Mardi 27 octobre 2009
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Oui can !
De : Peyton Reed
Avec: Jim Carrey, Zooey Deschanel...
L’histoire: Depuis son divorce, la vie de Carl Allen est terne : pas de sorties, boulot ennuyeux, vie sentimentale en berne. Tout va changer le jour où se rend
à une conférence présentant un programme de développement personnel basé sur une idée très simple : dire oui à tout…
Mon avis : Réalisé par Peyton Reed (Bye Bye Love, La
Rupture), cette nouvelle comédie mettant en scène un Jim Carrey toujours aussi imprévisible est une bonne surprise. Le scénario est assez classique, mais les scènes comportent un
petit grain de folie très rafraîchissant, à l’image de l’héroïne (Zooey Deschanel, vue dans (500) jours
ensemble), professeur de « photographie-jogging » pour gens pressés. Le spectateur se doute bien du dénouement (c’est une comédie romantique) mais cette histoire n’est pas
aussi cul-cul qu’elle en a l’air. Et les scénaristes ont su exploiter le thème très tendance des méthodes révolutionnaires de coaching censées changer votre vie. Quand Jim Carrey s’y colle,
on sait bien que cela va être une grenade dégoupillée. Bref un divertissement léger et sans prétention mais qui remplit toutes ses promesses. Et même un petit peu plus…
Dimanche 25 octobre 2009
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18:53
Train d’enfer
De : Cary Fukunaga
Avec : Paulina Gaitan, Edgar Flores…
L’histoire : Au Honduras, la jeune Sayra et son père quittent leur pays pour émigrer aux Etats-Unis. Au Mexique, Casper est membre d’un gang sans pitié qui
fait la loi dans son quartier. Après avoir tué son chef, il ne lui reste qu’une issue : fuir son pays. Sur le toit bondé du train utilisé par les centaines de migrants, Sayra et Casper se
rencontrent…
Mon avis : Premier film du réalisateur Cary Fukunaga, Sin Nombre arrive en France auréolé de récompenses prometteuses : Prix du jury à Deauville
2009 et Prix de la Meilleure réalisation dans la catégorie "film dramatique" au Festival de Sundance. Le moins que l’on puisse dire, c’est que tout cela est bien mérité. Malgré un
sujet dramatique (l’immigration clandestine) et un univers terriblement sombre (pauvreté, absence de règles et de repères), le film reste étonnant de bout en bout et ne verse jamais dans le
prêchi-prêcha moralisateur ni la violence complaisante. Ce que l’on voit est dur, mais Fukunaga montre ce qu’il faut sans perdre le spectateur. Soigné (la lumière est superbe et on échappe au
filmage 100 % à l’épaule pour faire reportage) et vraiment prenant (enfin un film « social » avec un enjeu !), Sin Nombre est respire l’énergie et l’urgence. Porté par de
jeunes comédiens bluffants, cette excellent première œuvre laisse augurer pour son réalisateur de bien belles choses pour la suite. Et on attend avec impatience.
Mercredi 14 octobre 2009
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15:03
Lettres avec cachet !
De : Adam Elliot
Avec les voix (VO) de : Philipp Seymour Hoffman, Toni Collette…
L’histoire : Mary Dinkle, une fillette solitaire de 8 ans vit dans la banlieue de Melbourne, en Australie. Max Horowitz, un juif obèse de 44 ans atteint du
syndrome d'Asperger, habite à New York. Ces deux là qui n’avaient rien pour se rencontrer, vont pourtant entretenir une correspondance pendant près de vingt ans…
Mon avis : Premier film de Adam Eliott (né en 1972), Mary et Max impose dès les premières secondes un univers personnel et une inventivité étonnante
qui durent sur près de 90 minutes ! Récompensé à égalité avec Coraline au très avisé Festival
d’Annecy, Mary et Max n’est pas non plus un film d’animation (en pâte à modeler pour être plus précis) pour les petits : pour faire simple, le spectateur a plutôt l’impression de se
voir plonger dans un Wallace et Gromitt tendance dépression nerveuse ! Mais le film n’est pourtant pas déprimant : malgré son image sombre et ses personnages physiquement peu
attirants, l’humour décalé et pince sans rire qui accompagne le film, sa poésie décalée et surprenante en font une petite merveille visuelle. Ce n’était pas gagné d’avance puisque le film est
essentiellement basé sur des voix off relatant les mondes intérieurs des deux personnages. Evitant la mièvrerie et le sordide complaisant, ce film australien, distribué par Icon, la boîte de
production de Mel Gibson, est véritablement l’une des belles surprise de la « rentrée » ciné 2009.
Mardi 13 octobre 2009
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21:45
Jeunes loups et chiens fous
De : Nick Cassavetes
Avec : Emile Hirsch, Ben Foster, Anton Yelchin, Justin Timberlake…
L’histoire : Inspiré d’une histoire vraie, ce film raconte le kidnapping d’un gamin par des dealers à qui son frère doit de l’argent…
Mon avis : Il y a quelques semaines, nous vous parlions de Half
Nelson, qui voyait un professeur plongé dans l’un des quartiers pauvres de Brooklyn, gangrené par la drogue. Alpha Dog se penche lui dans un milieu différent, relativement
aisé, à Los Angeles, mais où la drogue y prend tout autant de place, brouillant littéralement tous repères et poussant jusqu’à commettre l’irréparable. Le problème avec ce genre de film (dont
Scarface, devenu « culte » dans les banlieues), c’est que visionné par une bande d’ados lors d’une soirée, il peut facilement fasciner et se révéler « cool ». Il est
donc important (on ne le dira jamais assez, même si on ne veut pas passer pour des pères la morale) d’accompagner ces derniers dans leur découvertes de films et, surtout, d’en discuter avec
eux afin d’éviter toute mauvaise interprétation. Entre la violence des actes et des propos, l’attitude hallucinante des parents totalement irresponsables et dépassés et les relations entre filles
et garçons (les filles ne sont que des « bitches »), il est évident que le film mérite une certaine distanciation. Heureusement, Nick Cassavetes est suffisamment intelligent pour
adapter sa mise en scène à son sujet : nerveuse mais pas complaisante. Il insiste surtout sur le nombre incroyable de témoins de cette histoire vraie (incrustation à l’écran de leurs noms),
qui tous aurait pu mettre un terme à cette tragédie annoncée. Mais c’est également un superbe découvreur de talent. En effet, Alpha Dog revient sans cesse dès que l’on cherche un visage
pour notre rubrique Dans quoi c’est y donc que je l’ai vu. En vrac : Anton Yelchin (Star Trek), Ben Foster
(3h10 pour Yuma), Amanda Seyfried (Mamma Mia !) et, bien sûr, Emile Hirsch (Into The Wild). C’est ce qu’on appelle du flair !
Samedi 10 octobre 2009
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19:24
Champs du signe
De : M. Night Shyamalan
Avec : Mel Gibson, Joaquin Phoenix, Abigail Breslin...
L’histoire : Un matin, un ex-pasteur, ses deux enfants et son frère découvrent l'apparition dans leurs champs de gigantesques et étranges signes...
Mon Avis : Avec Signes, Shyamalan décidait en 2002 de se pencher sur ces fameux « crop circles » qui font souvent la une des journaux et
déclenchent les passions : canular élaboré ou traces de vie extra-terrestre ? Le réalisateur répond assez vite à la question (certains trouveront d’ailleurs qu’il ne laisse pas assez
planer le suspense), mais ce qui l’intéresse vraiment c’est de voir comment les « évènements » vont avoir une incidence sur le comportements d’une famille en apparence tranquille mais
pas vraiment épargnée par la vie. Pas de président américain pilotant un avion pour mater les intrus, ici. Tant mieux. D’autant plus que le thème de la famille est un sujet cher à
Shyamalan : Sixième Sens, Incassable, Le Village et même Phénomènes
mettaient en scène des cellules familiales bousculées par l’indicible. Ce qui est surprenant avec Signes, c’est le petit saupoudrage d’humour par ci par là. En tout cas, le film démontre
l’extraordinaire maîtrise visuelle de son auteur : pas d’esbroufe gratuite, juste une fausse simplicité qui crée le trouble, comme ces plans très centrés qui accentuent la sensation de
malaise. Shyamalan fait dans l’économie (géniale utilisation du hors champ dans la scène de la cave), mais pas dans le cheap. Pas un plan de trop, pas de débordement scénaristique, juste la
moelle de ce qu’il veut traiter. Dommage que les rares effets spéciaux ne soient pas si convaincants que ça, mais peu importe. Le réalisateur aura suffisamment démontré qu’il n’a pas usurpé sa
réputation de maître.
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