Mercredi 23 décembre 2009
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Créatures Dantesques
De : Joe Dante
Avec : Zach Galligan, Phoebe Cates…
L’histoire : Pour Noël, Rand Peltzer, un inventeur sans succès, offre à son fils Billy un étrange animal : un mogwai. Mais la charmante bestiole doit être élevée en
suivant trois recommandations particulières. Sinon…
Mon avis : Réalisé en 1984 par Joe Dante, membre à l’époque de l’écurie Spielberg (avec entre
autres Robert Zemeckis), Gremlins est une véritable madeleine de Proust pour tous les trentenaires (et plus) qui l’ont vu à sa sortie. Le revoir procure toujours un plaisir
évident : on retombe en adolescence, mais surtout, les bestioles aux grandes oreilles ont bien vieilli. Film fantastique et horrifique (presque) grand public, le film de Joe Dante reste un
joyeux jeu de massacre, qui stigmatisait déjà à l’époque certains travers des sociétés occidentales (les banques, le profit…) sans jouer les donneurs de leçons. Le plaisir du visionnage est
accentué par les très nombreuses références cinématographiques parsemées par Joe Dante, vrai cinéphile : Blanche Neige, La vie est belle, Planète Interdite,
E.T..., bref, le jeu de piste est amusant. Pour les plus joueurs, Spielberg himself fait une apparition dans le film. Cette perle du film fantastique n’a donc pas usurpée son statut de
film culte des années 80. Miam Miam !
Mardi 22 décembre 2009
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De : Steven Spielberg
Avec : Christian Bale, John Malkovich…
L’histoire : Shanghai, 1941. James Graham, un jeune anglais, vit avec ses parents dans un quartier huppé. Lorsque l’armée japonaise envahit la ville, la vie de
l’adolescent bascule…
Mon avis : Réalisé en 1987 par Steven Spielberg, le film avait été accueilli assez tièdement par la critique de l’époque. A la revoyure, on se demande bien
pourquoi. La virtuosité du réalisateur s’exprime ici à plein régime, bien avant l’avènement des images de synthèse. Histoire forte (un gamin pris dans la tourmente de la guerre), casting brillant
(premier rôle à l’écran pour Christian Bale, âgé de seulement 13 ans !), séquences surprenantes (la vie dans les camps de prisonniers occidentaux, six ans avant La liste de
Schindler). Une nouvelle fois, le réalisateur américain démontre combien il excelle à mêler grande Histoire et divertissement total. Loin de toute naïveté (l’ennemi à qui l’on déclare la
guerre n’est pas le plus sournois), Empire du Soleil traite brillamment de la fin de l’innocence, un thème que l’on retrouve assez souvent dans les films de Spielberg, qu’elle concerne
une nation (Il faut sauver le soldat Ryan, Amistad) ou celle d’un enfant (E.T,
Hook). Il a raison Oncle Steven : c’est pas toujours marrant de grandir…
Lundi 21 décembre 2009
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Giulio César
De : Paolo Sorrentino
Avec : Toni Servillo, Anna Bonaiuto…
L’histoire : Giulio Andreotti, personnalité influente de la Démocratie chrétienne, est au centre de la vie politique italienne depuis plusieurs
décennies. Tellement au centre, qu’il est difficile de savoir s’il est une victime perpétuelle d’accusations infondées ou un machiavélique homme d’Etat…
Mon avis : Prix du Jury lors du Festival de Cannes
2009, Il Divo est une plongée vertigineuse dans les coulisses de la vie politique italienne. Paulo Sorrentino utilise tous les artifices du
cinéma pour dresser un portrait subjectif mais vraiment intriguant d’un homme apparemment transparent (le physique de l’acteur évoque Droopy, c’est dire) mais véritable machine politique. Bien
sûr, le film n’est pas loin de la caricature, notamment lors des scènes avec l’entourage direct de Andreotti, mais à l’arrivée, il brouille quand même les pistes. Et Andreotti ne s’en sort
pas si mal que ça : le film ne répond pas vraiment aux questions sur ses relations avec le Vatican et la loge P2 ou la Mafia (on aurait aimé qu’il le fasse d’ailleurs) mais s’attarde
davantage sur le poids et la solitude inhérente au pouvoir et à ses tentatives pour le conserver. Peut-être même que la vie politique italienne en prend presque plus pour son grade que son
increvable protagoniste. Néanmoins, parce que rapide et très complexe quant aux relations des uns et des autres, je me suis senti un brin perdu dans ce drôle d’opéra. Trop de personnages et trop
d’intrigues ont fini par me larguer un tantinet. Mais bon, on sent à chaque scène une envie de proposer un cinéma percutant et stylé. Rien que pour cela, une petite vision s’impose…
Dimanche 20 décembre 2009
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11:45
Faites sauter la banque !
De : Tom Tykwer
Avec : Clive Owen, Naomi Watts…
L’histoire : Un agent d’Interpol s’associe a une procureur new-yorkaise pour mener l’enquête sur une affaire de vente d’armes dans laquelle une banque
internationale est impliquée…
Mon avis : Sorti en 2009, L’Enquête a pâti d’une sortie quasi simultanée avec Duplicity, qui paraissait aborder le même thème, et déjà avec Clive Owen. Pourtant, les deux films n’ont rien à voir,
et il est dommage que L’Enquête ait souffert d’une sortie en catimini. Mais qu’en est-il vraiment ? L’histoire, d’abord : si le scénario colle à une actualité dérangeante, il
s’avère assez compliqué à suivre, comme c’est souvent le cas dans ce genre de films quand ils essayent de toucher un public adulte. Mais le casting est à la hauteur, et notre duo de charme
fonctionne vraiment bien. De plus, Tom Tykwer, déjà connu pour Cours Lola cours ou Le Parfum, a
su garder sa patte redoutablement efficace, et ça fait bien plaisir ! On aime les effets sympathiques mais pas too much de la réalisation, et surtout la scène d’anthologie du
« canardage » dans le musée Guggenheim à New York. Le côté international des lieux de tournage, induit dans le titre VO, reste agréablement exotique (d’autant plus que les locaux
parlent leur langue entre eux !). Un spectacle musclé mais qui ne veut pas prendre ses spectateurs pour des idiots. Comme on dit, ça se visite avec un réel plaisir.
Samedi 19 décembre 2009
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21:07
Smith, Wesson et les zombies
De : Francis Lawrence
Avec : Will Smith, Alice Braga...
L’histoire : Robert Neville, un savant de réputation mondiale, hante New York décimé depuis les ravages d’une énigmatique maladie. Mystérieusement immunisé
contre le mal, Neville lutte pour survivre. Mais il n’est peut-être pas si seul…
Mon avis : Adapté d’un classique de littérature fantastique signé Richard Matheson (Duel, c’était déjà lui), Je suis une légende est d’abord
une plongée très réussie dans un New York dépeuplé, ce qui nous vaut quelques belles scènes étonnantes, comme celle où Smith pourchasse un cerf dans les rues vides pour bouffer. A l’image de
cette scène, le film a du punch (malgré de nombreux petits flash-backs qui souvent, ralentissent une intrigue) et est très soigné : l’image, crépusculaire, est pour beaucoup dans la réussite
du film. Autre point positif, Smith, omniprésent à l’image, n’en fait pas des caisses. Mais on peut regretter les effets spéciaux concernant les « infectés », des individus très
méchants qui ne cherchent qu’à mordre leur prochain. Dommage en effet que le réalisateur ait eu recours à des effets spéciaux pas vraiment utiles ni convaincants (on croirait voir une colonie de
Gollum). Malgré ce défaut, Je suis une légende respecte avec un certain brio le cahier des charges du film fantastique. C’est déjà pas mal !
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