Samedi 21 novembre 2009
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Mayas label
De : Roland Emmerich
Avec : John Cusack, Amanda Peet, Chiwetel Ejiofor...
L’histoire : 2012 : de multiples séismes ravagent les plus grandes villes du monde. Jackson Curtis, romancier sans succès, et sa famille tentent de sauver
leurs vies en atteignant l’une des arches construites pour sauver l’humanité. Mais les places sont chères…
Mon avis: Ayé, la fin du monde arrive, et c’est Roland Emmerich qui s’y colle pour filmer tout cela ! Le cinéaste allemand n’étant pas connu pour sa finesse
psychologique (Independance Day, Le jour d’après), mais plutôt pour sa capacité à faire exploser tout ce que le monde compte comme symboles (Maison Blanche, Tour Eiffel,
Chapelle Sixtine…), on est surpris de voir dans un premier temps un bon divertissement soigné et TRES spectaculaire. Rarement images de destructions ont été aussi plausibles. Le choix d’acteurs
peu accoutumés au genre est également une bonne surprise. 2012 fait donc partie dans un premier temps de ces plaisirs coupables que l’on regarde avec une certaine jubilation, si l’on
aime le genre bien sûr. Dommage que Emmerich finisse par sortir dans le dernier tiers du film ses gros sabots habituels. Le film avait le potentiel de poser de vraies questions, notamment dans le
choix de ce que les gouvernements du monde se devaient de conserver pour recommencer une nouvelle ère. Elément affleuré ici, comme d’ailleurs l’organisation post-apocalyptique. On ne se refait
pas : Emmerich ne sera jamais Spielberg, et la référence suprême en terme de fin du monde restera La Guerre des mondes. Mais pour un film de 2h40, le temps passe assez vite. Ce qui
veut dire que ce gros blockbuster-là a bien réussi son objectif.
Jeudi 19 novembre 2009
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Grise mine
De : Randal Kleiser
Avec : John Travolta, Olivia Newton-John…
L’histoire : Danny, chef d’une bande de loubards, tombe amoureux d’une jeune fille de bonne famille. Tout les oppose et pourtant…
Mon avis : Sorti en 1978, « l’action » de Grease prend place dans les années 50 rock’n’roll. Film phénomène pour plusieurs générations, tant
pour son casting que pour ses chansons ou ses chorégraphies, Grease est donc culte ou affligeant, selon les goûts. Culte pour donc les raisons évoquées, mais aussi pour la révélation de
John Travolta et la caricature des années 50 (musiques, costumes, voitures et cafés). Affligeant pour le scénario insipide et la morale navrante : « pour faire plaisir à ton homme,
deviens une pouffe ». Quant aux répliques ultra connues comme « Sandie, on ne peut pas sortir d’un drive-in à pied », je vous laisse juge de les ranger dans la catégorie de votre
choix. La déception vient aussi de tout ce qu’on peut attendre d’un film dont on parle toujours autant après plus de 30 ans, et qui hélas ne tient plus ses promesses…
Mardi 17 novembre 2009
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10:58
Maison en thé
De : Alejandro Amenabar
Avec : Nicole Kidman, Fionnula Flanagan...
L’histoire : En 1945, sur une île de Jersey. Dans une immense demeure victorienne isolée, Grace vit avec ses deux jeunes enfants, Anne et Nicholas, atteints d’une maladie qui les empêche de
voir la lumière du jour. Lorsque trois nouveaux domestiques arrivent chez elle, des évènements étranges se produisent…
Mon avis : Troisième film du très doué Amenabar (Ouvre les yeux, Mar Adentro), Les Autres est
sans doute l’une des plus belles réussites de cinéma fantastique de ces dernières années. S’appuyant sur une ambiance en clair obscur superbe et angoissante, le réalisateur fait sobre (peu de
trucages spectaculaires) mais touche juste : cadrages parfaits, lumières soignée, importance du hors champ (bruits de pas, chuchotements), le cinéaste sait à merveille distiller la tension.
Amenabar connaît ses classiques mais sait également pervertir les codes du genre, comme avec cette scène où la terreur naît de la lumière inondant la maison. Voilà un réalisateur entièrement au
service de son histoire, et qui sait mettre ses acteurs en valeur : les enfants sont très convaincants, et Nicole Kidman fait montre une nouvelle fois de son talent protéiforme. Bref, un
film fantastique vraiment… fantastique.
Lundi 16 novembre 2009
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10:52
Trône de foire
De : Terry Gilliam
Avec : Heath Ledger, Christopher Plummer...
L’histoire: Le Docteur Parnassus est le patron d’une troupe de théâtre ambulant, qui vit très chichement. Sa rencontre avec un mystérieux amnésique et ses
retrouvailles avec le Diable, avec qui il avait fait un étrange pari il y a bien longtemps, vont l’obliger, lui et sa famille, à se lancer dans une étonnante course contre le temps…
Mon avis: Bienvenue dans le monde déjanté et poétique de Terry Gilliam ! Son nouveau film est un spectacle digne du meilleur tour de manège ! Inventivité,
audace formelle, folie furieuse, bref, à 69 ans, le réalisateur américain n’a rien perdu de sa fantaisie. Ici, elle tourne à plein régime tout en étant justifiée. Bien sûr, cet étonnant best-of
va en dérouter plus d’un tant la liberté que s’octroie Gilliam (et ce n’est pas une production Weinstein contrairement aux Frères Grimm déjà avec Heath Ledger…) est énorme. On y verra peut-être dans cette aventure faustienne une relecture des
déboires que peut connaître un réalisateur avec ses producteurs, mais le film est plus que cela. Un bric-à-brac débridé qui fait la part belle à l’imagination. Surtout, cet Imaginarium
nous permet de voir pour la dernière fois au cinéma Heath Ledger, très à l’aise dans ce rôle de bonimenteur. On sent en cet
acteur une vraie audace et une envie de ne pas se cantonner dans un seul registre (voir sa filmographie). Quel dommage qu’il n’ait pu exploiter tout son potentiel ! Malgré sa disparition
survenue pendant le tournage, il faut signaler que son remplacement (quelques scènes uniquement) par trois acteurs (respectivement Johnny Depp, Jude Law, Colin Farrell) n’a rien d’un gadget et le
réalisateur a su étonnement éviter le désastre et retourner très intelligemment ce qui aurait pu être un nouveau tournage-catastrophe après Don Quichotte de la Mancha. Au final, c’est
peut être déroutant, mais indubitablement brillant.
Jeudi 12 novembre 2009
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17:44
Maladie d'amour
De : Mike Newell
Avec : Javier Bardem, Giovanna Mezzorgiono, Benjamin Bratt, John
Leguizamo…
L’histoire : Fin XIXe siècle, en Colombie. Un jeune télégraphiste un brin poète tombe amoureux de Fermina, la fille d’un parvenu. Mais le père de la jeune
fille, furieux, sépare les deux amoureux. Quelques années plus tard, Fermina épouse un riche médecin. Plusieurs années après, Fermina revient dans la ville de son adolescence…
Mon avis : Mike Newell aime varier les genres : comédie (Quatre mariages et un enterrement), polar (Donnie Brasco), fantastique (Harry Potter et la coupe de
feu), autant dire que le réalisateur évite les étiquettes. En 2007, il décide de s’attaquer à l’un des livres les plus célèbres de l’écrivain « nobélisé » Gabriel Garcia Marquez.
Une nouvelle production pour brouiller encore plus les pistes. Ici, c’est le romanesque et l’exotisme qui font figure de genre. Le film n’en manque d’ailleurs pas, et les images signées Alfonso
Beato (The Queen, Tout sur ma mère) sont de toute beauté. Malgré cette ambiance ambivalente matinée d’amour fou et de contagion mortelle (le choléra fait des ravages, vous
l’aurez compris), le film manque quelque peu de la fièvre qui font les passions inoubliables. Le savoir faire de Newell n’y est pour rien : son film a la facture des productions soignées et
respectueuses du public. La faute sans doute a des personnages pas si flamboyants que cela dans leurs actes. Malgré cette réticence, cette adaptation constitue un bien joli voyage. Pas si mal en
ces temps de grisailles…
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