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Wikio - Top des blogs - Cinéma

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Présentation

Bonjour,

Sur ce blog, on peut trouver différentes rubriques :

     - Les films d'avril : présentation de nos projets 
     - Critiques ciné : notre avis sur les films qui sont à l'affiche
     - Classiques : critiques de films relativement anciens

     - Filmographies : filmographies des acteurs et réalisateurs qui font l'actualité

     - Qui qu'a joué qui ? : noms des acteurs ayant prêté leur visage et/ou leur voix à des personnages connus

     - Dans quoi c'est-y donc que je l'ai vu ? : rubrique consacrée aux acteurs assez peu connus, souvent seconds rôles, dont on ne connait jamais le nom

     - Verbatim : chaque dimanche, une citation en lien avec les sorties de la semaine... ou non

     - Affiches : certaines affiches de films se ressemblent étrangement. Hommage, coïncidence ou copie ? A vous de juger
     - Actualité : fait d'actualité du cinéma qui nous a marqué

     - Billets d'humeur : nos coups de gueule et réactions à tout ce que nous pouvons lire/voir/entendre

D'autre part, les suggestions de critiques et/ou filmographies sont les bienvenues !
Suite à la consultation des mots clés qui vous amènent sur ce blog, nous vous informons que vous pouvez toujours nous contacter pour nous demander qui jouait "bidule" dans tel film et, si on a la réponse, on vous répondra...
N'hésitez pas à donner votre avis ou a faire des remarques : ce blog est fait pour vivre !

Présentation

Les Films d'avril est le nom que nous avons donné a notre pseudo-boîte de production (qui en réalité n'a pas un rond). Nous réalisons donc des courts métrages que vous pouvez voir sur ce blog, mais surtout, nous sommes CINEPHAGES.
Et comme nous voyons pas mal de films au cinéma, mais aussi en DVD, nous nous permettons de vous donner notre avis en essayant de rester positifs (parce qu'on a pu toucher du doigt l'inverstissement colossal que représente un film, même court, et qu'on n'est pas des critiques frustrés) !

Notre système de notation est le suivant :
 A voir séance tenante
 A ne pas rater
 Se laisse regarder
 Mouais
 Vraiment pas terrible
 Passez votre chemin
Quoi qu'il arrive, n'hésitez pas à donner votre avis ou à émettre des requêtes. Pour cela, vous pouvez nous joindre en laissant un commentaire (ça fait toujours plaisir) ou en nous écrivant :
lesfilmsd.avril@free.fr.
A bientôt !

18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 10:53

Bergman-Ingmar.jpg

« Le cinéma en tant que rêve, le cinéma en tant que musique. Aucun art ne traverse, comme le cinéma, directement notre conscience diurne pour toucher à nos sentiments, au fond de la chambre crépusculaire de notre âme. »

Ingmar Bergman in Laterna Magica

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Les Films d'avril - dans Verbatim
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12 mars 2012 1 12 /03 /mars /2012 10:24

cheval-de-guerre.jpg Chevauchée fantastique

De : Steven Spielberg

Avec : Jeremy Irvine, Peter Mullan, Emily Watson...

L’histoire : Le jeune Albert travaille dans une ferme anglaise avec ses parents. Un jour, son père achète un cheval fougueux pour les aider dans leur travail. Albert est très proche de son cheval, Joey. Mais lorsqu’en 1914 l’Angleterre entre en guerre contre l’Allemagne, l'animal est vendu à la cavalerie britannique et envoyé au front…

Mon avis : Quelques mois après le trépidant Tintin, Steven Spielberg livre un nouveau film qui démontre une nouvelle fois toute sa virtuosité (allez, osons le mot génie !) et son sens du spectacle. Cheval de guerre est surtout un croisement singulier où le réalisateur développe un de ses thèmes favoris (l’innocence bafouée et mise en danger) tout en rendant un hommage frappant à ses maîtres de cinéma : John Ford (que le jeune Steven rencontra à l’âge de 15 ans) et Stanley Kubrick. Le film nous plonge pendant près d’une heure dans une campagne que n’aurait pas reniée le Ford de L’homme tranquille, pour ensuite nous plonger dans l’horreur des tranchées qui nous rappelle Les Sentiers de la gloire. Heureusement, ces références ne sont pas écrasantes chez Spielberg dont le savoir-faire est tel qu’il sait se les approprier sans paraître ridicule. Question mise en scène, Cheval de guerre est bluffant : travellings (la guerre des tranchées), montage (la charge des anglais dans le bois) et cadrages sont remarquables. Le film a un tout de même un petit défaut : tous les personnages (dont les allemands et les français) parlent anglais et le procédé est un peu gênant. Mais cela n’empêche pas de goûter et d’apprécier ce grand spectacle (produit par Amblin, Dreamworks et Walt Disney, sans être pour autant un film pour enfants !) qui démontre que Spielberg est un vrai cinéaste humaniste…

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 07:45

kundun.jpg

 

De : Martin Scorsese

Avec : Tenzin Thuthob Tsarong , Gyatso Lukhang …

L’histoire : Histoire du quatorzième dalaï-lama, de son plus jeune âge à l'invasion du Tibet par l'armée de Mao, obligeant son exil en Inde en 1959…

Mon avis : Etonnant projet tout de même, que cette biographie du chef spirituel tibétain par le réalisateur de Taxi Driver ou des Affranchis ! Pourtant, les admirateurs du maître savent bien que Scorsese ne sait pas filmer que des gangsters ou des mafieux en quête de rédemption. Bien sûr, il y eut La dernière tentation du Christ ou Le Temps de l’innocence. Surtout, Kundun est une nouvelle façon pour Scorsese de développer une thématique toute personnelle : comment vivre ses aspirations spirituelles dans un monde (ou un milieu) qui ne veut pas en entendre parler ? Il y a un vrai défi dans ce film : faire d’un jeune homme qui ne doit pas montrer ses émotions un héros cinématographique. Heureusement le scénario de Melissa Matheson (scénariste de E.T) ne fait pas du dalaï-lama un être totalement déconnecté du monde. Ce n’est pas un hasard si on le voit souvent en position de spectateur (à sa fenêtre, derrière un télescope ou devant un film d’actualités), non pas comme un être désincarné ou passif mais comme un chef soucieux pour l’avenir de son peuple. Techniquement, le film est une splendeur : la mise en scène est impressionnante de fluidité (s’autorisant par moments des plans d’une surprenante violence graphique) et la photographie de Roger Deakins (True Grit, Les Noces rebelles) un maelström de rouge et de jaune. La musique de Philip Glass, tour à tour apaisée et inquiétante, apporte également une valeur ajoutée à ce film singulier, tourné au Maroc avec des acteurs tibétains pour la plupart non-professionnels, et au rythme majestueux (que d’aucuns trouveront trop lent), mais complètement envoûtant.

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 10:36

la-corde-raide.jpg

De : Richard Tuggle

Avec : Clint Eastwood, Geneviève Bujokl, Alison Eastwood...

L'histoire : L'inspecteur Wes Block, père célibataire de deux fillettes, enquête sur des meurtres de femmes issues du milieu de la nuit...

Mon avis : La Corde raide, c'est celle sur laquelle est forcé de marcher l'inspecteur Block, en équilibre entre le bien et le mal. Amateur de prostituées et de tequila, l’inspecteur est l’objet de pulsions que ne renierait pas le tueur qu’il recherche. Le fait que l’action soit située dans les bas quartiers de la Nouvelle Orléans accentue cette ambiance moite et sensuelle, sur fond de jazz évidemment. Si le rythme du film a pris un petit coup de vieux, La Corde raide contient deux scènes particulièrement bien menées : la course-poursuite dans le cimetière, et la visite de l'entrepôt de masque, qui correspond tout à fait à la thématique sous-jacente du film. Un bémol : on aurait apprécié davantage de suspense quant à l’identité du tueur, et plus d’ambiguïté quant à la culpabilité du personnage de Block. Si Richard Tuggle (scénariste de L’Evadé d’Alcatraz) est crédité comme réalisateur de La Corde raide, le film porte clairement la « patte » d’Eastwood. Dans le fond, d’abord (la famille mise en danger, la contamination du mal) mais aussi dans la forme (beaucoup de clair-obscur) : fatigué d’attendre que le scénariste hésite sur la place de la caméra, c’est finalement le grand Clint qui s’est chargé de la réalisation pour raccourcir les délais de tournage. Pas le meilleur film de Clint, c’est sûr, mais un polar glauque assez bien mené. Notons également la présence d’Alison Eastwood (fille de), très crédible dans le rôle de la fille aînée de Block...

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 18:31

allemagne année zéro 

De : Roberto Rossellini

Avec : Edmund Moeschke, Ingetraud Hinze...

L’histoire : Berlin au lendemain de la guerre. Une famille se débat avec les difficultés de la vie : le père malade est soigné par sa fille, le fils aîné, un ancien SS récemment démobilisé, n'ose pas se présenter aux autorités d'occupation et vit caché. Edmund, le fils cadet âgé de douze ans, essaie de faire vivre sa famille à l'aide de petits trafics…
Mon avis : Réalisé  en 1947 dans le quartier français et dévasté de Berlin, Allemagne année zéro clôt la trilogie de Rossellini sur la Seconde Guerre Mondiale, après Rome ville ouverte et Paisà. La légende raconte que c’est Marlène Dietrich en personne, qui aurait alerté Rossellini des difficiles conditions de vie de ses compatriotes. C’est comme cela qu’il faut regarder ce film : comme un témoignage direct du traumatisme du peuple allemand au lendemain de la guerre. Pas de politique ni de misérabilisme dans Allemagne année zéro. Pour Rossellini, les allemands sont un peuple comme les autres. Dans ce qu’il a de meilleur et de pire (l'instituteur malsain qui explique à Edmund qu'il faut éliminer les faibles pour sauver les forts). Allemagne année zéro est un film sur la corruption rampante des idéologies (« Il faut connaître les choses en dehors de toute idéologie » dixit le réalisateur) qui entraînent dans leurs filets trop de victimes innocentes comme le jeune Edmund. Trop innocent pour tout comprendre, et pourtant coupable d'un acte terrible, ce dernier est poussé à se sacrifier. Certains trouveront le symbolisme un peu grossier mais peu importe : difficile de rester de marbre devant ces plans où l’on voit Edmund déambuler sans but dans sa ville détruite. La fin du film, elle, reste inoubliable.

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Les Films d'avril - dans Classique
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27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 11:17

oscars2010

Meilleur film : The Artist (Michel Hazanavicius)

Meilleur film en langue étrangère : Une Séparation (Asghar Farhadi - Iran)

Meilleur film d'animation : Rango (Gore Verbinski)

Meilleur documentaire : Undefeated (TJ Martin, Dan Lindsay et Rich Middlemas)

Meilleur réalisateur : Michel Hazanavicius pour The Artist

Meilleur acteur : Jean Dujardin dans The Artist

Meilleur actrice : Meryl Streep dans La Dame de Fer

Meilleur second rôle masculin : Christopher Plummer dans Beginners

Meilleur second rôle féminin : Octavia Spencer dans La Couleur des Sentiments

Meilleur scénario original : Woody Allen pour Minuit à Paris

Meilleure adaptation : Alexander Payne, Nat Faxon et Jim Rash pour The Descendants

Meilleur court-métrage : The Shore (Terry George et Oorlagh George)

Meilleur court-métrage d'animation : The Fantastic Flying Books of Mr Morris Lessmore (William Joyce et Brandon Oldenburg)

Meilleur court-métrage documentaire : Saving Face (Daniel Junge et Sharmeen Obaid-Chinoy)

Meilleure photographie : Robert Richardson pour Hugo Cabret

Meilleurs maquillages : Mark Coulier et J. Roy Helland pour La Dame de Fer

Meilleurs costumes : Mark Bridges pour The Artist

Meilleurs décors : Dante Ferreri et Francesca Lo Schiavo pour Hugo Cabret

Meilleurs effets visuels : Rob Legato, Joss Williams, Ben Grossman et Alex Henning pour Hugo Cabret

Meilleur montage : Kirk Baxter et Angus Wall pour Millénium

Meilleur mixage sonore : Tom Fleischmann et John Midgley pour Hugo Cabret

Meilleur montage sonore : Philip Stockton et Eugene Gearty pour Hugo Cabret

Meilleure musique : Ludovic Bource pour The Artist

Meilleure chanson : Man or Muppets (Bret McKenzie) dans The Muppets

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Les Films d'avril - dans Actualité
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 14:22

Hunger-Games.jpg

De : Suzanne Collins

L’histoire : Dans un futur post apocalyptique, il ne reste qu’une minuscule partie des Etats Unis : Panem. Dirigée d’une main de fer par le Capitole, 12 districts le fournissent en nourriture et autres sources d’énergie, ce dont les habitants manquent cruellement. Une fois par an, deux adolescents choisis dans chaque district sont « moissonnés » par le Capitole. Emmenés dans une arène, ils doivent se combattre sous l’œil des caméras. Seul le gagnant sera épargné et assuré de ne plus manquer de rien. Un jour dans le District 12, c’est le prénom de Prim, petite sœur de Katniss, qui résonne…

Mon avis : Décidément, la littérature jeunesse offre de bonnes surprises. Suzanne Collins nous offre une vision du futur pessimiste mais tout à fait réaliste, permettant ainsi de réfléchir sur les causes de cette apocalypse et ses conséquences. Si le début et la fin du livre sont assez prévisibles, les Hunger Games rivalisent de création et de cruauté ! Ce n’est pas par hasard si l’éditeur (Pocket Jeunesse) cite Stephenie Meyer et Stephen King (deux lecteurs visiblement emballés par cette série) sur la quatrième de couverture : entre la saga Fascination (avec plus d’action) et l’excellent Marche ou crève du maître du suspense, Hunger Games est une réussite.

Adaptation de Gary Ross (Pleasantville, Pur Sang, la légende de Seabiscuit) avec Jennifer Lawrence (Katniss), Josh Hutcherson (Peeta), Liam Hemsworth (Gale) et des guests comme Woody Harrelson (Haymitch), Lenny Kravitz (Cinna), Donald Sutherland (Président Snow), Toby Jones (Claudius Templesmith) et Stanley Tucci (Caeser Flickman)…

Critique du film ici, ainsi que l'avis de notre chère "collègue" Nana.

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Les Films d'avril - dans Adaptation
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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 14:48

cesar

Meilleur film : The Artist de Michel Hazanavicius

Meilleur film d’animation : Le Chat du Rabbin de Joann Sfar et Antoine Delesvaux

Meilleur premier film : Le Cochon de Gaza de Sylvain EstibalThe Artist

Meilleur réalisateur : Michel Hazanavicius pour The Artist

Meilleur documentaire : Tous au Larzac de Christian Rouaud

Meilleur film étranger : Une séparation de Asghar Farhadi (Iran)

Meilleur acteur : Omar Sy pour Intouchables 

Meilleure actrice : Bérénice Béjo pour The Artist

Meilleur acteur dans un second rôle : Michel Blanc de L'Exercice de l'Etat 

Meilleure actrice dans un second rôle : Carmen Maura de Les Femmes du 6ème étage

Meilleur espoir masculin : Grégory Gadebois pour Angèle et Tony

Meilleur espoir féminin : Nadira Ayadi pour Polisse et Clotilde Hesme pour Angèle et Tony

Meilleur scénario original : Pierre Schoeller pour L'Exercice de l'Etat

Meilleure adaptation : Yasmina Reza et Roman Polanski pour Carnage

Meilleure photo : Guillaume Schiffman pour The Artist

Meilleur montage : Laure Gardette et Yann Dedet pour Polisse

Meilleur son : Olivier Hespel, Julie Brenta et Jean-Pierre Laforce pour L'Exercice de l'Etat

Meilleure musique : Ludovic Bource pour The Artist

Meilleur décor : Laurence Bennett pour The Artist

Meilleurs costumes : Anaïs Romand pour L'Apollonide, souvenirs de la maison close

Meilleur court métrage : L'Accordeur de Olivier Treiner

César d’honneur : Kate Winslet

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Les Films d'avril - dans Actualité
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 10:21

manhattan.jpg

 

De : Woody Allen

Avec : Woody Allen, Diane Keaton, Mariel Hemingway…

L’histoire : Scénariste de télévision, Isaac Davis est un homme angoissé qui rêve de devenir écrivain. À 42 ans, son métier l’ennuie et sa vie sentimentale est plus que chaotique : son épouse l’ayant quitté pour une femme, il se console en fréquentant Tracy, une jeune fille de dix-sept ans. Tout se complique lorsque son meilleur ami lui présente sa maîtresse…

Mon avis : Sorti en salles en 1979, Manhattan est sans doute le film le plus connu de Woody Allen, en tout cas, celui qui lui aura apporté une reconnaissance mondiale, tant critique que public. Curieusement, ce film là ne figure pas parmi les préférés du cinéaste (selon la légende, Allen était à l'époque si mécontent de son travail sur Manhattan qu'il offrit à United Artists de réaliser un autre film gratuitement s'ils acceptaient de laisser celui-ci reposer au fond d'un placard !) Entièrement réalisé en noir et blanc, Manhattan est une déclaration d’amour à son quartier fétiche. Evidemment, les apitoiements de ses bobos avant l’heure, névrosés et souvent largués dans leur vie sentimentale, pourra laisser de marbre ceux qui préfèrent un cinéma plein de bruit et de fureur. L’histoire est assez simple, le film se révèle et les personnages masculins sont assez médiocres (lâches et pusillanimes). Mais les dialogues acerbes et enlevés (« Pour qui te prends-tu ? Pour Dieu ? - Il faut bien que je prenne quelqu'un pour modèle...), la critique d’un certain intellectualisme dédaigneux et la superbe photographie de Gordon Willis (Le Parrain), en font une oeuvre vraiment singulière, sorte de  poème urbain sur un New York intemporel et fantasmé. Et puis le visage de Woody amoureux, à la fin du film…

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Les Films d'avril - dans Classique
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17 février 2012 5 17 /02 /février /2012 08:26

septieme-sceau.jpg

 

De : Ingmar Bergman

Avec : Max von Sydow, Bibi Andersson…

L’histoire : De retour des croisades, le chevalier Antonius Blok rencontre la Mort sur son chemin. Il lui demande un délai et propose une partie d'échecs. Dans le même temps, il rencontre le comédien Jof et sa famille…

Mon avis : Le titre et les premières paroles du film évoquant l’Apocalypse selon Saint Jean, le spectateur devine assez vite qu’avec Le Septième sceau, il ne va  se tenir les côtes pendant quatre-vingt dix minutes. Film ouvertement métaphysique, cet opus bergmanien pose des plus frontalement les questions qui hantent le cinéaste (fils de pasteur, rappelons-le) : « Dieu existe-il ? Si oui, pourquoi son silence ? La vie a-t-elle un sens ? » Réalisé en 1956 et sorti en pleine guerre froide, il fit découvrir le cinéma suédois et contribua à la grande notoriété de Bergman. Sélectionné à Cannes en 1957 où il remporta le prix spécial du jury, Le Septième sceau était l’un des films préférés du cinéaste, même s’il le considérait comme imparfait. Il est vrai que le jeu parfois théâtral et les différents tableaux (inégaux ou sans intérêt pour l’avancée de l’intrigue) ont quelque peu vieilli. Heureusement, le film possède une esthétique irréprochable, si bien que certaines images marquantes et impressionnantes (le jeu d’échecs avec la mort, la procession du village) sauvent le film de l’austérité ennuyeuse. Le Septième sceau intéresse surtout par les questions qu’il soulève, et par le portrait que le cinéaste propose de lui-même. Voilà sans doute pourquoi il accorde un traitement égal à ses personnages : un couple de baladins (âmes pures et porteuses de vie), un  chevalier à l’esprit torturé par ses questions existentielles et un écuyer sceptique. Un film à voir, même si on peut lui préférer (et de loin) Les Fraises sauvages, Monika ou Vers la joie. Petite anecdote : en 2009, deux ans après la mort du réalisateur, les héritiers de Bergman ont vendu à sa demande des effets personnels lui appartenant. Parmi, les lots, le fameux jeu d’échecs qui apparaît dans le film. Devinez quoi ? Il manquait une pièce, celle du roi…

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