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Wikio - Top des blogs - Cinéma

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Présentation

Bonjour,

Sur ce blog, on peut trouver différentes rubriques :

     - Les films d'avril : présentation de nos projets 
     - Critiques ciné : notre avis sur les films qui sont à l'affiche
     - Classiques : critiques de films relativement anciens

     - Filmographies : filmographies des acteurs et réalisateurs qui font l'actualité

     - Qui qu'a joué qui ? : noms des acteurs ayant prêté leur visage et/ou leur voix à des personnages connus

     - Dans quoi c'est-y donc que je l'ai vu ? : rubrique consacrée aux acteurs assez peu connus, souvent seconds rôles, dont on ne connait jamais le nom

     - Verbatim : chaque dimanche, une citation en lien avec les sorties de la semaine... ou non

     - Affiches : certaines affiches de films se ressemblent étrangement. Hommage, coïncidence ou copie ? A vous de juger
     - Actualité : fait d'actualité du cinéma qui nous a marqué

     - Billets d'humeur : nos coups de gueule et réactions à tout ce que nous pouvons lire/voir/entendre

D'autre part, les suggestions de critiques et/ou filmographies sont les bienvenues !
Suite à la consultation des mots clés qui vous amènent sur ce blog, nous vous informons que vous pouvez toujours nous contacter pour nous demander qui jouait "bidule" dans tel film et, si on a la réponse, on vous répondra...
N'hésitez pas à donner votre avis ou a faire des remarques : ce blog est fait pour vivre !

Présentation

Les Films d'avril est le nom que nous avons donné a notre pseudo-boîte de production (qui en réalité n'a pas un rond). Nous réalisons donc des courts métrages que vous pouvez voir sur ce blog, mais surtout, nous sommes CINEPHAGES.
Et comme nous voyons pas mal de films au cinéma, mais aussi en DVD, nous nous permettons de vous donner notre avis en essayant de rester positifs (parce qu'on a pu toucher du doigt l'inverstissement colossal que représente un film, même court, et qu'on n'est pas des critiques frustrés) !

Notre système de notation est le suivant :
 A voir séance tenante
 A ne pas rater
 Se laisse regarder
 Mouais
 Vraiment pas terrible
 Passez votre chemin
Quoi qu'il arrive, n'hésitez pas à donner votre avis ou à émettre des requêtes. Pour cela, vous pouvez nous joindre en laissant un commentaire (ça fait toujours plaisir) ou en nous écrivant :
lesfilmsd.avril@free.fr.
A bientôt !

19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 10:04
Garde à vue

De : Claude Miller

Avec : Lino Ventura, Michel Serrault, Romy Schneider…

L’histoire : Le soir du 31 décembre, Jérôme Martinaud, un notaire, est convoqué au commissariat afin de témoigner sur l'assassinat et le viol de deux petites filles. Les inspecteurs Gallien et Belmont, persuadés de la culpabilité du notable, le mettent en garde à vue...

Mon avis : Sorti en salles il y a déjà 32 ans, Garde à Vue est un huis-clos prenant qui n’a rien perdu de son efficacité. D’abord parce que les acteurs sont impeccables (Michel Serrault surtout, tout simplement génial dans ce rôle ambigu), et que leur face à face crée une tension dans chaque scène. Chacun porte en effet un masque social (le flic, le notaire) qu’ils vont peu à peu laisser tomber à mesure que la vérité des êtres se précise. Surtout, les dialogues signés Michel Audiard s’avèrent particulièrement brillants dans l’évocation de la bassesse humaine ("Les Français aiment bien écrire à la police. Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ?"). La réalisation aussi a bien vieilli, même si la fin de certains plans peut surprendre. D’une durée très courte (84 minutes), Garde à vue reste sans conteste l’un des meilleurs films français des années 1980. Pour l’anecdote, le film (qui obtiendra quatre César dont meilleur acteur pour Serrault et meilleur scénario original) est sorti en salles le 23 septembre 1981, soit cinq jours après l’abolition de la peine de mort en France…

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Les Films d'avril - dans Classique
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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 15:57
THX 1138

De : George Lucas

Avec : Robert Duvall, Donald Pleasence…

L’histoire : Au XXVe siècle, dans une société où chacun s'identifie par un code de 3 lettres et 4 chiffres, THX 1138 est un technicien ordinaire travaillant sur une chaîne d'assemblage. Un jour, il commet un acte interdit par la loi : lui et sa compagne font l'amour pour la première fois…

Mon avis : Premier film de George Lucas, THX 1138 est un film d’anticipation aussi glaçant qu’hypnotique. Dans des décors d’une blancheur trop dense, le réalisateur décrit une société aliénante où le libre arbitre a totalement disparu. Comme dans le livre culte Un bonheur insoutenable de Ira Levin (sorti en 1970, soit un an après le début du tournage), les habitants sont soumis à un régime médicamenteux qui anesthésie toute émotion et sentiment. Pas de doute là-dessus : THX 1138 est un film anxiogène. Et formellement impressionnant. Certes, l’histoire est assez basique et le spectateur a droit à des scènes incorporant des dialogues pseudo-techniques assez incompréhensibles mais l’ensemble démontre le talent visuel de Lucas. Le film permet également un premier contact avec les petites obsessions du réalisateur (des robots très polis, des bâtons avec un drôle de bruit de sabres lasers, etc.…). Produit par un certain Francis Ford Coppola, ce THX 1138 tient encore bien la route…

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Les Films d'avril - dans Classique
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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 15:54
L'Homme qui en savait trop

De : Alfred Hitchcock

Avec : James Stewart, Doris Day…

L’histoire : En vacances au Maroc avec sa femme et son fils, le Dr McKenna fait la connaissance d'un Français qui sera assassiné sous leurs yeux le lendemain de leur rencontre. Quelques jours plus tard, son fils est enlevé. Le couple va donc devoir mener son enquête…

Mon avis : Sorti en salles en 1956, L’Homme qui en savait trop est le remake d’un film réalisé par le maître anglais en 1934. Une fois encore, le suspense monte crescendo jusqu’au dénouement final, le spectateur ayant entre temps voyagé entre Marrakech (son souk et ses femmes voilées) et Londres (filmée comme un labyrinthe un peu flippant). Mais Hitchcock se fend surtout d’un morceau de bravoure très gonflé, véritable film dans le film : la fameuse scène du « concert », où pendant plus de huit minutes, aucune parole n’est prononcée ! Les spectateurs qui découvriront L’Homme qui en savait trop lui trouveront un rythme assez lent et quelques facilités de scénario, mais le film, sans être le meilleur d’Hitchcock, procure un vrai plaisir de cinéphile, tant dans la forme (les gros plans distillant toujours une étrangeté) que dans le fond (la femme de McKenna est bien plus qu’un faire valoir au « héros »). Et puis il y a la classe de James Stewart…

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 13:44
Le Parrain - 3e partie

De : Francis Ford Coppola

Avec : Al Pacino, Andy Garcia, Sofia Coppola…

L’histoire : 1979, à New York. A soixante ans, Michael Corleone désire à la fois renouer avec les siens et se réhabiliter aux yeux de la société, surtout de l'Eglise. Mais sa vie passée et ses anciens ennemis vont très vite le rattraper…

Mon avis : Un homme comme Michael Corleone peut-il connaître la rédemption ? C’est la grande (et belle) question qui hante ce troisième et dernier opus consacré à la Mafia par Coppola. Désireux de s’amender (en tentant même de sauver la vie du Pape !), Michael devient un vrai héros de tragédie grecque. Et le réalisateur de se transformer en moraliste et illustrer le fameux précepte : "La violence engendre la violence". Pire que tout : cette dernière finit forcément par toucher les plus innocents. Etrangement, Le Parrain 3e partie a été étrillé par les critiques de l’époque. On se demande bien pourquoi tant l’homogénéité visuelle et thématique de la saga saute aux yeux. Sans oublier les petites marottes du réalisateur : commencer chaque film par une fête de famille, ou encore la volonté d’ancrer son histoire dans la réalité de chaque époque (ici, les liens troubles entre la Banque du Vatican et le Mafia). Une déception sans doute excitée par l’attente (deux ans séparent les deux premiers Parrain tandis que seize ans séparent les deux derniers !) et aiguisée par les accusations de népotisme concernant Coppola qui faisait tourner sa fille Sofia, remplaçant au pied levé une Winona Ryder à l’époque trop épuisée pour tourner. Certes, Sofia Coppola ne livre pas une prestation inoubliable. Mais son « amateurisme » (fraîcheur diront les plus indulgents) sied plutôt bien à son personnage, sorte de débutante présentée à un bal un peu particulier. Hasard du calendrier, Le Parrain 3e partie est sorti dans les salles américaines la même année que Les Affranchis de Martin Scorsese, ami de longue date de Coppola et dont la mère Catherine fait une apparition dans le film !

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 13:39
Le Parrain - 2e partie

De : Francis Ford Coppola

Avec : Al Pacino, Robert De Niro, Robert Duvall…

L’histoire : Michael Corleone a succédé à son père Vito à la tête de la famille. Il dirige à présent les affaires des Corleone d'une main implacable, en éliminant ses ennemis les uns après les autres. Mais en faisant preuve que d'une autorité dévastatrice, il va s'éloigner peu à peu des personnes qu'il aime…

Mon avis : Réalisé deux ans après Le Parrain, cette suite s’inscrit dans la même veine que son illustre prédécesseur. Son réalisateur affirma même à la revue Positif en 1974 : "Chacune des scènes [du Parrain 2e partie] est faite à rappeler une scène du premier."

Dans une ambiance mortifère, on y voit Michael devenir un chef de guerre et surtout un despote implacable digne des Borgia (pour l’anecdote, Mario Puzo le scénariste a écrit un roman sur cette "sympathique" famille). Le film décrit patiemment comment sa soif de pouvoir va augmenter sa solitude et surtout comment son ambition démesurée va le conduire à la déchéance morale. "Garde tes amis près de toi et tes ennemis plus près encore" confie Michael à l’un de ses associés. La difficulté étant bien sûr de faire la différence entre les uns et les autres. Dans ce rôle de chef de clan à la charge inhumaine, Pacino, le regard morne mais la voix toujours prête à rugir, s’avère aussi impressionnant que glacial. Le Parrain 2e partie est également l’occasion pour Coppola de décrire l’une des aspects les plus troubles de l’Amérique des Kennedy : l’entente plus que cordiale qui liait nombre de politiciens et hommes d’affaires avec la Mafia. Mais la grande idée de cette suite est d’avoir inventé un passé à Vito Corleone. Dans ce rôle, on retrouve un De Niro (déjà grand) qui n’hésite pas à emprunter les mêmes tics et voix éraillée de Marlon Brando. Il obtint d’ailleurs pour ce rôle l’Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 1975.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 20:50
Le Parrain

De : Francis Ford Coppola

Avec : Marlon Brando, Al Pacino, Robert Duvall…

L’histoire : En 1945, à New York, les Corleone sont une des cinq familles de la Mafia. Sollozzo, "parrain" de la famille Tattaglia, propose à Don Vito une association dans le trafic de drogue, mais celui-ci refuse. L’influence de la famille Corleone est alors menacée…

Mon avis : Sorti en salles en 1972, Le Parrain reste toujours l’une des références du film de gangsters. Ce film fleuve, à la structure audacieusement romanesque pour l’époque, exerce encore aujourd’hui un vrai pouvoir de fascination, pour de bonnes comme de mauvaises raisons. L’air funèbre joué à la trompette (signé Nino Rota), la lumière tamisée de Gordon Willis et les répliques cultes (« Je vais lui faire une offre qu’il ne pourra pas refuser ») font tout le sel de cette très ambitieuse fresque familiale. Rares sont les réalisateurs à avoir donné corps à une mythologie cinématographique. Coppola y est parvenu. Le réalisateur prend d’ailleurs tout son temps pour installer son histoire, si bien que le spectateur qui découvrira le film pour la première fois sera sans doute surpris par son rythme élégiaque. Certes, le style de Coppola ne fait pas dans le spectaculaire, ni dans la vitesse. Mais si sa mise en scène se révèle plus classique que ses amis Scorsese ou De Palma, elle sait aussi se montrer sèche, voire brutale. Bref, d’un réalisme glaçant. A ce titre, la scène finale, alternant baptême (le bébé de 3 jours n’est autre que Sofia Coppola !) et assassinats des chefs des familles rivales, reste très forte visuellement, Pour information, rappelons que Le Parrain obtint trois Oscars en 1973 : meilleur film, meilleur adaptation et meilleur acteur pour Brando (qui envoya une jeune indienne aller le chercher à sa place).

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 08:19

Liberty-Valance.jpg

 

De : John Ford

Avec : James Stewart, John Wayne, Vera Miles…

L’histoire : A l'enterrement de son ami Tom Doniphon, le sénateur Stoddard explique à un journaliste comment les deux hommes débarrassèrent l’état du tueur Liberty Valance et comment lui gagna ses galons de sénateur…

Mon avis : Réalisé en 1961, L’Homme qui tua Liberty Valance est l’un des classiques indémodables de John Ford. Aujourd’hui encore, sa vision ambiguë du mythe de l’ouest surprend. Parce qu’il met en valeur deux fondements de la civilisation américaine, la domination (incarnée par John Wayne) et le droit (James Stewart), mais sans toutefois les opposer, le film se teinte parfois de nostalgie, voire d’amertume. Car la vérité d’un homme n’a parfois rien à voir avec celle de l’inconscient collectif. Et les vrais héros de ne pas toujours être reconnus pour ce qu’ils ont fait. Quelle idée formidable de réunir les deux acteurs les plus populaires du cinéma américain de l’époque ! Le duo formé par Wayne, hâbleur et taquin (il surnomme l’avocat qui débarque « pèlerin ») et Stewart, avec son éternel air de ne pas être où il doit être, se complète à merveille, même si, il faut le dire, les deux acteurs sont trop âgés pour leur rôles. Le reste du casting n’est pas mal non plus avec la présence de Lee Marvin et Lee Van Cleef en méchants de service. Avec ses célèbres répliques (« C’est mon steak, Valance ! » ou bien « Quand la légende devient réalité, imprimez la légende. ») et son aspect politique (Ford, Wayne et Stewart votaient républicain) mais humaniste, le film n’a pas usurpé son statut de classique du western…

 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 09:27

le-fanfaron.jpg

 

De : Dino Risi

Avec : Vittorio Gassman, Jean-Louis Trintignant…

L’histoire : À Rome, un 15 août, Bruno quadragénaire hédoniste rencontre Roberto, un étudiant en droit resté en ville pour préparer des examens. Ensemble, ils entreprennent un périple en voiture…

Mon avis : Film emblématique de la « comédie à l’Italienne », Le Fanfaron a plutôt bien traversé les années. Cette escapade est rythmée (l’impulsif Bruno et sa fascination pour la vitesse imprimant sa marque sur la narration), surprenante et assez profonde en définitive. Sous des airs de comédie légère (l’affiche française de l’époque est d’une nullité affligeante), Le Fanfaron emmène ses spectateurs sur des versants doux-amers et grinçants mais ne se vautre pas dans la caricature outrée. Pour sûr, la dolce vita et le farniente en prennent pour leur grade ! Le film doit beaucoup de son charme à ses interprètes principaux : Gassman est épatant en quadragénaire hâbleur, limite « vieux beau » et Trintignant s’avère touchant en étudiant timide en voie d’émancipation. A noter : les surprenants plans de Rome presque vide au début du film, qui rappellent combien ses quartiers populaires sont cinégéniques (revoir Journal intime ou du Déjeuner du 15 août)…

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 15:42

Blow-Up.jpg 

 

De : Michelangelo Antonioni

Avec : David Hemmings, Vanessa Redgrave…

L’histoire : A Londres dans les années 60. Un photographe de mode londonien prend des clichés volés d’un couple mystérieux s’embrassant dans un parc. En développant les photos, il découvre qu’il a probablement été le témoin d’un meurtre…

Mon avis : Blow-up ou l’exemple typique du film arty suscitant autant la fascination chez les uns que l’indifférence chez les autres. La faute à un script minimaliste, à des dialogues volontairement (?) creux (« J’ai vu le corps d’un homme mort ce matin. – Qui était ce ? – Quelqu’un.», à un personnage principal tête à claques et à des scènes étirées et un peu inutiles (la scène où les deux groupies, dont Jane Birkin, se battent à moitié nues n’avance nullement l’intrigue) et un propos pseudo-philosophique du genre « la vérité n’est pas la réalité que l’on vit ». Pourtant, pour ceux que la lenteur hypnotise, Blow-up comporte quelques scènes marquantes : celles dans le parc, par exemple (joli travail avec le son) ou bien celle dans laquelle le photographe développe ses clichés et découvre une véritable scène de meurtre. Sans dialogue (tant mieux !) et rythmées par le bruit du vent ou le bruit du papier, elles sont la substantifique moelle d’une œuvre mystérieuse, techniquement séduisante (les travellings en voiture) mais trop déroutante (la scène de concert s’apparente à du remplissage) pour emballer totalement.

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 10:56

citizen-kane.jpg

  

De : Orson Welles

Avec : Orson Welles, Joseph Cotten, Dorothy Comingore...

L’histoire : A la mort du grand magnat Charles Foster Kane, des journalistes essaient de percer le secret du dernier mot qu’il prononça avant sa mort : « Rosebud »…

Mon avis : Tout a été dit ou écrit sur ce film, sans doute le préféré des cinéastes (dont Steven Spielberg) et de la critique (en 2007, 78 critiques et historiens réunis par les Cahiers du Cinéma du cinéma l’ont élu meilleur film de tous les temps). Mais une question se pose cependant : comment revoir ce film en oubliant sa notoriété et de son statut officiel de chef d’œuvre ? Réalisé en 1941 par un jeune homme de vingt-six ans auquel les studios avaient donné carte blanche, Citizen Kane fait figure d’intouchable dans les cercles de cinéphiles. Ayant vu le film il y a plus de vingt ans, il ne m’avait pourtant pas laissé un souvenir mémorable. Je me souviens même m’y être un peu ennuyé… A la revoyure, Citizen Kane dévoile toute sa richesse, essentiellement technique ! Cadrages incroyables (le meeting de Kane), fondus enchaînés, profondeur de champ jamais vue jusqu’alors, c’est un véritable festival de prouesses visuelles. Les premières images sont inoubliables (plans très sombres de Xanadu le palais de Kane, suivi de la fabuleuse scène de la boule à neige qui se fracasse sur le sol). Qu’est-ce qui fait alors que ce film ne figure pas sur la liste de mes films préférés ? Le jeu des acteurs est pourtant très bon (Welles est magnétique), le scénario à tiroirs soigné (les témoignages de ceux qui ont côtoyé le magnat) et les images sublimes. A mon avis, le vrai problème de Kane est qu’il ne m’a pas ému, ni emporté tout simplement. Si l’idée de départ s’avère brillante (peut-on définir un homme avec les dernières paroles qu’il a prononcées ?) et l’évocation de la fin de l’innocence bienvenue, il est difficile d’éprouver de l’empathie pour ce personnage bigger than life (Randolph Hearst et Howard Hughes se sont d'ailleurs sentis visés), dont l’esprit de conquête en fait un pur produit de sa nation, dont la déchéance est évidemment programmée. La fin du  film incite tout de même à une certaine réflexion : le mystère de Kane ne sera jamais résolu (même si le spectateur connaîtra la signification du mot Rosebud), et ainsi doit-il en être pour tous les hommes de la planète. Oui, Orson Welles était génial. Sur ce blog, nous préférons (et de loin) la noirceur et la moiteur de La Soif du mal à ce Kane révolutionnaire mais qui nous a quand même laissés sur notre faim…

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