Mercredi 11 novembre 2009
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19:03
De : Eric Leighton et Ralph Zondag.
L’histoire : Elevé par un clan de lémuriens, Aladar retrouve ses congénères pour une longue route semée d’embûches jusqu’à l’idyllique terre des Nids…
Mon avis : Réalisé en 2000, Dinosaure m’était jusque-là totalement inconnu. Si c’est aussi votre cas, je vous recommande d’y jeter un œil. Le scénario
n’est certes pas ultra ambitieux (mélange du Roi Lion et du Livre de la Jungle), les thèmes défendus ne sont pas surprenants (quête d’un meilleur environnement, entraide,
acceptation des différences, aides des personnes âgées…), mais, après tout, c’est aussi pour cela qu’on aime Disney. Le projet est pourtant intéressant car, en plus de montrer les dinosaures de
manière très impressionnante (et surtout montrable aux enfants, contrairement à Jurassic Park), il est entièrement réalisé en images de synthèses, et a plutôt bien vieillit. Bref, s’il
ne révolutionne pas le genre, et loin de là, Dinosaure annonce pourtant l’extraordinaire période de dessins animés issus de la collaboration entre Disney et Pixar que nous vivons en ce
moment…
Lundi 9 novembre 2009
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20:32
De : Sam Mendes
Avec: John Krasinski, Maya Rudolph...
L’histoire : Burt et Verona ont la trentaine, ils s’aiment et attendent un bébé. Ils se demandent quel est l’endroit rêvé pour l’élever et décident de voyager
à travers les Etats-Unis pour prendre leur décision…
Mon avis : Pendant beaucoup plus optimiste sur le couple que Les Noces
Rebelles (sorti en début d’année), Away we go est la preuve que Sam Mendes (Les Sentiers de la perdition, Jarhead) est un réalisateur surprenant. Le réalisateur a su mêler légèreté dans le ton et pertinence dans le fond.
Cette radiographie tendre de la vie à deux (et bientôt à trois) s’appuie sur des dialogues décalés et sur un duo d’acteurs attachant pour développer un thème pas si courant : existe-t’il un
endroit et un entourage idéal pour élever un enfant ? Ses héros trentenaires, un tantinet baba-cool et se sentant presque des losers, vont surtout en apprendre sur eux-mêmes grâce à leur
périple pré-natal (Tucson, Montréal, Miami). C’est bien sûr, le principe du road movie, et cela fait du bien de voir que le genre peut être traité avec légèreté. Surtout, Away we go
confirme combien l’American Way of life selon Sam Mendes (réalisateur anglais !) a toujours du plomb dans l’aile ! (cf. American Beauty), comme le confirme la galerie de
personnages singuliers et de familles faussement tranquilles finalement bien plus barrés que nos protagonistes. Cerise sur le gâteau : une bien jolie bande originale tendance folk.
Samedi 7 novembre 2009
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19:16
Jeunet joli
De : Jean-Pierre Jeunet
L’histoire : Bazil, employé tranquille d’un vidéo club, se prend un jour une balle perdue qui se loge dans sa tête. Il décide de se venger des fabricants
d’armes responsables de son malheur…
Mon avis : Jeunet revient et c’est une bonne nouvelle ! Son nouvel opus ne déroge pas à la règle du style Jeunet : couleurs chaudes, images retravaillées,
mise en scène inventive, casting de tronches… Et ça fait du bien de voir un film français avec une vraie personnalité, une vraie envie de cinéma. Que son esthétique ne plaise pas à tout le monde,
cela est légitime même si de « brillants critiques » déplorent le fait que ces images soient retouchées ! On se souviendra que le plus idiot d’entre eux reprochait à
Amélie Poulain de montrer « une France rétrograde, ethniquement nettoyée, nauséabonde ». Sic. Mais personne ne peut dire que ce type là n’a pas de talent, une vision vraiment
affirmée. Micmacs est certes un film moins ambitieux formellement que Un Long dimanche de fiançailles, mais on y retrouve la fantaisie et le charme taquin de Amélie
Poulain. Plutôt pas mal, non ? Un petite réserve cependant : malgré des dialogues vraiment brillants de Guillaume Laurant (cinquième collaboration avec Jeunet), le scénario n’est
sans doute pas le meilleur atout de Micmacs. On prendra pour exemple la caractérisation des fabricants d’armes, un brin simpliste tout de même. Néanmoins, il serait dommage de bouder ce
joli film inventif et qui fait du bien. Il n’y a pas de doute, Jeunet est toujours l’un des meilleurs cinéastes français en activité. Cerise sur le gâteau : Micmacs est truffé de
clins d’œil cinématographiques…
Mercredi 4 novembre 2009
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20:02
Il était une voix
De : John Carney
Avec : Glen Hansard, Marketa Irglova…
L’histoire : A Dublin, un réparateur d’aspirateurs rencontre une vendeuse de rue immigrée. Ils n’ont rien en commun à part leur passion pour la musique…
Mon avis : Succès surprise de 2007, Once est un objet filmique et musical surprenant.
Au départ, le film déroute même un peu : on a l’impression de retrouver un de ces films Dogme95 initiés par des cinéastes nordiques il y plus de dix ans :
scènes étirées, caméra portée (même si ici la caméra reste relativement stable), et format DV. Et puis surtout, peu de dialogues, les personnages principaux ne se découvrant vraiment qu’en
chantant ensemble. Petit à petit, la magie opère, l’émotion déboule : Once n’est plus le « petit » film romantique que l’on s’attendrait à voir (cf. l’affiche) mais une
chronique vraiment attachante comme on en voit assez rarement. A l’image de ses personnages, le réalisateur John Carney arrive à faire quelque chose de très beau avec trois fois rien. La musique
a la part belle dans cette réussite : exécutée live par ses interprètes musiciens, elle est bel et bien un autre personnages du film. Autant dire qu’elle est magnifique. Beaucoup d’atouts,
donc, pour un film tourné en deux semaines !
Mardi 3 novembre 2009
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18:48
Tondeuse à blasons
De: Brian Helgeland
Avec : Heath Ledger, Paul Bettany…
L’histoire: Un jeune écuyer sans le sou se fait passer pour un noble afin de pouvoir concourir des différents tournois et… courtiser sa belle.
Mon avis : Il y a des films que l’on attend beaucoup et qui déçoivent et d’autres que l’on attend moins et qui n’en sont que plus séduisants.
Chevalier entre clairement dans la seconde catégorie. Réalisé en 2001 par un Brian Helgeland plus connu comme scénariste (L.A Confidental, Mystic River,
L’Attaque du train 123) que réalisateur (Payback), ce film moyenâgeux et pourtant très cool a
crée la surprise cette même année par son mélange d’action (les scènes de joutes sont très réalistes) et son humour bienvenu (mention spéciale pour un Bettany très en verve dans le rôle de
l’écrivain Chaucer). Du rythme, des anachronismes amusants mais pas envahissants (à la cour, on peut danser sur du David Bowie), un groupe de potes très sympa façon tournée de rock stars
(Alan Tudyk et Mark Addy notamment), Chevalier est un divertissement vraiment
plaisant, qui nous fait une fois de plus regretter la disparition de Heath Ledger, très à l’aise dans ce rôle d’écuyer
fougueux.
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