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Wikio - Top des blogs - Cinéma

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Présentation

Bonjour,

Sur ce blog, on peut trouver différentes rubriques :

     - Les films d'avril : présentation de nos projets 
     - Critiques ciné : notre avis sur les films qui sont à l'affiche
     - Classiques : critiques de films relativement anciens

     - Filmographies : filmographies des acteurs et réalisateurs qui font l'actualité

     - Qui qu'a joué qui ? : noms des acteurs ayant prêté leur visage et/ou leur voix à des personnages connus

     - Dans quoi c'est-y donc que je l'ai vu ? : rubrique consacrée aux acteurs assez peu connus, souvent seconds rôles, dont on ne connait jamais le nom

     - Verbatim : chaque dimanche, une citation en lien avec les sorties de la semaine... ou non

     - Affiches : certaines affiches de films se ressemblent étrangement. Hommage, coïncidence ou copie ? A vous de juger
     - Actualité : fait d'actualité du cinéma qui nous a marqué

     - Billets d'humeur : nos coups de gueule et réactions à tout ce que nous pouvons lire/voir/entendre

D'autre part, les suggestions de critiques et/ou filmographies sont les bienvenues !
Suite à la consultation des mots clés qui vous amènent sur ce blog, nous vous informons que vous pouvez toujours nous contacter pour nous demander qui jouait "bidule" dans tel film et, si on a la réponse, on vous répondra...
N'hésitez pas à donner votre avis ou a faire des remarques : ce blog est fait pour vivre !

Présentation

Les Films d'avril est le nom que nous avons donné a notre pseudo-boîte de production (qui en réalité n'a pas un rond). Nous réalisons donc des courts métrages que vous pouvez voir sur ce blog, mais surtout, nous sommes CINEPHAGES.
Et comme nous voyons pas mal de films au cinéma, mais aussi en DVD, nous nous permettons de vous donner notre avis en essayant de rester positifs (parce qu'on a pu toucher du doigt l'inverstissement colossal que représente un film, même court, et qu'on n'est pas des critiques frustrés) !

Notre système de notation est le suivant :
 A voir séance tenante
 A ne pas rater
 Se laisse regarder
 Mouais
 Vraiment pas terrible
 Passez votre chemin
Quoi qu'il arrive, n'hésitez pas à donner votre avis ou à émettre des requêtes. Pour cela, vous pouvez nous joindre en laissant un commentaire (ça fait toujours plaisir) ou en nous écrivant :
lesfilmsd.avril@free.fr.
A bientôt !

16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 10:14

mary-poppins.jpg

 

De : Robert Stevenson

Avec : Julie Andrews, Dick Van Dyke…

L’histoire : Les Banks cherchent une nouvelle nounou pour leurs enfants. Arrive Mary Poppins qui va insuffler un peu de fantaisie dans le quotidien de la famille…

Mon avis : Réalisé en 1964, Mary Poppins est le dernier film des Studios Disney à être sorti du vivant de leur fondateur. On peut y voir d’ailleurs une sorte de testament qui bouclerait une boucle. C’est en effet par des courts-métrages mêlant prises de vue réelles et animation que Disney a débuté avec ses Alice Comedies. Et on sent bien que Mr Banks, le père obnubilé par son travail mais qui apprend à passer du temps avec ses enfants, est le parent rêvé par Disney. Côté technique, les effets spéciaux et les animations (récompensées par un Oscar en 1965) ont vraiment bien vieilli. On est d’ailleurs saisis par l’opposition entre le gris de Londres et les couleurs insufflées par Mary Poppins (Julie Andrews, Oscar et Golden Globe de la meilleure actrice pour ce rôle) et son fidèle Burt, sans doute l’un des personnages les plus attachants de Disney. Prolétaire naïf et simple, il transmet les vraies valeurs de la vie : la liberté, la camaraderie et l’enthousiasme face à la magie du quotidien. Le degré de lecture réservé aux adultes tient surtout au jeu sur le double sens des expressions (« mort de rire », « le vent tourne », etc.) et sur la réalité des expériences vécues par les enfants (ont-ils vraiment vécu ce qu’ils racontent ?). En effet, Mary Poppins a toujours l’air de s’étonner des récits qu’ils font de leurs sorties avec elle. En tout cas, s’il est ancré au début du vingtième siècle, Mary Poppins n’est pas sans résonance avec l’époque actuelle : la multiplication des petits métiers de Burt, la crise de confiance provoquée par Michael à la banque de son père, des parents trop pris par leur métier pour s’occuper de leurs enfants… Bref, la morale du film est toujours d’actualité, ce qu’aurait adoré le grand Walt. Seul bémol : les jeunes acteurs qui ne sont pas à la hauteur du casting du film.

Pour l’anecdote, si Mary Poppins comporte la chanson préférée de Walt Disney : "Nourrir les oiseaux", c'est "Chim Chim Cheree" qui a été récompensée d'un Oscar.

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Les Films d'avril - dans Classique
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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 13:40

monika.jpg

 

De : Ingmar Bergman

Avec : Harriet Andersson, Lars Ekborg…

L’histoire : Dans les années cinquante à Stockholm, Monika, une jeune fille désireuse de vivre sa vie, rencontre Harry, un jeune livreur…

Mon avis : Sorti en salles en 1953 avec une publicité racoleuse (le film a été « vendu » comme étant érotique !), Monika a durablement marqué une génération de cinéphiles en soufflant un vent de liberté bien avant la Nouvelle Vague : liberté de corps (Monika est une fille plutôt entreprenante) mais surtout liberté artistique lorsque le réalisateur suédois rompt les conventions techniques en osant deux regards caméra, dont celui de son personnage féminin, devenu très célèbre. Scène troublante (Godard l’a évoqué comme le plan le plus triste du cinéma) dans laquelle Monika, sur le point de tromper son mari, semble prendre à témoin les spectateurs. Heureusement, malgré l’égoïsme flagrant de l’héroïne, le film n’a rien d’une œuvre moralisante. La parenthèse (presque) enchantée située au milieu du film, durant laquelle les amants se réfugient sur une île qui a l’apparence d’un jardin d’Eden rappelle surtout combien il est douloureux de quitter l’insouciance propre à l’adolescence. Cruel sans pour autant être désespéré, Monika est sans doute l’un des films les plus accessibles de Bergman.

Pour l’anecdote, le film (écrit pour Harriet Andersson) a dû être presque entièrement retourné suite à un problème de pellicule rayée. Cela n’a pourtant pas dû être une torture pour le maître suédois qui vivait à l’époque une idylle avec son actrice principale…

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 18:31

allemagne année zéro 

De : Roberto Rossellini

Avec : Edmund Moeschke, Ingetraud Hinze...

L’histoire : Berlin au lendemain de la guerre. Une famille se débat avec les difficultés de la vie : le père malade est soigné par sa fille, le fils aîné, un ancien SS récemment démobilisé, n'ose pas se présenter aux autorités d'occupation et vit caché. Edmund, le fils cadet âgé de douze ans, essaie de faire vivre sa famille à l'aide de petits trafics…
Mon avis : Réalisé  en 1947 dans le quartier français et dévasté de Berlin, Allemagne année zéro clôt la trilogie de Rossellini sur la Seconde Guerre Mondiale, après Rome ville ouverte et Paisà. La légende raconte que c’est Marlène Dietrich en personne, qui aurait alerté Rossellini des difficiles conditions de vie de ses compatriotes. C’est comme cela qu’il faut regarder ce film : comme un témoignage direct du traumatisme du peuple allemand au lendemain de la guerre. Pas de politique ni de misérabilisme dans Allemagne année zéro. Pour Rossellini, les allemands sont un peuple comme les autres. Dans ce qu’il a de meilleur et de pire (l'instituteur malsain qui explique à Edmund qu'il faut éliminer les faibles pour sauver les forts). Allemagne année zéro est un film sur la corruption rampante des idéologies (« Il faut connaître les choses en dehors de toute idéologie » dixit le réalisateur) qui entraînent dans leurs filets trop de victimes innocentes comme le jeune Edmund. Trop innocent pour tout comprendre, et pourtant coupable d'un acte terrible, ce dernier est poussé à se sacrifier. Certains trouveront le symbolisme un peu grossier mais peu importe : difficile de rester de marbre devant ces plans où l’on voit Edmund déambuler sans but dans sa ville détruite. La fin du film, elle, reste inoubliable.

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:21

manhattan.jpg

 

De : Woody Allen

Avec : Woody Allen, Diane Keaton, Mariel Hemingway…

L’histoire : Scénariste de télévision, Isaac Davis est un homme angoissé qui rêve de devenir écrivain. À 42 ans, son métier l’ennuie et sa vie sentimentale est plus que chaotique : son épouse l’ayant quitté pour une femme, il se console en fréquentant Tracy, une jeune fille de dix-sept ans. Tout se complique lorsque son meilleur ami lui présente sa maîtresse…

Mon avis : Sorti en salles en 1979, Manhattan est sans doute le film le plus connu de Woody Allen, en tout cas, celui qui lui aura apporté une reconnaissance mondiale, tant critique que public. Curieusement, ce film là ne figure pas parmi les préférés du cinéaste (selon la légende, Allen était à l'époque si mécontent de son travail sur Manhattan qu'il offrit à United Artists de réaliser un autre film gratuitement s'ils acceptaient de laisser celui-ci reposer au fond d'un placard !) Entièrement réalisé en noir et blanc, Manhattan est une déclaration d’amour à son quartier fétiche. Evidemment, les apitoiements de ses bobos avant l’heure, névrosés et souvent largués dans leur vie sentimentale, pourra laisser de marbre ceux qui préfèrent un cinéma plein de bruit et de fureur. L’histoire est assez simple, le film se révèle et les personnages masculins sont assez médiocres (lâches et pusillanimes). Mais les dialogues acerbes et enlevés (« Pour qui te prends-tu ? Pour Dieu ? - Il faut bien que je prenne quelqu'un pour modèle...), la critique d’un certain intellectualisme dédaigneux et la superbe photographie de Gordon Willis (Le Parrain), en font une oeuvre vraiment singulière, sorte de  poème urbain sur un New York intemporel et fantasmé. Et puis le visage de Woody amoureux, à la fin du film…

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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 08:26

septieme-sceau.jpg

 

De : Ingmar Bergman

Avec : Max von Sydow, Bibi Andersson…

L’histoire : De retour des croisades, le chevalier Antonius Blok rencontre la Mort sur son chemin. Il lui demande un délai et propose une partie d'échecs. Dans le même temps, il rencontre le comédien Jof et sa famille…

Mon avis : Le titre et les premières paroles du film évoquant l’Apocalypse selon Saint Jean, le spectateur devine assez vite qu’avec Le Septième sceau, il ne va  se tenir les côtes pendant quatre-vingt dix minutes. Film ouvertement métaphysique, cet opus bergmanien pose des plus frontalement les questions qui hantent le cinéaste (fils de pasteur, rappelons-le) : « Dieu existe-il ? Si oui, pourquoi son silence ? La vie a-t-elle un sens ? » Réalisé en 1956 et sorti en pleine guerre froide, il fit découvrir le cinéma suédois et contribua à la grande notoriété de Bergman. Sélectionné à Cannes en 1957 où il remporta le prix spécial du jury, Le Septième sceau était l’un des films préférés du cinéaste, même s’il le considérait comme imparfait. Il est vrai que le jeu parfois théâtral et les différents tableaux (inégaux ou sans intérêt pour l’avancée de l’intrigue) ont quelque peu vieilli. Heureusement, le film possède une esthétique irréprochable, si bien que certaines images marquantes et impressionnantes (le jeu d’échecs avec la mort, la procession du village) sauvent le film de l’austérité ennuyeuse. Le Septième sceau intéresse surtout par les questions qu’il soulève, et par le portrait que le cinéaste propose de lui-même. Voilà sans doute pourquoi il accorde un traitement égal à ses personnages : un couple de baladins (âmes pures et porteuses de vie), un  chevalier à l’esprit torturé par ses questions existentielles et un écuyer sceptique. Un film à voir, même si on peut lui préférer (et de loin) Les Fraises sauvages, Monika ou Vers la joie. Petite anecdote : en 2009, deux ans après la mort du réalisateur, les héritiers de Bergman ont vendu à sa demande des effets personnels lui appartenant. Parmi, les lots, le fameux jeu d’échecs qui apparaît dans le film. Devinez quoi ? Il manquait une pièce, celle du roi…

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 18:16

Voyage-en-Italie.jpg

 
De : Roberto Rossellini
Avec : Ingrid Bergman, George Sanders…

L’histoire : Un couple d’anglais se voit contraint de se rendre à Naples pour régler un héritage. Une fois sur place, les deux époux réalisent qu’ils ne sont peut-être pas faits l’un pour l’autre…

Mon avis : Réalisé en 1953, Voyage en Italie traite de l’incommunicabilité au sein du couple. C’est bien connu, les voyages forment la jeunesse, mais qu’en est-il des vieux amants ? Rossellini plonge ses personnages dans un univers qu’ils ne connaissent pas, révélateur des tensions et autres différends non exprimés. Loin de ses bases, le couple se fissure. Le personnage de Katherine comble l’ennui en visitant musées et autres sites archéologiques. Son mari, lui, cède à la frivolité et est presque tenté par une aventure sans lendemain. Curieux film que ce voyage-là : entre néo-réalisme (on voit bien que les plans de Naples vus de la voiture sont « volés ») et modernité (dramaturgie en berne), le rythme du film est languide, presque mortifère malgré le soleil de Naples. Ce n’est pas un hasard si l’on croise autant de statues, de crânes et de ruines dans ce film qui annonce clairement les œuvres à venir d’Antonioni. Un film d’ailleurs prémonitoire pour le couple Rossellini/Bergman (dont la liaison fit scandale en Italie dès 1948) qui se séparera quatre ans après ce film déroutant et inclassable…

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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 09:26

taxi-driver.jpg

 A tombeau ouvert

De : Martin Scorsese

Avec : Robert de Niro, Jodie Foster, Harvey Keitel…

L’histoire : Années 70. Vétéran de la Guerre du Vietnam, Travis Bickle est chauffeur de taxi à New York. Ses rencontres nocturnes et la violence quotidienne le dégoûtent de plus en plus. Il se charge bientôt de délivrer une prostituée mineure de ses souteneurs…

Mon avis : Palme d’or à Cannes en 1976, Taxi Driver est sans doute le film qui illustre le mieux toutes les frustrations engendrées par la solitude urbaine. Le scénario de Paul Schrader (La Dernière tentation du Christ), écrit en une dizaine de jours, est une véritable plongée en enfer qui évoque à la fois L’Etranger de Camus et les œuvres fiévreuses de Dostoïevski. Scorsese (qui fait une apparition flippante dans le rôle d’un mari trompé) n’avait peut-être pas encore trouvé le style flamboyant qui sera sa marque de fabrique (Les Affranchis, Les Infiltrés), mais sa mise en scène impressionne déjà par son rythme (ralentis ou accélérations de l’image) et son découpage (le carnage final, excessif mais cohérent, reste d’une puissance visuelle inouïe encore aujourd’hui). Taxi Driver doit également beaucoup à l’interprétation saisissante de De Niro, qui apporte une ambiguïté incroyable au personnage de Bickle (le type rêve de nettoyer la ville mais emmène sa petite amie dans un cinéma porno pour le premier rendez-vous !), personnage qui se situe, selon Scorsese, « quelque part entre Charles Manson et Saint Paul ». Il va sans dire que le film, célèbre également pour sa réplique culte « You talking to me ? », improvisée par De Niro et Scorsese, n’a pas volé son statut de film culte…

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28 novembre 2011 1 28 /11 /novembre /2011 09:19

soleil-vert.jpg

 

De : Richard Fleisher

Avec : Charlton Heston, Edward G. Robinson...

L’histoire : En 2022, les hommes ont épuisé les ressources naturelles. Seul le soleil vert, sorte de pastille, parvient à nourrir une population miséreuse qui ne sait pas comment créer de tels aliments. Accompagné de son fidèle ami, un policier va découvrir l'effroyable réalité de cette société inhumaine…

Mon avis : Sorti en 1973, Soleil Vert est l’un des films d’anticipation les plus marquants réalisés. Baignant dans une atmosphère étouffante, renforcée par les filtres jaunes donnant un aspect permanent de pollution, ce petit bijou n’a rien perdu de son impact prophétique. Direct (le film ne dure que 90 minutes), surprenant (ces « femmes » devenues des meubles pour les riches hommes célibataires…) et même très émouvant (la scène d’euthanasie), Soleil Vert dénonce les abus d’une société à l’industrialisation forcenée et d’une humanité sur le point de disparaître, sans faire la morale. Ce qui sans doute explique pourquoi il a remporté le Grand Prix du Festival d'Avoriaz en 1974. A noter : Soleil Vert fut le dernier film du grand Edward G. Robinson (Le Petit César, La Femme au portrait) décédé d’un cancer quelques semaines après le tournage.

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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 08:41

vincent-francois-paul-et-les-autres.jpeg

 Mes amis, mes amours, mes emmerdes

De : Claude Sautet

Avec : Yves Montand, Michel Piccoli, Serge Reggiani…

L’histoire : Des amis de longue date, Vincent, François, Paul se retrouvent régulièrement avec d'autres, dont le jeune boxeur Jean, pour boire, manger ou pour passer des fins de semaine à la campagne à discuter ensemble. Tous traversent plus ou moins une mauvaise passe sentimentale ou professionnelle.

Mon avis : Radiographie impressionniste de la classe moyenne des années Pompidou, Vincent, François, Paul et les autres est l’un des plus populaires des films de Claude Sautet. Entre tranches de vie et chronique de mœurs, ce portrait de groupe possède une justesse de ton qui en fait toute sa richesse. Sautet et sa mise en scène discrète mettent remarquablement en valeur le talent des comédiens, tour à tour hâbleurs ou en proie au doute. Seulement, on aurait aimé en savoir davantage sur le parcours de ces amitiés et on aurait également apprécié voir certains personnages plus développés (celui de Reggani, par exemple, véritable ciment du groupe). Bien sûr, certaines situations paraissent aujourd’hui presque désuètes dans leur approche (les flashbacks sur la femme qui s’en va) et pourtant... L’acuité du réalisateur et son casting quatre étoiles en font l’œuvre phare d’une époque (pas un seul plan sans qu’une clope ne soit allumée) et d’un certain cinéma français…

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28 août 2011 7 28 /08 /août /2011 10:51

dragon-recalcitrant.jpg

 

De : Hamilton Luske

L’histoire : Un petit garçon passionné d’histoires de chevaliers et de dragons rencontre un dragon récalcitrant qui aime pique-niquer et faire des vers.  Mais la population effrayée fait appel à Sir Giles, un chevalier pas comme les autres…

Mon avis : Si le personnage du petit garçon intrépide n’a que peu d’intérêt, on ne peut pas dire que ce soit le cas de ceux du dragon et du chevalier. Le dragon bleu aux longs cils récitant de la poésie de sa voix haut perchée et refusant de se battre a tout du schtroumpf coquet et le chevalier, sorte de Don Quichotte sans Dulcinée, est tout autant éloigné de son image d’Epinal. Et c’est précisément ce qui est intéressant dans ce court-métrage datant de 1941. Si les Studios Disney ne sont pas à l’époque l’empire qu’ils sont devenus aujourd’hui, les scénaristes s’inspirent déjà clairement des contes traditionnels et se permettent ici d’en travestir les codes. Et ils vont même jusqu’à proposer une mise en abîme de leur métier d’amuseurs en transformant un combat sanglant en un spectacle dont seuls les villageois sont dupes. Bref, si ce n’est pas un chef d’œuvre, Le Dragon récalcitrant mérite tout de même votre attention… Et plus encore si vous parvenez à vous procurer le documentaire (en zone 1, hélas, et donc absent du DVD distribué en France) sur les Studios Disney et les animateurs en train de plancher sur le film d’animation du même nom.

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