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Wikio - Top des blogs - Cinéma

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Présentation

Bonjour,

Sur ce blog, on peut trouver différentes rubriques :

     - Les films d'avril : présentation de nos projets 
     - Critiques ciné : notre avis sur les films qui sont à l'affiche
     - Classiques : critiques de films relativement anciens

     - Filmographies : filmographies des acteurs et réalisateurs qui font l'actualité

     - Qui qu'a joué qui ? : noms des acteurs ayant prêté leur visage et/ou leur voix à des personnages connus

     - Dans quoi c'est-y donc que je l'ai vu ? : rubrique consacrée aux acteurs assez peu connus, souvent seconds rôles, dont on ne connait jamais le nom

     - Verbatim : chaque dimanche, une citation en lien avec les sorties de la semaine... ou non

     - Affiches : certaines affiches de films se ressemblent étrangement. Hommage, coïncidence ou copie ? A vous de juger
     - Actualité : fait d'actualité du cinéma qui nous a marqué

     - Billets d'humeur : nos coups de gueule et réactions à tout ce que nous pouvons lire/voir/entendre

D'autre part, les suggestions de critiques et/ou filmographies sont les bienvenues !
Suite à la consultation des mots clés qui vous amènent sur ce blog, nous vous informons que vous pouvez toujours nous contacter pour nous demander qui jouait "bidule" dans tel film et, si on a la réponse, on vous répondra...
N'hésitez pas à donner votre avis ou a faire des remarques : ce blog est fait pour vivre !

Présentation

Les Films d'avril est le nom que nous avons donné a notre pseudo-boîte de production (qui en réalité n'a pas un rond). Nous réalisons donc des courts métrages que vous pouvez voir sur ce blog, mais surtout, nous sommes CINEPHAGES.
Et comme nous voyons pas mal de films au cinéma, mais aussi en DVD, nous nous permettons de vous donner notre avis en essayant de rester positifs (parce qu'on a pu toucher du doigt l'inverstissement colossal que représente un film, même court, et qu'on n'est pas des critiques frustrés) !

Notre système de notation est le suivant :
 A voir séance tenante
 A ne pas rater
 Se laisse regarder
 Mouais
 Vraiment pas terrible
 Passez votre chemin
Quoi qu'il arrive, n'hésitez pas à donner votre avis ou à émettre des requêtes. Pour cela, vous pouvez nous joindre en laissant un commentaire (ça fait toujours plaisir) ou en nous écrivant :
lesfilmsd.avril@free.fr.
A bientôt !

25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 18:58

 Entre nostalgie et espoir

Avec : Gena Rowland, Ian Holm, Gene Hackman…

L’histoire : Marion a 50 ans et enseigne la philosophie à l’université. Tandis qu’elle s’attelle à l’écriture de son premier livre, un événement imprévu l’entraînera dans une remise en question de ses choix passés, de ses amours présentes, bref de sa vie…

Mon avis : Woody Allen, tendance Bergman (dont il a chipé le chef opérateur Sven Nykvist) signe un film empli de tristesse mais non dénué d’espoir. Les choix passés ne sont peut-être pas les meilleurs, les chances à saisir ne se représenteront plus mais il n’est pas trop tard, après deux mariages et cinquante printemps de poursuivre une nouvelle vie. Le sujet est abordé franchement, sans atermoiement, même si le personnage principal traverse une crise dont elle ne sortira pas sans indemne. La crudité de certaines situations est adouci par une sublime lumière d’automne. Ce court opus allénien est donc sombre mais néanmoins très beau.

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 12:29

 Fantômes américains

De : Clint Eastwood

Avec : Ryan Philippe, Adam Beach…

L’histoire : Au cours de la  bataille d'Iwo Jima, cinq Marines et un infirmier de la Navy hissent le drapeau américain au sommet du Mont Suribachi, tout juste repris aux Japonais. L'image deviendra rapidement célèbre mais les soldats vivront difficilement cette renommée…

Mon avis : Le Clint Eastwood de l’année est une perle noire qui est beaucoup plus qu’un énième film de guerre. Même si le réalisateur ne nous épargne aucune de ses horreurs (dans le ton, on est plus près du Soldat Ryan que d’Indigènes), le film s’attarde plus sur la notion et l’exploitation de ces « héros » par les compatriotes de tout poil. Dans l’effort de guerre, tous les moyens sont bons pour intensifier la fibre patriotique et remonter le moral des troupes. C’est ainsi qu’une simple photo prise sur une île japonaise, s’est vue transformer en véritable outil de propagande. Mais qu’y a t’il derrière ce cliché ? Que sont devenus ces hommes et surtout comment vivent-ils leur statut ? C’est sur ces réponses que s’attarde Mémoires de nos pères (scénarisé par le génial Paul Haggis), dont la sublime photographie clair/obscur ne fait que renforcer le sentiment de mélancolie qui contamine le film. La construction, entre passé et présent, nécessite un effort de la part du spectateur et vous devez vous attendre à être parfois un peu perdu. Mais cela est finalement justifié : que deviennent les individualités sous l’uniforme si ce n’est un groupe d’hommes interchangeables appartenant au même corps ? L’Amérique n’en a toujours pas fini avec ses fantômes. Qu’elle continue à l’être, cela nous donne des films intelligents et puissants…

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 18:40

 Western désenchanté

Avec : Gary Cooper, Lee J.Cobb…

L’histoire : Un ancien bandit qui a décidé de mener une vie honnête se voit contraint de mener un double jeu avec son ancienne bande pour sauver sa vie et celle d’une femme tombée amoureuse de lui.

Mon avis : Réalisé en1958, par Anthony Mann, ce film est western atypique, éloigné de toute approche légendaire à la John Ford ou de l’aventure pure à la Howard Hawks. Vous ne trouverez ici ni saloon, ni indien, ni baiser fougueux. C’est le traitement qui intéresse ici plus que le sujet assez classique (le passé vous rattrape au moment le plus inattendu) : l’utilisation du cinémascope qui « enferme » les personnages, associé à un étonnant traitement du temps et de l’espace (on passe du huis clos dans une cabane à la visite d’une ville fantôme) déroutent quelque peu mais c’est ce qui fait toute la singularité de ce film mené de main de maître par un Gary Cooper vieillissant (ce qui convient très bien au rôle) mais très crédible (bonne idée d’utiliser son charisme pour nous faire croire qu’un tel salaud du passé puisse devenir un héros). A noter : ce western noir et amer comme un café de cow-boy est aussi l’un des préférés de Jean-Luc Godard !

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23 octobre 2006 1 23 /10 /octobre /2006 18:32

 Western enjoué

Avec : Kirk Douglas, Dewey Martin…

L’histoire : Deux aventuriers se joignent à une expédition de trappeurs français voulant faire du négoce avec les Indiens Black Feet installés en amont du fleuve Missouri. Ils devront faire face à la compagnie qui a le monopole des fourrures, aux indiens Crows et à une nature hostile et encore inexplorée…

Mon avis : Réalisé en 1952, ce film d’Howard Hawks est un film d’aventures dont la réussite est largement redevable à l’esprit bon enfant qui y règne. L’amitié et la fraternité sont des valeurs clés de ce gigantesque melting pot où l’on chante en français, et où l’on boit des coups avec les Indiens les moins farouches. C’est le portrait rêvé de l’Amérique originelle, celle des explorateurs et des trappeurs, qui découvrent ici une nature édénique et sauvage mais avec un fort pouvoir de fascination. Kirk Douglas campe un personnage jovial et positif qui emporte l’adhésion. Bref, un film plein d’espoir qui conviendra à toute la famille.

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 19:25

 Tragédie italienne

Avec : Alain Delon, Annie Girardot…

L’histoire : Fin des années 50, Rosaria et sa progéniture quittent leur sud natal pour venir s’installer à Milan, où le fils aîné vient de se fiancer. Leur vie basculera le jour où Simone, boxeur à ses heures, rencontre une prostituée…

Mon avis : D’un réalisme âpre, Rocco et ses frères est une tragédie urbaine magistralement orchestrée par Visconti. Le film nous fait véritablement partager les déboires d’une famille du sud, dont le destin sera irréversiblement marqué par la corruption que permet la ville. La distribution est impeccable et étonnante : le personnage de Rocco, qui ne prend véritablement le pouvoir dans le film qu’après la première heure, est incarné par un Alain Delon fragile mais déterminé. Quant à Annie Girardot, dans le rôle d’une prostituée délurée et à fleur de peau, elle réussit à rendre émouvant un personnage ô combien casse-gueule. Ce drame naturaliste et douloureux est à voir et à revoir, ne serait-ce que pour se souvenir que Visconti n’a pas filmé que des aristocrates…

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19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 19:36

 Torturé mais lumineux

Avec : Marlon Brando, Karl Malden…

L’histoire : Après le braquage d’une banque, Rio et son ami Dad s’enfuient dans le désert. Dad abandonne son complice qui passera cinq ans en prison avant de s’évader. Rio le retrouve vite mais il a refait sa vie et est devenu le shérif d’un petit village en bord de mer…

Mon avis : Le film tiré d’un scénario de Sam Peckinpah, devait au départ être réalisé par Stanley Kubrick, qui venait de réaliser Les sentiers de la gloire . Mais Brando ne s’entendant pas avec ce dernier (comme c’est étonnant !), débarqua le réalisateur et décida de prendre les rennes d’un tournage qui dura six mois. La vengeance ressemble à sa star : faussement indolent, avec une tendance au masochisme et au désespoir, saupoudré d’un brin de psychanalyse (le "méchant" s’appelle Dad). Les producteurs  réduirent le montage final, qui au départ durait 4h42, pour le ramener à 2h20. Si Brando désavoua plus ou moins le résultat, le film, sorti en 1961, est à découvrir pour plusieurs raisons : d’abord pour son cadre (Monterey, en Californie, dont les vagues rappellent celles d’A l’Est d’Eden de Kazan, avec qui l’acteur travailla pour Un tramway nommé désir), ce qui est plutôt inhabituel pour un western. Son rythme ensuite, savant mélange de calme (la mer, les femmes) et d’explosion brutale (les hommes). On retiendra enfin  et surtout l’interprétation de Brando, qui poursuit ici son habituelle (mais toujours magnétique) destruction du mâle américain, en proie à ses démons autodestructeurs. Quand l’Actors studio s’attaque au western, cela donne un film atypique pour un acteur qui ne l’est pas moins.

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17 octobre 2006 2 17 /10 /octobre /2006 19:52

 Novateur mais simpliste

Avec : Marfa Lapkina…

L’histoire : Une paysanne courageuse se lance avec quelques camarades dans la création d’une coopérative agricole…

Mon avis : La ligne générale du titre, c’est celle fixée par Lénine sur le plan coopératif de l’agriculture. Le film met donc en images cette doctrine en étant plus proche du film expérimental que de la fiction linéaire. Qu’importe, à tout spectateur patient, et indulgent sur les idées (une telle naïveté de propos ne rend pas hommage au génie visuel d’Eisenstein), La Ligne générale réserve son lot de pépites. Je ne vous ferai pas de discours sur la théorie du montage (auquel je ne connais pas grand chose) mais ici tout y passe. Certains plans sont même sublimes, si bien qu’on les croirait  venir tout droit de chez Terrence Malick ! C’est assez étonnant et troublant à voir. Il faut voir aussi l’amusante attaque de la bureaucratie de l’époque qui ferait passer les ronds de cuir de Courteline pour de la poésie tellement c’est fin ! Vous l’aurez compris, La Ligne générale ne fait pas dans la finesse idéologique, mais reste à voir pour la beauté de ses images.

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16 octobre 2006 1 16 /10 /octobre /2006 16:03

 Le classicisme à son zénith

Avec : Henry Fonda, Victor Mature…

L’histoire : Les frères Earp convoient du bétail jusqu’en Californie. Mais à Tombstone, le plus jeune d’entre eux se fait assassiner. Wyatt Earp accepte le poste de shérif, en attendant de rendre la justice…

Mon avis : John Ford a paraît-il, rencontré Wyatt Earp qui lui a raconté son histoire. Peu importe si cela est vrai ou non, car comme le dit le journaliste de L’homme qui tua Liberty Valence, « quand la légende est plus belle que la vérité, on imprime la légende ». Je ne suis pas très familier du cinéma de Ford, mais d’après ce que j’en ai vu, ce dernier avait la capacité exceptionnelle de transformer ses héros en archétypes ou en légendes justement. Chose faite avec ce western classique au sens noble du terme, dans lequel rien n’est superflu. Si le passé de Doc Holliday est brièvement évoqué, le réalisateur ne s’attarde pas inutilement et cela suffit à évoquer les contradictions du personnage. On sait constamment que l’on est au bord du drame (ce n’est pas pour rien que Doc Holliday est amateur de Shakespeare), mais cela est accompli avec une efficacité qui force le respect. Bien sûr, le casting contribue énormément à cette réussite, mais il faut aussi souligner l’incroyable assurance des plans dans lesquels Monument Valley surplombe ce petit monde pas si tranquille. Western précieux donc, qui s’il ne préfigure pas les films Sergio Leone, annonce la tristesse diffuse des westerns d’Eastwood et de Costner.

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14 octobre 2006 6 14 /10 /octobre /2006 15:58

  

Esthétique

Avec : Bernard Campan, Charles Berling, Léa Drucker…

L’histoire : La vie rangée de Frédéric, marié et père de famille, bascule le jour où il rencontre Hugo, graphiste homosexuel et libertaire…

Mon avis : Le second film de Zabou Breitman surprend plus par sa recherche formelle que par son intrigue. Dès les premières scènes, la lumière et les cadrages imposent une évidente envie de se démarquer de la production ambiante par le choix d’une sophistication pleinement assumée. Est-elle justifiée pour autant diront les plus retors, face à certains effets répétitifs et pas toujours clairs ? Peut-être que plus de spontanéité aurait rendue cette passion naissante plus émouvante mais il ne faut pas bouder son plaisir : le cinéma de Wong Kar-Wai est suffisamment plébiscité pour les mêmes critères. Le film possède aussi un autre atout : son trio d’acteurs, qui en impose dans l’incarnation de personnages qui se complaisent dans un bonheur affiché et pourtant bien fragile. Oublions les scories du scénario (les beaufs sont très très vilains), les tentatives de rejoindre l’onirisme de Blier, et les quelques longueurs et saluons plutôt cette démarche courageuse et esthétique.

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13 octobre 2006 5 13 /10 /octobre /2006 16:06

 Immoral mais jubilatoire

Avec : Charles Chaplin, Marha Raye…

L’histoire :  Monsieur Verdoux, employé de banque au chômage, se lance dans la carrière de tueur de dames seules et argentées…

Mon avis : Une perle d’humour noir ! Chaplin détonne dans ce rôle inspiré de Landru. Il faut avoir vu ce plan où le délicat personnage sauve la vie d’une chenille qu’il a manqué d’écraser tandis qu’à l’arrière plan, son incinérateur tourne à plein régime…Le film est de la même veine, horrible mais drôle, et curieusement, non dénué d’émotion car  Monsieur Verdoux a du cœur, une femme invalide et un enfant qu’il adore. Chaplin, réalisateur, scénariste (même si le premier jet a été rédigé par Orson Welles, crédité au générique) et musicien m’a régalé dans cette danse macabre étonnante et jubilatoire, qui s’est avéré être le premier bide de son créateur.

A noter : en 1948, un employé de banque parisien s'appelant Henri Verdoux fit un procès aux producteurs du film, estimant avoir subi un préjudice moral grave à cause du film !

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