ames (dont le scénario a été écrit par son compère Tom Epperson). Pour le thriller dramatique Un plan simple de Sam Raimi, Billy Bob, qui se transforme complètement une fois de plus (cette fois en beauf ras du plancher qui, comme tout le monde, voudrait bien mettre la main sur un bon gros sac rempli de biffetons) est cité à de nombreux prix, dont l'Oscar du Meilleur second rôle et le Golden Globe. Redevenu réalisateur, en 2000 il dirige Matt Damon et Penélope Cruz dans De si jolis chevaux, une adaptation du roman de Cormac McCarthy, fable où deux cow-boys vont tenter en 1940 l'aventure au Mexique, baroud d'honneur contre la modernité galopante qui voit l'avènement de l'automobile et l'émergence du cinéma... Autre réalisation depuis longtemps achevée, mais qui tarde à sortir : Daddy and Them, une comédie dramatique où un couple marié (Laura Dern et BBT) vient en aide à leur oncle emprisonné. Après le drame très noir The barber de Joel Coen, où il interprète un coiffeur pour hommes qui s'adonne au chantage suite à une infidélité de sa femme, Bandits de Barry Levinson, où il est un braqueur de banques hypocondriaque et sensible face à Bruce Willis, le thriller dramatique A l’ombre de la haine avec Halle Berry et Heath Ledger, où il incarne un gardien de prison raciste tombant amoureux de la veuve noire d'un homme qu'il a exécuté, la bluette Love Actually où il est simplement Le président des Etats-Unis, la comédie romantique des frère Coen Intolérable cruauté où il campe un magna texan du pétrole épais et pas piqué des hannetons et Levity où il est Manuel Jordan, un ex taulard jouant les bons samaritains, Billy Bob apparaît ensuite dans la comédie romantique, inédite en France, Waking Up in Reno de Jordan Brady, dans Alamo où il campe David Crockett en personne ainsi qu’un escroc étrangement touché par l’esprit de Noël dans la dernière comédie satirique de Terry Zwigoff, Bad Santa. Et tandis qu’on attend l’acteur protéiforme dans le drame Chrystal de Ray McKinnon, dans le film de sport Friday Night Lights de Peter Berg, dans les comédies Mr. Woodcock de Craig Gillespie, School for Scoundrels de Todd Phillips, dans le drame The Astronaut Farmer des frères Polish, ou encore dans le thriller Fade Out de Michael Cristofer, il est aujourd’hui l’associé filou d’un avocat véreux dans Faux Amis sous la direction d'Harold Ramis.

FILMOGRAPHIE

1987 Hunter's Blood (Hughes)

1988 South of Reno (Rezyka)

1989 Babes Ahoy (Breiman)

            Chopper Chicks in Zombietown (D. Hoskins)

1991 One False Move (Un faux mouvement) (Franklin)

            For the Boys (id.) (Rydell)

1992 Trouble Bound (Reiner)

1993 The Killing Box (Hickenlooper)

            Blood In, Blood Out (Les princes de la ville) (Hackford)

            Indecent Proposal (Proposition indécente) (Lyne)

            Tombstone (id.) (Cosmatos)

1994 Floundering (McCarthy)

            On Deadly Ground (Terrain miné) (Seagal)

1995 Dead Man (id.) (Jarmusch)

            The Stars Fell on Henrietta (Keach)

1996 The Winner (Cox)

            Sling Blade (id.) (Thornton)

1997 The Apostle (Duvall)

            An Alan Smithee Film – Burn, Hollywood, Burn (An Alan Smithee film) (Hiller)

            U-Turn (id.) (Stone)

1998 Armaggedon (id.) (Bay)

            Primary Colors (id.) (Nichols)

            A Simple Plan (Un plan simple) (Raimi)

            A Gun, A Car, A Blonde (Ames)

            Homegrown (Gyllenhaal)

1999 Pushing Tin (Les aiguilleurs) (Newell)

            Daddy and Them (Thornton)

            South of Heaven, West of Hell (Yoakam)

2000 Down From the Mountain (Doob/Hegedus)

            Waking Up in Reno (Brady)

2001 The Man Who Wasn't There (The barber – L'homme qui n'était pas là) (Coen)

            Bandits (id.) (Levinson)

            Monster's Ball (A l’ombre de la haine) (Forster)

2003 Intolerable cruelty (Intolérable cruauté) (Coen)

            Levity (Solomon)

            Love Actually (Curtis)

            Bad Santa (Zwigoff)

            The Alamo (Alamo) (Lee Hancock)

            Chrystal (McKinnon)

2004 Friday Night Lights (Berg)

2005 The Ice Harvest (Faux amis) (Ramis)

            Bad News Bears (Linklater)

            Mr. Woodcock (Gillespie)

            The Astronaut Farmer (Polish)

            School for Scoundrels (Phillips)

            Fade Out (Cristofer)

Repost 0
15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 12:28

Spielberg-Steven

Qui aurait pu dire, le 18 décembre 1947, que venait de naître un des prodiges du cinéma ? Pas grand monde, excepté peut-être madame Soleil. Toujours est-il que c'est à Cincinnati, dans l'Ohio, que voit le jour le petit Steven Spielberg. Ses parents, Leah et Arnold, le laissent vite exprimer son imagination. Spielberg s'abreuve de Fantasia, Bambi, Peter Pan, et tourne très vite ses premiers petits films avec la caméra Super-8 de son père. Des courts dont la qualité ira crescendo. Dès l'âge de 13 ans, il écrit ses propres scénarios, dessine lui-même des story-boards très détaillés et compose même les musiques de ses films. Curieux de tout, il s'initie également aux maquettes, à l'animation, aux prises de vues image par image, et réalise à 14 ans son premier “vrai” court métrage, Escape to Nowhere, qui recrée les campagnes du maréchal Rommel. Un film pour lequel Spielberg utilise… trois figurants ! Installé à Phoenix avec ses parents, il se prend de passion pour la science-fiction, et tourne en 1964 Fire Light, un film au budget mirobolant de 500 dollars. Diffusé dans une seule salle, il en récoltera 600. Mais 1964 est aussi l'année du divorce de ses parents. Pris dans la tourmente familiale, il s'installe en Californie et se voit refuser l'entrée d'une école de cinéma. Qu'à cela ne tienne : Steven intègre la Cal State University de Long Island, à New York, et suit des cours d'anglais. Mais les quatre années d'université lui permettront surtout de se forger une culture cinématographique. Il découvre alors le cinéma européen, tourne de nombreux films expérimentaux et en visionne à la pelle. En 1968, il fait ses premiers essais dans le 35 mm et réalise le court métrage Amblin, avec l'aide de Allen Daviau, futur chef opérateur de E.T., La couleur pourpre et Empire du soleil. Récompensé à divers festivals, Amblin vaut à son auteur une proposition de la Universal, qui lui offre un contrat de réalisateur télévision. Ainsi, en 1969, Spielberg réalise le pilote de la série "Night Gallery" et, en 1970, un épisode de "Docteur Marcus Welby". Par la suite, il réalisera des épisodes pour les séries "Columbo" ou "Les règles du jeu"… Promis à un bel avenir télévisuel, Spielberg vise cependant plus haut. Aussi, quand sa secrétaire lui présente une nouvelle intitulée Duel, écrite par Richard Matheson, il sent l'opportunité venir. Après treize semaines de tournage, Duel, premier téléfilm personnel de Spielberg, est enfin en boîte. Acclamée lors de sa diffusion, l'œuvre sort en salle en Europe où le triomphe est immédiat, avec aussi à la clé le Grand Prix du Festival d'Avoriaz et quelques autres récompenses. Confiants en l'avenir de Steven Spielberg, David Brown et Richard D. Zanuck proposent à ce jeune talent de tourner son premier long métrage cinéma. Sugarland express est le fruit de cette volonté. L'année suivante, Spielberg s'inscrit définitivement dans le peloton de tête des jeunes réalisateurs américains en sortant Les Dents de la mer. La consécration viendra deux ans plus tard, avec Rencontres du troisième type. Un chef-d'œuvre. Avec son ami George Lucas, qui vient de sortir Star Wars, Spielberg voit grand. A eux deux, ils mettent au point une idée de film : Les aventuriers de l'arche perdue. Le projet se concrétisera, avec le succès que l'on sait, en 1981. Fort de sa renommée, Steven Spielberg réalise le film qui doit succéder, dans sa logique, à Rencontres du troisième type : E.T. Sorti en 1982, le film est un hit gigantesque. Pendant onze années, E.T. détiendra le record de recettes aux États-Unis. Un record qui tombera sous les crocs acérés des tyrannosaures de Jurassic Park, autre réalisation Spielberg. En 1984 sortira le deuxième volet des aventures d'Indiana Jones, produit par Amblin Entertainment, société fondée par Spielberg, Kathleen Kennedy et Frank Marshall. Il rencontrera sa femme sur le tournage. L'argent amassé par les péripéties de l'archéologue Ford permet à Spielberg de changer radicalement de registre et de tourner La Couleur pourpre : le film recevra onze nominations aux Oscars. Empire du soleil et La Liste de Schindler connaîtront le même destin. Après avoir dirigé quelques uns des plus grands dont Audrey Hepburn dans Always en 1990), Steven Spielberg est un réalisateur comblé et un producteur averti : après avoir produit la trilogie Retour vers le futur et quelques autres blockbusters comme Qui veut la peau de Roger Rabbit, Gremlins (dans lequel il fait une apparition à bord d'un fauteuil roulant électrique), Poltergeist (dont il est l'auteur), ou Men in black, Spielberg a créé la série "Les contes de la crypte" (il en a réalisé deux épisodes), et a fondé SKG DreamWorks, avec Jeffrey Katzenberg (ex-responsable des studios Disney) et David Geffen (magnat du disque). Après le spectaculaire Monde perdu, suite de Jurassic Park, Spielberg revient coup sur coup à la fresque historique, d'abord avec Amistad, relatant un épisode de la fin de l'esclavagisme aux Etats-Unis, au XVIIIe siècle, et le très acclamé Il faut sauver le soldat Ryan, situé au moment du débarquement allié en Normandie, avec une impressionnante kyrielle de jeunes talents rassemblés autour de Tom Hanks. Son défi suivant sera d'entrer dans une histoire que lui a légué le monumental Stanley Kubrick, celle d'un jeune androïde programmé pour aimer une famille, le surprenant A.I. – Intelligence artificielle, où, si le jeune Haley Joel Osment fait des prodiges, le film divise la critique. Mais il est difficile d'arrêter une locomotive Spielberg qui peut tenir trois projets de front. Ainsi, à peine A.I. en boîte que le réalisateur s'attelait à Minority Report, autre fable de science-fiction où une brigade de flics a les moyens d'arrêter les criminels avant même qu'ils n'aient agi. Mais lorsque c'est un flic de la brigade qui se retrouve dans le collimateur de ses collègues, l'affaire s'annonce salée. Autre histoire autres stars, c'est Leonardo DiCaprio et Tom Hanks qui enchaînent aussi sec avec Arrête-moi si tu peux, d'après une histoire vraie, où un jeune expert en arnaques parvient à échapper pendant des années au FBI en changeant sans cesse d'identité. Et c’est ensuite avec une histoire inspirée d’un fait divers arrivé à un apatride coincé dans les murs de l’aéroport de Roissy que Spielberg dirige Tom Hanks pour la troisième fois dans Le Terminal. Retournant à ses premières amours extraterrestres, et renouant avec Tom Cruise, Spielberg adapte à la sauce 2005, le célèbre roman de H.G. Wells, Guerre des mondes. Puis Munich, et enfin (!) Indiana Jones 4 et le Royaume du Crâne de Cristal et Les Aventures de Tintin, qu'il voulait adapter depuis près de 30 ans. En 2012, il adapte Cheval de guerre, succès de la littérature de jeunesse puis passe à un autre projet qu'il porte depuis des années : Lincoln, dernier opus de sa trilogie sur l'esclavage.

Voir la filmographie complète

Repost 0
15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 12:27

Né à Newcastle upon Tyne, au nord de l'Angleterre, le 21 juillet 1944, Tony Scott, frère du réalisateur Ridley Scott, se destinait tout d'abord à être peintre. C'est lors de ses études au College of Art de Leeds qu'il commence à s'intéresser à la photo et au cinéma. Il réalise un court métrage d'après une nouvelle d'Ambrose Bierce, One of the Missing. Deux ans plus tard, il signe un second court métrage, intitulé Loving Memory, produit par le British Film Institute et le comédien Albert Finney. En 1973, Scott s'associe à son frère pour créer une société de films publicitaires, RSA. A eux deux, les frères Scott raflent la plus grande partie des récompenses dans ce domaine pour leur créativité et leur imagination. S'inspirant d'une nouvelle de Henry James, Author of Beltraffio, Tony Scott réalise par la suite un film d'une heure pour la BBC, et sa carrière de metteur en scène de cinéma démarre en 1983 avec un gros coup médiatique, Les Prédateurs, un film de vampires ultrasophistiqué réunissant rien moins que Catherine Deneuve, David Bowie et Susan Sarandon. La critique se laisse prendre au jeu, tout en pestant contre l'esthétique publicitaire, un reproche qui va coller à la peau du cinéaste, ainsi qu'à son frère, même si ce dernier se lance dans des aventures plus ambitieuses. Trois ans plus tard, avec Top Gun, Tony Scott met en plein dans le mille et impose sa marque de fabrique : images surléchées, montage de clip, trop souvent au détriment de l'histoire. Le film fera de Tom Cruise LA superstar absolue, et de son réalisateur un metteur en scène de plus en plus demandé à Hollywood pour les grosses machines riches en testostérone. Suivront Le flic de Beverly Hills 2, la suite pétaradante des aventures d'Eddie Murphy avec en bonus une Brigitte Nielsen parfaite en garce façon bombe. Revenge, l'un des films les plus personnels de Tony Scott avec Kevin Costner et Anthony Quinn, qui allie brillamment polar noir et western, mais connaîtra malheureusement des ennuis de production au point de sortir méchamment tronçonné. Retour à un cinéma nettement plus impersonnel avec Jours de tonnerre, dédié au culte de Tom Cruise dans le rôle d'un pilote de course, puis avec Le dernier samaritain, thriller boum-boum-pan-pan dans lequel Bruce Willis fait équipe avec Damon Wayans. Le mouvement de balancier entre blockbuster calibré et tentative d’auteur se poursuit avec d'un côté True Romance, d'après un scénario de Quentin Tarantino et réunissant une pléiade de stars sur le mode de la surenchère et de la frénésie qui fait de ce polar satirique un film culte, et de l'autre côté des œuvres comme USS Alabama, un thriller se déroulant intégralement à bord d'un sous-marin en plongée, et The Fan, où Robert De Niro se pâme d'une admiration obsessive pour Wesley Snipes. Douze ans près Top Gun, Tony Scott retrouve son producteur Jerry Bruckheimer pour Ennemi d'Etat, course-poursuite infernale sur le thème très en vogue du complot gouvernemental, dans lequel le cinéaste fait preuve, à défaut d'originalité, d'un sens du rythme et d’une efficacité somme toute très honorable. Il rassemble ensuite pour Spy Game un duo de belles gueules avec Robert Redford et Brad Pitt, au cœur d'une histoire d'espionnage efficace, avant de plonger Denzel Washington dans la détresse provoquée par la disparition de la fillette dont il était le garde du corps, à l'occasion de Man on Fire, remake d'un thriller musclé d'Elie Chouraqui. En 2005, il s'attaque, avec Domino, à l'histoire incroyable mais vraie d'un top model devenu une redoutable chasseuse de primes et planche sur Emma's War, drame tiré d'un roman de Deborah Scroggins. En 2006, il tourne de nouveau avec Denzel Washington dans Déjà vu, il le retrouve pour la troisième fois en 2009 dans le très agité L'Attaque du train 123, et une quatrième fois en 2010 pour une nouvelle histoire de train : Unstoppable. Les prochaines années seront tout aussi riches en testostérone avec Potsdamer Platz dans lequel Tony Scott dirigera Javier Bardem, Jason Statham et Mickey Rourke entre autres et Nemesis, tous deux prévus pour 2011.



FILMOGRAPHIE

1983 Les prédateurs

1986 Top Gun

1987 Le Flic de Beverly Hills 2

1990 Revenge

1991 Jours de tonnerre

1992 Le Dernier samaritain

1993 True Romance

1995 USS Alabama

1997 The Fan

1998 Ennemi d'Etat

2001 Spy Game

2004 Man on Fire

2005 Domino

2006 Déjà vu
2009 L'Attaque du train 123

2010 Unstoppable

Repost 0
15 février 2006 3 15 /02 /février /2006 12:26

Progéniture bénie des Dieux du célèbre auteur Arthur Miller et de la photographe Inge Morath, Rebecca Augusta Miller voit le jour le 15 septembre 1962 à Roxbury dans le Connecticut. Se prédestinant dans un premier temps à la peinture, la jeune Rebecca s’établit, après des études de peinture à l’Université de Yale, à New York où elle expose ses œuvres chez Leo Castelli et à la galerie Victoria Munroe. Elle entame alors une brève carrière d’actrice, dans des films comme A propos d’Henry de Mike Nichols, Jeux d’adultes d’Alan J. Pakula ou encore Mrs. Parker et le cercle vicieux d’Alan Rudolph. Mais bon sang ne saurait mentir et en 1991, Rebecca écrit et réalise le court métrage Florence, au vu duquel le Cincinnati Ensemble Theater l’invite à mettre en scène une reprise de la pièce de son père, Arthur Miller, “After the Fall”. Décidément attirée par le 7e art, elle écrit et réalise en 1995, son premier long métrage, Angela, qui remporte trois prix au Festival de Sundance : Gotham Award, Filmmakers Trophy et prix de la Meilleure photo, attribué à Ellen Kuras. L’IFP/NY décerne à la réalisatrice son Open Palm Award. Fort de ce premier succès, elle n’en attend pas moins de sept ans avant de mettre en œuvre son deuxième long métrage, Personal Velocity, regroupant trois histoires, chacune inspirée d’une nouvelle de son premier recueil publié sous le même titre en 2001. Le film, interprété par Kyra Sedgwick, Parker Posey et Fairuza Balk, remporte le Grand Prix du Jury au Festival de Sundance 2002 et rapporte le prix de la Meilleure photo à Ellen Kuras. Distribué avec succès sous la bannière d’United Artists, il reçut en outre le John Cassavetes Award aux Independent Spirit Awards 2003. Faisant tout feu de sa plume, Rebecca Miller a adapté récemment pour John Madden la pièce de John Aubern “Proof”, lauréate du Prix Pulitzer, dont les rôles principaux seront tenus à l’écran par Gwyneth Paltrow et Anthony Hopkins, mais c’est pour son troisième long métrage, La Ballade de Jack et Rose, sur l’évolution des relations entre un père et sa fille vivant quasi reclus sur une île isolée, que la réalisatrice revient aujourd’hui derrière la caméra. L’occasion, également, pour cette mère de famille de faire jouer sa super star de mari, Daniel Day-Lewis.

 


FILMOGRAPHIE 
1995 Angela

2002 Personal Velocity

2005 La Ballade de Jack et Rose

Repost 0